Un élu Likud inculpé pour corruption après avoir renoncé à sa demande d’immunité
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Un élu Likud inculpé pour corruption après avoir renoncé à sa demande d’immunité

David Bitan est accusé de corruption, fraude, abus de confiance, blanchiment d'argent et délits fiscaux pour avoir prétendument accepté des pots-de-vin pendant son mandat

David Bitan, député du Likud, devant la Cour suprême à Jérusalem le 9 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
David Bitan, député du Likud, devant la Cour suprême à Jérusalem le 9 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le député du Likud David Bitan a été inculpé lundi pour de multiples accusations de corruption, quelques jours après que ses avocats ont informé le procureur général Avichai Mandelblit qu’il ne demanderait pas l’immunité parlementaire.

Le mois dernier, les procureurs de l’État ont annoncé que Bitan serait inculpé de corruption, de fraude et d’abus de confiance, ainsi que de blanchiment d’argent et de délits fiscaux, suite aux accusations d’avoir empoché quelque 715 000 shekels en pots-de-vin alors qu’il occupait une fonction publique.

Les accusations remontent à l’époque où Bitan – ancien chef de la coalition et confident de l’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu – était maire adjoint de Rishon Lezion avant d’être élu à la Knesset en 2013, mais incluent également son mandat de député.

Dans une déclaration faite jeudi dernier, ses avocats ont déclaré : « Le député Bitan a décidé de ne pas demander l’immunité de poursuites à la Knesset, mais de faire face aux accusations devant le tribunal, car il est pleinement confiant qu’à la fin de la procédure judiciaire, il sera déterminé qu’il n’y a eu aucun acte répréhensible dans ses actions et que son nom sera lavé. »

Cela a ouvert la voie au dépôt de l’acte d’accusation contre lui auprès du tribunal central de district de Lod.

Bien qu’il ait nié tout acte répréhensible, Bitan a démissionné de son rôle de chef de la coalition en 2017, peu de temps après que la nouvelle de l’enquête de police a éclaté.

David Bitan, député du Likud, devant la Cour suprême à Jérusalem le 9 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Il est accusé d’avoir reçu des pots-de-vin de son associé Moshe Yosef et de l’homme d’affaires Dror Glazer, alors qu’il était adjoint au maire de la quatrième plus grande ville d’Israël, Rishon Lezion, puis membre de la Knesset. Les deux hommes ont témoigné contre lui.

L’ancien maire adjoint de Tel Aviv, Arnon Giladi, et le maire de Rishon Lezion de l’époque, Dov Zur, sont également soupçonnés d’avoir touché des pots-de-vin entre 2011 et 2017.

La police a déclaré l’année dernière qu’elle avait obtenu des informations détaillées sur la manière dont les pots-de-vin présumés et les transferts d’argent étaient gérés, à la lumière du témoignage de Yosef, qui possède un magasin de meubles où Bitan aurait reçu l’argent.

Les procureurs ont allégué que Bitan a favorisé les intérêts de la société de construction Danya Cebus en approuvant des transactions immobilières à Rishon Lezion, en échange d’un paiement en espèces de 430 000 shekels. La somme versée à Bitan devait permettre à Danya Cebus de remporter un appel d’offres municipal pour la construction d’une station-service à la périphérie de la ville, ainsi que l’approbation d’un autre projet de construction à l’extérieur de Jérusalem, sur la route 38.

Ils ont également déclaré avoir découvert des preuves que Bitan et Giladi ont accepté un pot-de-vin de 385 000 shekels pour obtenir des permis de construire pour trois projets immobiliers à Tel Aviv. La police a déclaré qu’une partie de l’argent du pot-de-vin a été transféré à Bitan en utilisant de fausses factures.

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