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Un projet israélien aide les femmes du Golfe à gravir les échelons dans la High-Tech

Des femmes originaires d'Israël, du Bahreïn, du Maroc et des Émirats arabes unis occupant des postes techniques juniors participeront au programme entre Jérusalem et Dubaï

Une équipe travaille sur un projet de high tech (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Une équipe travaille sur un projet de high tech (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Un groupe d’une trentaine de femmes, originaires d’Israël, du Bahreïn, du Maroc et des Émirats arabes unis, occupant des postes juniors dans le secteur de la technologie, se réunira en janvier pour participer à un programme organisé par Jérusalem visant à les aider à briser le plafond de verre et à accéder à des rôles haut-placés.

Le programme de trois mois mené par FemForward, une organisation à but non lucratif de Jérusalem fondée en 2020, a pour but de soutenir les femmes occupant des postes techniques subalternes en leur fournissant les outils et le réseau nécessaires pour faire progresser leur carrière jusqu’aux niveaux supérieurs. En collaboration avec le UAE-Israel Business Council et financé par l’ambassade des États-Unis en Israël, le programme « junior-to-manager » inclura pour la première fois l’année prochaine des femmes du secteur high-tech originaires des pays signataires des accords d’Abraham.

Cette initiative fait suite à la normalisation des relations entre Israël et les pays du Golfe, dans le cadre des Accords d’Abraham négociés par les États-Unis avec les pays arabes, dont les Émirats arabes unis, le Maroc et le Bahreïn.

« Nous avons les fonds pour mener ce programme avec des femmes des pays signataires des Accords d’Abraham pendant deux ans et prévoyons d’avoir quatre cohortes », a déclaré la fondatrice et PDG de FemForward, Rachel Wagner Rosenzweig, au Times of Israel. « Les Accords d’Abraham ont pour objectif principal de créer un nouveau Moyen-Orient, un Moyen-Orient qui offre des opportunités et la prospérité à tous les habitants de la région, et en étendant notre programme aux femmes de ces pays, nous contribuons à concrétiser cette vision. »

FemForward a été lancé en 2020 pour répondre à ce que l’on appelle souvent la tendance de « l’échelon brisé » – le manque d’avancement des femmes dans la technologie, du niveau d’entrée aux postes de direction. Selon le rapport McKinsey 2022 Women in the Workplace (Les femmes sur le lieu de travail), pour 100 hommes promus d’un niveau junior à un poste de direction, seules 87 femmes sont promues. Le rapport a également constaté qu’il y avait beaucoup moins de femmes dans les domaines techniques et de l’ingénierie, la représentation relative des femmes dans ces emplois ayant même diminué par rapport à 2018.

« Nous avons constaté que le problème principal concernant le développement professionnel des femmes dans le domaine de la technologie se situe en fait au début de leur carrière en raison du manque de réseau, du manque de confiance et des différences dans la façon dont elles se promeuvent en comparaison avec les hommes », a remarqué Wagner Rosenzweig. « Notre programme sera donc ouvert aux femmes en début de carrière qui ont besoin de progresser. »

Depuis la création de FemForward, plus de 100 femmes en Israël ont obtenu leur certificat du programme.

Le programme de FemForward incluant des femmes des pays du Golfe débutera par un séminaire de deux jours mi-janvier en Israël et se tiendra en anglais. Il sera suivi de conférences hebdomadaires en ligne et d’un programme de mentorat et se terminera par un séminaire de deux jours à Dubaï avec des rencontres de networking.

« Nous finançons la venue de tous les participants en Israël et nous aurons également des conférenciers venus des pays signataires des accords d’Abraham », a déclaré Wagner.

Le cours comprend des conférences données par des femmes cadres de premier plan, dont Adi Soffer Teeni, directrice générale de Meta Israël, et Fleur Hassan-Nahoum, maire adjointe de Jérusalem et cofondatrice du UAE-Israel Business Council, ainsi que par des entreprises telles que Google, McKinsey et Intel. Chaque femme participant au programme sera en outre parrainée personnellement par un cadre supérieur de l’industrie technologique.

« L’industrie high-tech des pays signataires des accords d’Abraham continue de se développer, tout comme les possibilités pour les femmes d’élargir leur carrière et de devenir des gestionnaires et des leaders », a déclaré Fleur Hassan-Nahoum, cofondatrice du Gulf-Israel Women’s Forum, une branche du UAE-Israel Business Council. « En leur fournissant les outils dont elles ont besoin, nous contribuons à augmenter le nombre de femmes cadres dans la région. »

Le UAE-Israel Business Council a été fondé pour réunir des entrepreneurs, des hommes d’affaires, des responsables gouvernementaux et des organisations qui cherchent à lancer des projets communs et à développer les opportunités économiques et sociales entre les deux pays.

« Les Accords d’Abraham ont été le début de quelque chose de vraiment important », a déclaré l’ambassadeur américain en Israël, Tom Nides. « C’est l’essence même du rapprochement des peuples ».

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