Un rabbinat laïc en Israël ?
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‘Créez-vous un rabbin, obtenez un camarade’

Un rabbinat laïc en Israël ?

Egalitaire et pluraliste, la première cohorte du Beit Midrash pour les rabbins israéliens vise à mener les Israéliens en Terre promise à leur façon

Amanda Borschel-Dan édite la rubrique « Le Monde Juif »

Cérémonie d'ordination de la première cohorte du Beit Midrash pour les rabbins israéliens, la rabbin Noga Brenner Samia accepté son certificat du rabbin Donniel Hartman au centre Shalom Hartman et du Dr Moti Zeira, président de HaMidrasha d'Oranim, le 20 septembre 2016. (Crédit : Netanel Tobias)
Cérémonie d'ordination de la première cohorte du Beit Midrash pour les rabbins israéliens, la rabbin Noga Brenner Samia accepté son certificat du rabbin Donniel Hartman au centre Shalom Hartman et du Dr Moti Zeira, président de HaMidrasha d'Oranim, le 20 septembre 2016. (Crédit : Netanel Tobias)

Lors d’une récente et douce soirée à Jérusalem, une cérémonie d’ordination a commencé avec la chanson « Je crois ». Mais les paroles de ce « je crois » ne viennent pas d’une prière. Il s’agit en fait d’un poème plus connu comme « Vous pouvez rire » de l’intellectuel sioniste Shaul Tchernichovsky.

En 1892, le poète né en Russie avait exprimé à sa bien-aimée en huit courtes strophes sa croyance utopique et quelque peu incroyable en un Etat d’Israël fondé sur l’humanisme, le socialisme, le sionisme et la communauté.

C’était un hymne parfait pour ce groupe de 16 rabbins débutants qui se sont ordonnés les uns les autres à l’institut Shalom Hartman de Jérusalem. Déjà dirigeants de communautés orthodoxes, conservatrices, réformées, séfarades, éthiopiennes et même laïques, le groupe varié a à présent une nouvelle bannière, « Le Beit Midrash pour des rabbins israéliens » et revendique pour lui-même les rêves de Tchernichovsky.

Cette révolution en douceur est un projet du centre Hartman pour la recherche et la direction pluraliste et du centre pédagogique HaMidrasha pour le renouveau juif d’Oranim.

Le Beit Midrash pour des rabbins israéliens est un programme égalitaire (le groupe était également composé d’hommes et de femmes) de deux ans, qui forme les dirigeants spirituels des communautés israéliennes existantes à une vision pluraliste et inclusive.

Cérémonie d'ordination de la première cohorte du Beit Midrash pour les rabbins israéliens à Jérusalem, le 20 septembre 2016. (Crédit : Netanel Tobias)
Cérémonie d’ordination de la première cohorte du Beit Midrash pour les rabbins israéliens à Jérusalem, le 20 septembre 2016. (Crédit : Netanel Tobias)

Ils viennent de différentes origines juives, du berger éthiopien au kibboutznik laïc, en passant par le rabbin orthodoxe moderne, et parlent 10 langues. Mais avec le soutien de ces deux institutions très ancrées, la première cohorte d’un nouveau rabbinat israélien travaille à la réalisation de l’espoir de Tchernichovsky et à « catalyser le processus de renouvellement spirituel pour la sphère publique israélienne et ses communautés juives émergentes. »

Parmi ces « communautés émergentes », on retrouve la prolifération de synagogues et de yeshivot (maisons d’étude) laïques dans tout le pays.

Des kibboutz traditionnellement non religieux aux centres florissants des grandes villes, ces communautés populaires trouvent un intérêt accru à la religion et à la culture juive parmi un public non religieux qui a aujourd’hui le sentiment de n’être ni menacé, ni obligé par les textes religieux classiques.

Dans ce nouveau programme rabbinique Hartman/Oranim sans dénomination, le judaïsme laïc a un siège à la table sur laquelle un buffet de judaïsme pluraliste est servi pour ceux qui ont faim de leurs racines juives.

Un rabbinat israélien laïc ?

En préparant la grande soirée quelques heures avant la cérémonie d’ordination, la rabbin Noga Brenner Samia, directrice adjointe de Bina (également connue comme la yeshiva laïque), a répondu au Times of Israël sur le changement de définition accompagné du changement de rôle.

« D’une part, devenir rabbin a toujours été un rêve pour moi. J’ai étudié à l’une des universités rabbiniques libérales, mais cela n’a jamais été possible, et j’avais donc en quelque sorte abandonné ce rêve », a déclaré Brenner Samia. Le Beit Midrash pour les rabbins israéliens a cependant fourni une opportunité de devenir rabbin pour servir sa communauté, à sa manière.

