L’hôpital Ziv accusé de négligence après la mort d’une femme de 22 ans
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L’hôpital Ziv accusé de négligence après la mort d’une femme de 22 ans

“Elle se détériorait sous leurs yeux et personne n'a levé le petit doigt”, déplore la famille de Shirel Hilel ; on ignore s'il y a un lien avec le vaccin

Shirel Hilel. (Capture d'écran : les actualités de la Treizième chaîne)
Shirel Hilel. (Capture d'écran : les actualités de la Treizième chaîne)

La famille d’une jeune Israélienne décédée d’une inflammation cardiaque après avoir été vaccinée contre le COVID-19 a accusé l’hôpital où elle a été soignée d’être responsable de sa mort.

Shirel Hilel, 22 ans, a reçu sa deuxième dose de vaccin il y a deux semaines, a raconté sa sœur Nofar à la Treizième chaîne, dans un reportage diffusé jeudi soir. Plus tard, elle a affirmé ne pas se sentir bien et avoir des douleurs musculaires.

« Je lui ai dit, “prends [un analgésique]. Ça n’aide pas ? Demain, va chez le médecin », a expliqué Nofar.

L’état d’Hilel s’est aggravé, elle a commencé à avoir des difficultés à respirer et des douleurs à la poitrine, et a été emmenée au centre médical Ziv de Safed.

À l’hôpital, Hilel a été diagnostiquée avec une myocardite, une inflammation du muscle cardiaque, ce que le médecin a comparé à une épaule enflée, selon Eyal, le petit ami d’Hilel.

« Je me suis dit ok, il y en a pour trois ou quatre jours, ou une semaine. Je resterai avec elle autant que nécessaire », dit-il.

La sœur Nofer, à gauche, et le petit ami de Shirel Hilel, Eyal, interviewés par la Treizième chaîne pour un reportage diffusé le 1er avril 2021. (Capture d’écran : actualités de la Treizième chaîne)

Selon la chaîne, il y a eu d’autres cas de myocardite parmi les Israéliens qui ont reçu les deux vaccins, mais tous ont été traités avec succès, notamment des cas de patients dont l’état était plus grave que celui d’Hilel.

Hilel a finalement été emmenée à l’unité de soins cardiaques, où sa famille a affirmé qu’elle n’était pas suffisamment surveillée par le personnel de l’hôpital.

« J’ai regardé le moniteur, j’ai vu les respirations. Le moniteur sonnait mais personne n’est venu voir », a déclaré Nofar Hilel.

Deux jours plus tard, sa sœur s’est effondrée.

« Je me suis préparée très vite et j’ai dit : ‘Je vais aller [à l’hôpital] pour voir ce que nous pouvons faire.’ Cinq minutes plus tard, ils ont appelé pour dire qu’elle était morte », a déclaré Nofar.

Elle a ajouté : « Elle s’est simplement détériorée sous leurs yeux et personne, vraiment personne n’a levé le petit doigt, ou prévenu qu’elle ne recevait pas les soins nécessaires. »

Un avocat de la famille a déclaré que les proches de Hilel avaient l’intention d’engager une action en justice contre l’hôpital.

L’hôpital Ziv, quant à lui, a déclaré que Hilel avait reçu un traitement similaire à d’autres patients qui s’étaient rétablis en quelques jours.

« Le dernier jour de son hospitalisation, sa situation a commencé à se détériorer. Elle a développé des troubles persistants du rythme cardiaque et n’a pas répondu aux soins, et après avoir été réanimée plusieurs fois, elle a été déclarée morte. Nous partageons le chagrin de la famille face à cette lourde perte », a déclaré l’hôpital à la chaîne.

Illustration : personnel médical du service de coronavirus du centre médical Ziv dans la ville nord de Safed, le 4 février 2021. (David Cohen / Flash90)

Le mois dernier, le ministère de la Santé a ordonné aux hôpitaux de signaler tout cas d’inflammation cardiaque parmi les vaccinés.

« Après que plusieurs cas ont suivi de près l’injection du vaccin, nous avons décidé d’examiner ce problème avec une attention particulière », avait alors déclaré Tal Brosh, chef de l’unité des maladies infectieuses de l’établissement Assuta à Ashdod, au site d’information Ynet.

Il a souligné qu’un lien direct entre les cas d’inflammation cardiaque et le vaccin n’avait pas été établi pour le moment.

Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé, 5 252 718 Israéliens ont reçu au moins une dose de vaccin et 4 804 891 ont reçu les deux vaccins.

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