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Un émeutier palestinien aurait été tué lors de heurts avec l’armée en Cisjordanie

Selon le ministère de la Santé de l'AP, Jamil Abu Ayyash a été tué d'une balle dans la tête

Des Palestiniens affrontent les forces de sécurité israéliennes lors d'une manifestation dans le village de Beita, près de la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 12 novembre 2021. (Nasser Ishtayeh/Flash90)
Des Palestiniens affrontent les forces de sécurité israéliennes lors d'une manifestation dans le village de Beita, près de la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 12 novembre 2021. (Nasser Ishtayeh/Flash90)

Vendredi, le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne (AP) a affirmé qu’un Palestinien d’une trentaine d’années avait été tué par des tirs à balles réelles lors d’affrontements avec des soldats israéliens près de la ville de Beita, en Cisjordanie.

Les médias palestiniens ont identifié l’homme comme étant Jamil Abu Ayyash.

Selon le ministère de la Santé de l’AP, l’homme a reçu une balle dans la tête, les Palestiniens l’ont ensuite évacué vers l’hôpital Rafidia de Naplouse mais il a succombé à ses blessures.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, quatre autres Palestiniens ont été blessés par des balles en caoutchouc. Le service médical ajoute que 63 Palestiniens ont été soignés pour des blessures mineures dues à l’inhalation de gaz lacrymogènes et à des chutes pendant la manifestation.

Dans un communiqué, Tsahal explique que les soldats et les agents de la police des frontières sont intervenus pour calmer une violente manifestation près de l’avant-poste Evyatar. Selon l’armée, des centaines de Palestiniens ont pris part aux affrontements, dont certains ont brûlé des pneus et jeté des pierres sur les troupes israéliennes.

Tsahel a déclaré savoir qu’un Palestinien y avait perdu la vie.

Depuis plusieurs mois, les habitants de Beita organisent régulièrement des manifestations près d’Evyatar pour protester contre l’établissement de l’avant-poste illégal sur ce qu’ils considèrent comme des terres palestiniennes privées. Les autorités israéliennes n’ont pas encore déterminé si c’est le cas, mais ne se sont pas opposées à l’établissement illégal de l’avant-poste.

Le groupe qui s’y est établi était initialement composée de plusieurs dizaines de familles israéliennes, mais celles-ci ont accepté de quitter les lieux dans le cadre d’un accord conclu en juillet avec le gouvernement, qui a vu les structures illégales de l’avant-poste rester intactes et l’armée établir une présence permanente au sommet de la colline.

Depuis, les protestations se poursuivent. Plus de 700 Palestiniens ont été blessés et avec le décès signalé vendredi, le nombre de Palestiniens tués depuis le début des troubles en mai s’élève à au moins neuf, selon le ministère de la Santé de l’AP.

Aaron Boxerman a contribué à cet article.

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