« A Bina, une grande partie de ce que nous essayons de faire est de ‘racheter’ le judaïsme, de revendiquer la propriété du judaïsme, de revendiquer ses termes, son langage et ses concepts, mais en réinterprétant et redéfinissant, en trouvant aussi de nouvelles significations, a-t-elle déclaré. Nous avons déjà fait cela pour ‘yeshiva’, prendre un mot qui a été utilisé pour l’apprentissage juif sérieux pendant des générations, et redéfinir et étendre la définition pour inclure notre genre de yeshiva », où hommes et femmes apprennent ensemble, avec une inclinaison vers la justice sociale.

La rabbin Noga Brenner Samia, directrice adjointe de Bina. (Crédit : Netanel Tobias)
La rabbin Noga Brenner Samia, directrice adjointe de Bina. (Crédit : Netanel Tobias)

« Je vois cela comme un autre exemple, racheter et redéfinir ‘rabbin’ », a déclaré Brenner Samia. Et ce n’est pas qu’elle : toute la cohorte, a-t-elle déclaré « repousse les frontières, chacun dans notre propre monde. »

Mais pour elle et la demi-douzaine de dirigeants laïcs ordonnés à ses côtés, devenir rabbin implique de remettre en cause l’essence de ce que cela signifie d’être un dirigeant spirituel hiloni (laïc) aujourd’hui.

« Nous ne voyons pas le titre [de rabbin] comme un titre d’autorité, le titre est une déclaration de redéfinition du rôle. C’est plus une responsabilité, un engagement envers un certain type de leadership », a déclaré Brenner Samia.

Des innovations pendant la dernière décennie ont montré que c’est un genre de direction spirituelle israélienne qui atteint doucement sa masse critique.

Le premier clerc séculaire d’Israël, la rabbin Sivan Maas, a été ordonné en 2003. Maas, qui est aujourd’hui la doyenne de la branche de l’Institut international pour un judaïsme humaniste laïc (IISHJ), qui est à Jérusalem, a été ordonné à Detroit, dans le Michigan, par le rabbin Sherwin T. Wine, qui a également fondé la Société pour un judaïsme humaniste en 1969.

En Israël, le programme rabbinique de judaïsme israélien Tmura de Maas a ordonné 32 rabbins laïcs depuis 2006, qui travaillent dans tout Israël, réalisent des centaines d’évènements religieux du cycle de la vie par an, en tant que pédagogues et, au fur et à mesure, en tant que rabbins communautaires.

« Nous avons besoin d’experts en judaïsme qui peuvent mener des communautés et ce sont, pour des raisons pratiques, des rabbins »
Le rabbin Sherwin T. Wine

Dans un article publié par le New York Times en 2001, Wine expliquait le besoin de rabbin laïc. « Nous avons besoin d’experts en judaïsme qui peuvent mener des communautés et ce sont, pour des raisons pratiques, des rabbins », avait déclaré Wine, qui est décédé en 2007.

Aujourd’hui, il y a en Amérique du Nord environ 10 000 juifs qui appartiennent aux communautés humanistes laïcs, selon le rabbin Adam Chalom, qui est aujourd’hui le doyen de l’aile nord-américaine de l’IISHJ.

« Dans l’un de mes premiers sermons à la congrégation humaniste Kol Hadash, la communauté dans laquelle je travaille dans la banlieue de Chicago, j’ai plaisanté du rôle des rabbins humanistes et laïcs, d’être ‘facilitateurs, anoblissant et engagés’, d’aider les personnes à vivre des vies juives authentiques d’intégrité laïque, de leur donner confiance en leur identité juive et leur droit de faire des choix, et de les inspirer pour se lier avec leur origine de manières significatives et inspirantes », a déclaré Chalom au Times of Israël.

Wine affirmait en 2001 que le judaïsme humaniste est basé sur deux principes, « que la source du pouvoir pour résoudre les problèmes humains résident dans les êtres humains, et que le judaïsme est plus qu’une religion, que c’est la culture du peuple juif. »

La rabbin Sivan Maas, doyenne de la branche de Jérusalem de l'Institut internatial pour un judaïsme humaniste laïc, pendant son ordination en 2010. (Crédit : autorisation)
La rabbin Sivan Maas, doyenne de la branche de Jérusalem de l’Institut internatial pour un judaïsme humaniste laïc, pendant son ordination en 2010. (Crédit : autorisation)

Selon Maas, ses collègues rabbins laïcs israéliens répondent à un besoin toujours plus grand qui est aujourd’hui reconnu par le financement du gouvernement israélien.

