Un proche incriminé dans le meurtre d’une femme à Lod 4 jours avant son mariage
Rechercher

Un proche incriminé dans le meurtre d’une femme à Lod 4 jours avant son mariage

Deux membres de la famille soupçonnés auraient signé des documents promettant de protéger Diana Abu Kafitan après qu'elle a fugué de chez elle sous le poids des menaces

Photo d'illustration d'un véhicule de la police israélienne, 2017 (Crédit : Roy Alima / Flash90)
Photo d'illustration d'un véhicule de la police israélienne, 2017 (Crédit : Roy Alima / Flash90)

Jeudi, un proche de la femme issue de la Communauté bédouine de 18 abattue à Lod, dans le centre du pays, a été placé en garde à vue pendant sept jours, et un autre membre de la famille pendant quatre jours, un jour après leur arrestation.

Diana Abu Kafitan a été assassinée mercredi matin, quatre jours avant son mariage, lors d’une fusillade dans le quartier de Pardes Snir à Lod, qui a également blessé légèrement son grand-père.

La police pense que le meurtre a été commis par un membre de la famille qui s’opposait à son mariage avec Bakr Abu Ghanem, originaire de la ville de Ramle, a indiqué une source policière au quotidien Haaretz. La famille d’Abu Ghanem était également défavorable à leur union et voulait qu’il épouse une membre de la famille étendue.

Jeudi, lors de l’audience devant le tribunal de Rishon Lezion, les gardés à vue ont demandé à leur famille de ne pas enterrer la jeune femme avant qu’ils ne soient libérés car ils souhaitent assister aux funérailles. Les deux proches auraient antérieurement promis qu’ils ne feraient pas de mal à la future mariée après son refus d’être protégée par les autorités.

Deux autres membres de la famille ont été interpellés mercredi. On ignore s’ils ont été libérés.

La mère de la défunte avait été assassinée il y a huit ans, dans des « circonstances similaires », a fait savoir la Douzième chaîne.

Diana Abu Katifan aurait fugué de chez elle avec son fiancé un mois avant sa mort et trouvé refuge en Cisjordanie. La source policière a indiqué à Haaretz que la décision du couple de rejoindre Ramallah avait motivé le meurtre, la fugue allant à l’encontre des traditions de la communauté bédouine.

Après le signalement de sa fugue, la police est intervenue et a retrouvé la jeune femme. Elle lui aurait proposé une protection ou un foyer pour femmes, qu’elle a refusé.

D’après les informations, Diana Abu Katifan a été ensuite confiée à une famille à Ramle, mais avait dû la quitter au bout de trois jours quand ses hôtes ont commencé à craindre pour leur sécurité.

La police a ensuite organisé une rencontre entre les deux familles, qui ont convenu que le mariage se tiendrait le 14 mars.

Lors de la rencontre, un officier de police a exigé que cinq membres de sa famille, dont deux des gardés à vue, s’engagent à protéger la jeune femme jusqu’à son mariage. Ils ont ainsi signé un document non officiel en ce sens.

Diana Abu Katifan était ensuite rentrée chez elle. Le matin du meurtre, elle devait se rendre à Jaffa avec son grand-père de 64 ans pour des essayages de robes, a rapporté le site Walla. Quelqu’un s’est introduit dans leur voiture et a tiré à bout portant sur la future mariée.

Vingt-cinq femmes ont été assassinées en Israël en 2018 dans des cas suspectés de violence domestique ou de féminicide. La plupart de ses femmes avaient averti la police avant leur mort qu’elles craignaient pour leur sécurité.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...