Un Palestinien tué lors d’affrontements entre la police de l’AP et des tireurs
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Un Palestinien tué lors d’affrontements entre la police de l’AP et des tireurs

Des hommes armés non-identifiés ont ouvert le feu sur un commissariat dans la ville d'al-Ram ; les circonstances de la fusillade restent peu claires

Les forces de sécurités palestiniennes à Hébron, le 14 novembre 2017. (Crédit : Wisam Hashlamoun/Flash90)
Les forces de sécurités palestiniennes à Hébron, le 14 novembre 2017. (Crédit : Wisam Hashlamoun/Flash90)

Des hommes armés ont ouvert le feu sur un commissariat de police situé au nord de Jérusalem dimanche, entraînant la mort d’un Palestinien, a annoncé un responsable de la sécurité.

« Des individus non-identifiés ont ouvert le feu sur le commissariat d’al-Ram alors qu’ils circulaient dans une voiture », a commenté le porte-parole de la police de l’Autorité palestinienne, des propos publiés sur le site d’information officiel de l’AP, Wafa. Il a ajouté que les membres des forces de sécurité avaient « riposté » sans donner davantage de détails.

Certaines informations parues sur les réseaux sociaux ont noté qu’un « affrontement armé » avait eu lieu entre la police de l’AP et les tireurs.

Al-Ram est une ville palestinienne située au nord de Jérusalem, adjacente au carrefour de Qalandia. Dans des vidéos publiées dimanche sur Twitter, des échanges de tirs peuvent être entendus dans la ville.

Le porte-parole de la police a noté que l’incident avait entraîné la mort d’un Palestinien, qu’il n’a pas initialement identifié. Il n’a pas non plus clairement établi qui avait ouvert le feu sur lui et s’il avait été impliqué directement dans l’affrontement, ou s’il s’agissait d’un passant.

L’homme a été ultérieurement identifié. Il s’appelait Iyad Barjes et était originaire d’al-Judeira, un village situé à proximité d’al-Ram. Il était âgé de 25 ans.

Arzeikat a également précisé que de nombreux membres des forces de sécurité de l’AP s’étaient rendues à al-Ram suite à l’incident pour « préserver la sécurité », ajoutant que la police enquêtait sur l’incident.

Sous les termes de l’accord de paix d’Oslo conclu entre Israël et l’Autorité palestinienne, al-Ram appartient à la Zone B de Cisjordanie, ce qui signifie qu’Israël et l’Autorité palestinienne sont tous deux responsables de la sécurité dans la ville.

Mais suite à la signature de l’accord, dans les années 1990, l’Etat juif n’a autorisé que les agents de police de l’AP non-armés et en civil à maintenir une présence dans le centre d’al-Ram, négligeant les activités criminelles dans la ville et faisant de cette dernière un refuge pour les trafiquants d’armes et de stupéfiants.

Depuis le mois d’avril 2015, toutefois, Israël permet à l’AP de déployer des agents de police armés et en uniforme à al-Ram. Mais les responsables de la sécurité de l’Autorité palestinienne déplorent qu’Israël n’autorise pas ses policiers à se munir de suffisamment d’armes et de munitions dans la municipalité.

Un responsable de haut-rang des forces de sécurité de l’AP a expliqué dans une interview accordée à la fin de l’année 2017 au Jerusalem Post qu’Israël avait autorisé les agents de l’AP à al-Ram à ne détenir que cinq armes de poing, cinq kalachnikov et 650 balles au maximum.

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