Un conseil d’implantations se prépare à l’éviction de son dirigeant
Davidi Perl, chef du conseil régional du Gush Etzion, dément les accusations de harcèlement sexuel à son encontre
Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Le conseil régional du Gush Etzion devait se réunir pour débattre de l’avenir des fonctions de Davidi Perl, son président, après des informations publiées la semaine dernière annonçant qu’il aurait accepté de payer une jeune femme en échange de l’abandon de sa plainte contre lui pour harcèlement sexuel.
Perl, qui subit des appels à sa démission après ces révélations, a rédigé une lettre mardi soir à l’attention des membres du conseil clamant son annonce et affirmant qu’il avait payé cette jeune femme dans le simple but de protéger sa famille et pour éviter que ces accusations deviennent publiques.
« Je n’ai pas fait les choses dont les médias m’accusent. Je n’ai jamais attaquée une femme. Je n’ai blessé aucune femme et je n’ai commis aucun pêché », a-t-il écrit, déclarant que les derniers jours avaient été très difficiles à supporter pour sa famille.
La Dixième chaine a annoncé la semaine dernière que Perl avait accepté de payer des centaines de milliers de shekels à une jeune femme de 20 ans, habitante de Jérusalem, qui avait porté plainte contre lui par le biais du Forum Takana, spécialisé dans la gestion de dossiers d’abus sexuel au sein de la communauté orthodoxe moderne en toute discrétion. En retour, la femme a retiré sa plainte et Perl a accepté de ne se représenter à aucune des élections à venir pour le Conseil.
Takana, constitué d’importants rabbins et responsables du mouvement orthodoxe moderne, a essayé en vain pendant des mois de persuader Perl de venir à une audition. Finalement, l’un des rabbins a embauché un avocat pour représenter la jeune femme et a réussi il y a deux mois à obtenir l’accord de Perl pour un accord négocié. En échange du paiement, qui serait de 200 000 shekels selon le site internet national religieux Srugim, la plaignante devait retirer sa plainte et Perl ne pas se présenter aux prochaines élections.
Perl, qui a déjà refusé de commenter cette affaire, a envoyé une lettre vendredi à d’autres membres du conseil, dans laquelle il a souligné que la somme qu’il a réglée n’est pas une reconnaissance de sa culpabilité.
« Les choses ayant été publiées dans différents articles n’ont aucun fondement si ce n’est d’affirmer que j’ai payé pour empêcher la publication de diffamation. Il m’est apparu clairement que tout serait publié si je ne payais pas, a-t-il écrit.
« Ne voyez pas mon empressement à payer comme une forme d’aveu, a continué Perl. Parfois, une personne abandonne un combat s’il est juste, et c’est ce que j’ai fait pour protéger ma famille. »