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Un Palestinien tentant de s’infiltrer en Israël tué par Tsahal près de Qalqilya

L'armée a affirmé qu'elle a ouvert le feu sur un Palestinien qui tentait d'entrer illégalement en Israël ; la récente vague d'attentats a relancé le débat sur la barrière

Garde de la police des frontières israélienne près de la barrière de sécurité, à proximité du village de Hizme, en Cisjordanie, le 27 mars 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Garde de la police des frontières israélienne près de la barrière de sécurité, à proximité du village de Hizme, en Cisjordanie, le 27 mars 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les troupes israéliennes ont tiré et tué un Palestinien près de la barrière de sécurité du côté de la ville de Qalqilya en Cisjordanie, dimanche après-midi, a déclaré le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne.

Les responsables palestiniens ont identifié la personne décédée comme étant Nabil Ahmad Salim Ghanim, un jeune Palestinien originaire de la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie.

L’armée israélienne a précisé que les soldats ont tiré sur un Palestinien qui cherchait à entrer en Israël par la barrière de sécurité qui traverse la Cisjordanie,

« Le suspect a endommagé la barrière de sécurité (…) en tentant de passer en territoire israélien. Les soldats ont ouvert le feu. Un blessé a été identifié », a déclaré un porte-parole de l’armée israélienne.

L’armée israélienne n’a pas encore répondu à une demande de commentaires visant à savoir si Ghanim était armé.

La première section de la barrière de Cisjordanie a été construite en 2003, alors qu’Israël était confronté à une sanglante vague d’attaques terroristes. Elle a immédiatement fait l’objet de contestations judiciaires par des groupes de défense des droits de l’homme.

Les Israéliens ont débattu de l’efficacité de la barrière de sécurité de Cisjordanie au cours des derniers mois, après qu’une série d’attaques terroristes meurtrières a fait 19 morts. La plupart des auteurs de ces attentats étaient entrés illégalement en Israël, vraisemblablement par des brèches dans la clôture.

En réponse, l’armée israélienne a déployé des unités supplémentaires sur toute la longueur de la barrière, qui devait s’étendre sur quelques 710 km. Toutefois, seulement 62 % de la barrière a été achevé.

« C’est pour répondre aux inquiétudes du public », a déclaré le major-général à la retraite Gershon HaCohen au radiodiffuseur public Kan en avril, en faisant référence au récent déploiement militaire. « L’armée ne dispose même pas du nombre de troupes nécessaires pour gérer la frontière. »

Qalqilya, vue depuis la barrière de sécurité en Cisjordanie, en 2009. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

On estime que des dizaines de milliers de Palestiniens traversent illégalement la barrière de sécurité pour travailler en Israël. Les responsables israéliens ont déclaré que l’armée ferme souvent les yeux sur cette pratique qui, selon eux, contribue à maintenir à flot l’économie chancelante de la Cisjordanie et à préserver la stabilité de la région.

Les responsables israéliens de la sécurité ont promis de réparer les brèches de la barrière. La mise à niveau coûtera des centaines de millions de shekels et pourrait être contestée devant les tribunaux, en fonction du tracé des sections inachevées.

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