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Un habitant de Jérusalem accusé d’avoir aidé le Hezbollah

Ahmad Zahra est accusé d'avoir proposé son aide à l’organisation pour lutter contre Israël ; il s'est vu confier un logiciel de cryptage et diverses tâches

Des combattants du Hezbollah brandissent des drapeaux lors d'une commémoration de Sheik Abbas al-Mousawi, leader du mouvement été tué dans une frappe aérienne israélienne en 1992, dans le village de Tefahta, dans le sud du Liban, le 13 février 2016. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP)
Des combattants du Hezbollah brandissent des drapeaux lors d'une commémoration de Sheik Abbas al-Mousawi, leader du mouvement été tué dans une frappe aérienne israélienne en 1992, dans le village de Tefahta, dans le sud du Liban, le 13 février 2016. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP)

Vendredi, les procureurs ont déposé un acte d’accusation devant le tribunal de district de Jérusalem contre un habitant de la ville, Ahmad Zahra, l’accusant d’avoir aidé le groupe terroriste du Hezbollah.

Ahmad Zahra, 32 ans, est accusé d’avoir contacté un agent étranger et d’avoir fourni des informations au Hezbollah afin de nuire à la sécurité d’israël.

Selon les procureurs, il y a neuf ans, Ahmad Zahra a contacté un homme au Liban pour le mettre en contact avec le Hezbollah afin de travailler pour le groupe depuis Israël. Selon eux, l’organisation lui a fourni un logiciel de cryptage dans le but d’échanger des messages.

Au fil des ans, Ahmad Zahra a multiplié les échanges avec des membres du Hezbollah. Il s’est vu confier diverses tâches, notamment celle de fournir au groupe terroriste des informations sur les événements et les manifestations palestiniennes organisés dans la capitale.

Ahmad Zahra est aussi accusé d’avoir photographié des antennes paraboliques qu’il croyait être un site stratégique et d’avoir envoyé les images au Hezbollah.

Les procureurs ont déclaré qu’à un moment donné, les contacts ont cessé pendant plusieurs années, mais ont repris l’an dernier. Selon eux, au cours de sa lune de miel en Turquie, Ahmad Zahra a reçu des fonds et un téléphone portable doté d’une technologie de cryptage pour lui permettre de contacter à nouveau les gestionnaires, ce qu’il a fait à son retour en Israël.

Ahmad Zahra a été arrêté avant qu’il ne puisse effectuer d’autres missions.

Plus tôt ce mois-ci, une Arabe israélienne a été reconnue coupable d’espionnage pour le Hezbollah et a été condamnée à deux ans et demi de prison après avoir photographié divers sites stratégiques pour le groupe, notamment les batteries du Dôme de Fer et les bases militaires.

Mai-Bat Masarwa a envoyé des photos à un agent du Hezbollah qui l’avait contactée en ligne, y compris des photos de bases, de postes de garde, de véhicules militaires, etc. Elle a avoué les faits, mais a déclaré qu’elle croyait être en contact avec un journaliste libanais, et non un homme du Hezbollah.

En juillet, une autre femme, Yasmin Jaber, une résidente de la Vieille Ville de Jérusalem, a été condamnée à deux ans et demi de prison pour avoir travaillé au recrutement d’Israéliens et de Palestiniens pour mener des attaques terroristes au nom du groupe terroriste.

Yasmin Jaber, qui travaillait à l’époque pour la Bibliothèque nationale d’Israël sur le campus de l’Université hébraïque de Jérusalem, a été arrêtée en août dernier après une vaste enquête des services de sécurité du Shin Bet.

Elle a été reconnue coupable d’avoir contacté un agent ennemi, d’être membre d’une organisation terroriste et d’avoir voyagé illégalement à l’étranger.

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