Un Palestinien succombe à une crise cardiaque après avoir inhalé du gaz lacrymo
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Un Palestinien succombe à une crise cardiaque après avoir inhalé du gaz lacrymo

Fouad Joudeh voulait entrer en Israël illégalement pour travailler malgré le confinement, selon les médias de l'AP ; l'armée dit qu'il jetait des pierres sur les soldats israéliens

Des Palestiniens luttent contre un incendie qui aurait été entraîné par des bonbonnes de gaz lacrymogène lancées par des soldats Israéliens qui tentaient d'empêcher des manifestants d'atteindre un avant-poste israélien, à Beit Dajan, à l'est de Naplouse, en Cisjordanie, le 9 octobre 2020. (Crédit :AP Photo/Nasser Nasser)
Des Palestiniens luttent contre un incendie qui aurait été entraîné par des bonbonnes de gaz lacrymogène lancées par des soldats Israéliens qui tentaient d'empêcher des manifestants d'atteindre un avant-poste israélien, à Beit Dajan, à l'est de Naplouse, en Cisjordanie, le 9 octobre 2020. (Crédit :AP Photo/Nasser Nasser)

Un travailleur palestinien a succombé à une crise cardiaque lundi après que des soldats de l’armée israélienne ont pulvérisé du gaz lacrymogène sur lui alors qu’il tentait de franchir illégalement la barrière de sécurité près de la ville de Tulkarem en Cisjordanie, ont indiqué des responsables palestiniens de la santé.

Selon le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne (AP), Fouad Sibti Joudeh, un résident de 48 ans d’Araq al-Tayeh – une ville palestinienne de Cisjordanie proche de Naplouse – est mort lundi matin après avoir été asphyxié par les gaz lacrymogènes. Le ministère de la Santé a déclaré que son exposition à l’asphyxiant avait provoqué une crise cardiaque.

Le frère de Joudeh, Jabr, a déclaré aux médias palestiniens que le permis de travail de son frère en Israël avait expiré quelques jours auparavant et qu’il tentait de se rendre en Israël pour y travailler.

L’armée israélienne a déclaré que Jabr, ainsi qu’un certain nombre d’autres Palestiniens, jetaient des pierres en traversant illégalement le territoire israélien, ce qui a conduit les forces israéliennes à déployer des dispositifs anti-émeutes.

« Un certain nombre de Palestiniens ont été identifiés plus tôt dans la journée, tentant de franchir la barrière de sécurité en territoire israélien de manière illégale, près de la ville de Tulkarem », a déclaré l’armée.

Une source militaire israélienne a déclaré dans un communiqué que des gaz lacrymogènes et des grenades paralysantes ont été tirés, et non des balles.

Environ 122 000 Palestiniens de Cisjordanie sont employés en Israël et dans les implantations israéliennes, selon les chiffres officiels du gouvernement israélien. La grande majorité travaille dans la construction et l’agriculture ; leurs revenus constituent près d’un quart de l’économie de l’AP.

Depuis qu’Israël est entré dans sa dernière phase de confinement, le coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) – les responsables militaires israéliens chargés d’administrer les affaires palestiniennes – a annoncé la fermeture des points de passage vers les zones israéliennes.

Comme lors des deux premiers confinements, les travailleurs palestiniens ont reçu l’instruction de rester en territoire israélien jusqu’à la fin du confinement ; leurs employeurs sont tenus de leur fournir le gîte et le couvert.

Des ouvriers palestiniens entrent en Israël à travers le poste-frontière de Mitar, dans le sud de la Cisjordanie, le 5 mai 2020. (Crédit : Wisam Hashlamoun/Flash90)

Mais les travailleurs palestiniens qui ont parlé au Times of Israël cette semaine ont dit que certains employeurs leur proposaient des solutions de fortune pour dormir.

« Ils m’ont dit de dormir dans un tracteur », a déclaré Ahmad al-Sheib, un résident de Tulkarem, au Times of Israël. « Entre ça et rentrer chez moi, je préfère rentrer chez moi et revenir le matin. »

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