Rechercher

Un Hezbollah désemparé montre ses muscles à la frontière

Selon un ancien général libanais, cette visite n'avait pour but que de rassurer la base du groupe terroriste, embourbé dans la guerre civile syrienne

L'officier du Hezbollah faisant une visite sur le terrain pour les journalistes libanais à la frontière avec Israël le 20 avril 2017. (Crédit : Capture d'écranLBC)
L'officier du Hezbollah faisant une visite sur le terrain pour les journalistes libanais à la frontière avec Israël le 20 avril 2017. (Crédit : Capture d'écranLBC)

Jeudi 20 avril, le Hezbollah a organisé une visite pour des journalistes le long de la frontière libano-israélienne, pointant les fortifications de défense mises en place par Tsahal, rapporte L’Orient-Le Jour.

Le message semble limpide : « regardez, Tsahal nous craint, Israël est sur la défensive ».

Le Hezbollah, explique le général libanais à la retraite Khalil Hélou pour LOLJ, veut montrer qu’Israël « s’attend pour la première fois à ce que le combat soit mené sur son propre territoire, alors que cela fait des années qu’il mène ses guerres dans les pays limitrophes, mais jamais chez lui. »

« Or, dire que la guerre aura lieu cette fois en territoire israélien, c’est mal connaître la logique qui prévaut au sein de l’armée israélienne qui, ajoute-il, depuis longtemps, renforce à la fois ses positions offensives et défensives. »

Des membres du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah assistent aux funérailles de Mustafa Badreddine, commandant du Hezbollah tué en Syrie, dans le quartier de Ghobeiry dans le sud de Beyrouth, le 13 mai 2016. (Crédit : Anwar Amro/AFP)
Des membres du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah assistent aux funérailles de Mustafa Badreddine, commandant du Hezbollah tué en Syrie, dans le quartier de Ghobeiry dans le sud de Beyrouth, le 13 mai 2016. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Selon Khalil Hélou, cette provocation est avant tout destinée à la base du Hezbollah, embourbé en Syrie où il a perdu un grand nombre de combattants, et coincé par les exigences de l’Iran.

Selon lui, la démonstration de force des Etats-Unis ayant attaqué une base de leur allié Bashar el-Assad, a miné le moral de la base du Hezbollah.

Mais pas seulement : les militants du Hezbollah craignent que « s’il y a une nouvelle guerre, c’est sans le moindre doute le Liban qui en sera le théâtre. Elle sera plus violente et plus dévastatrice que la dernière, d’autant que cette fois-ci, la communauté internationale n’interviendra pas pour l’arrêter, surtout à l’ère de l’administration Trump », conclut Hélou.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...