Un habitant de Tira tue un homme avant d’être lui-même abattu par un policier
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Un habitant de Tira tue un homme avant d’être lui-même abattu par un policier

Le meurtrier armé fuyait la scène du crime quand il a lui-même été abattu par un officier de police

Une voiture de police dans la ville côtière israélienne de Bat Yam, le 27 février 2017. (Moti Karelitz/Flash90)
Une voiture de police dans la ville côtière israélienne de Bat Yam, le 27 février 2017. (Moti Karelitz/Flash90)

Mercredi soir, le suspect du meurtre d’un propriétaire de restaurant dans la ville arabe israélienne de Tira a lui-même été abattu et tué par un officier de police qui le poursuivait.

Âgé de 33 ans, le propriétaire d’un restaurant shawarma était dans son établissement quand il a été abattu par un homme, ensuite identifié comme étant Akel Daes, âgé de 49 ans.

Un officier de police en patrouille dans la zone aurait été témoin de la fusillade. Il a repéré Daes en fuite et s’est lancé à la poursuite de l’homme armé. La police a ouvert le feu, en blessant sérieusement le suspect.

Les deux hommes ont été transportés en urgence à l’hôpital Meir dans la ville voisine de Kfar Saba par des urgentistes de Magen David Adom. Les docteurs ont dû constater leur décès environ une heure plus tard.

La police a ouvert une enquête sur le meurtre du propriétaire du restaurant, et n’a pas encore donné d’informations sur un éventuel motif. Le Département des Affaires internes de la police au ministère de la Justice a lancé sa propre enquête sur la mort de Daes, comme l’impose la loi.

Ces derniers mois, on a assisté à une vague de meurtres et de crimes dans la communauté arabe israélienne. La police a dit qu’il y a eu plus de 70 morts dans les communautés arabes cette année, presque autant que pour chacune des deux dernières années, quand les Arabes, qui représentent
20 % de la population générale, comptaient pour plus de la moitié de toutes les victimes du pays.

Des responsables politiques arabes affirment que la police israélienne ignore la violence dans leurs communautés, qu’il s’agisse de règlements de compte familiaux, de conflits liés au crime organisé, de violence domestique ou de crimes d’honneur.

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