Un journal grec compare le PDG juif de Pfizer au docteur nazi Josef Mengele
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Un journal grec compare le PDG juif de Pfizer au docteur nazi Josef Mengele

Le quotidien affirme ses lecteurs qu'Albert Bourla, Juif grec, "plantera l’aiguille", et qualifie le futur vaccin COVID de "poison" ; l’éditeur condamné pour diffamation antisémite

Le PDG de Pfizer, Albert Bourla, à droite, est comparé à Josef Mengele, en une du quotidien Makeleio en Grèce, le 10 novembre 2020. (Autorisation / Conseil central des communautés juives de Grèce via JTA)
Le PDG de Pfizer, Albert Bourla, à droite, est comparé à Josef Mengele, en une du quotidien Makeleio en Grèce, le 10 novembre 2020. (Autorisation / Conseil central des communautés juives de Grèce via JTA)

JTA – Un journal grec, dont l’éditeur a été récemment reconnu coupable de diffamation antisémite, a averti ses lecteurs que le PDG juif de Pfizer leur « planterait l’aiguille » en qualifiant le futur vaccin COVID-19 de « poison ».

L’article en une, illustré par les photos d’Albert Bourla et du criminel de guerre nazi le Dr Josef Mengele, est paru mardi dans le quotidien Makeleio.

Son éditeur, Stefanos Chios, a déjà été condamné à une amende de 2 200 dollars le mois dernier pour un éditorial dans lequel il a qualifié un ancien dirigeant de la communauté juive d’Athènes de « Juif grossier qui dirige une entreprise d’usuriers ».

Bourla, Juif grec de Thessalonique, est également vétérinaire.

« Un vétérinaire juif plantera l’aiguille ! Compte à rebours de la terreur pour le vaccin obligatoire », lit-on dans l’article, qui définit également le vaccin comme un « poison ».

Mengele était tristement célèbre pour ses expériences médicales sur les détenus des camps de concentration.

Lundi, Pfizer, basé à New York, a annoncé avoir mis au point un vaccin contre le coronavirus efficace à 90 % – ce qui représente potentiellement une avancée majeure dans la lutte contre la pandémie, qui a tué environ 1,3 million de personnes dans le monde. Le vaccin est toujours à l’étude et n’a pas encore reçu l’approbation réglementaire.

Le Bureau des communautés juives de Grèce a condamné le document et a exhorté les autorités à « intervenir », sans toutefois préciser comment. La déclaration exprimait « l’indignation et la répulsion », affirmant que l’article « perpétue la haine et le sectarisme contre les Juifs ».

Le ministère grec de l’Éducation et des Affaires religieuses a également condamné le journal, le qualifiant de « plus vil antisémitisme rappelant le Moyen Âge ».

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