« La plupart des Israéliens ont un mode de vie laïc. Ils sont souverains sur leurs propres choix en cela qu’ils ne dépendent pas d’une puissance supérieure pour faire leur choix », a déclaré Maas au Times of Israël. De plus en plus, a-t-elle déclaré, ils choisissent de mener leurs vies sans le rabbinat israélien existant.

« Nous sommes ici pour accueillir les Israéliens qui vivent une vie juive israélienne »
La rabbin Sivan Maas

Maas a souligné qu’elle et les autres rabbins laïcs d’Israël ne font partie d’aucun courant du judaïsme. « Nous sommes ici pour accueillir les Israéliens qui vivent une vie juive israélienne », a-t-elle déclaré.

Une identité juive forte, a déclaré Maas, est aussi essentielle aux juifs non religieux qu’elle l’est aux juifs pratiquants. Ce n’est que quand les Israéliens laïcs comprendront leur place unique dans la société qu’ils auront le sentiment d’avoir le pouvoir du dialogue avec les autres.

« Quand vous vous sentez faibles dans votre identité, vous devenez méfiants et extrémistes à l’encontre de ceux qui ne vous comprennent pas », a déclaré Maas.

« Rabbin laïc » n’est-il pas un oxymore ?

Pour beaucoup, l’idée d’un rabbinat laïc est difficile à saisir. Littéralement, cela sonne même comme un oxymore.

A la réception avant la cérémonie d’ordination de Jérusalem le 20 septembre au soir, entre les mondanités du gratin de l’intelligentsia israélienne, le populaire philosophe israélien Micah Goodman a expliqué que la notion de rabbinat laïc nécessitait une redéfinition des mots « rabbin » et « laïc ».

« C’est un double mouvement : cela enrichit l’image du rabbin, mais le mouvement le plus important est l’enrichissement de ce que signifie être laïc en Israël », a déclaré Goodman.

Le Dr Micah Goodman, philosophe israélien, sur les terres de la Midrasha Ein Prat. (Crédit: capture d'écran YouTube)
Le Dr Micah Goodman, philosophe israélien, sur les terres de la Midrasha Ein Prat. (Crédit: capture d’écran YouTube)

« Je pense qu’une identité laïque très dominante en Israël est ‘l’identité anxieuse’, fondée sur le rejet de la tradition juive. Et maintenant, nous voyons une identité laïque qui n’est pas basée sur le rejet, mais sur l’inspiration de la tradition juive », a déclaré Goodman.

« Les gens disent, ‘oh, cela change la religion’. Ils ont tort. C’est plus intéressant que ça »
Micah Goodman, philosophe israélien

Il a donné le modèle d’un père autoritaire et d’un grand-père chaleureux. Pour la plupart de la communauté juive laïque, la religion a été traditionnellement une figure d’autorité, un judaïsme qui veut contrôler leurs vies. Aujourd’hui, beaucoup se tournent cependant vers un judaïsme qui serait un grand-père, quelqu’un à écouter et à respecter, et par qui être inspiré.

« L’institution d’un rabbinat laïc casse la dichotomie », a déclaré Goodman. Les juifs laïcs peuvent maintenant voir leurs racines juives comme une fondation. « Pas un rejet, mais une libération, a déclaré Goodman. Ils sont libérés de l’autorité du passé, mais pas contre le passé. »

« Les gens disent, ‘oh, cela change la religion’. Ils ont tort. C’est plus intéressant que ça : cela change la laïcité. Ce ne sont pas les Israéliens laïcs qui deviennent religieux, les laïcs eux-mêmes vont vers un changement de paradigme », a déclaré Goodman.

L’esprit distillé des kibboutz

De bien des manières, le mouvement des kibboutz, le bastion traditionnel de la culture israélienne laïque, est aussi le creuset de sa nouvelle branche spirituelle. La moitié « laïque » du Beit Midrash pour les rabbins israéliens, HaMidrasha d’Oranim, une université fondée en 1951 par le mouvement des kibboutz unifié, un centre pour la prière juive et l’étude des textes juives classiques, est en elle-même représentative du changement de la pensée laïque envers la religion.

Cette transition au sein du mouvement laïc des kibboutz a facilité une « confusion des définitions » au sein de la société israélienne, a déclaré Rav Rani Jaeger, l’un des rabbins récemment ordonné par le Beit Midrash pour les rabbins israéliens, cofondateur et président de Beit Tefillah Yisrael, une congrégation « laïque » de Tel Aviv.

Rav Rani Jaeger, l'un des rabbins récemment ordonnés par le Beit Midrash pour les rabbins israéliens, cofondateur et président de Beit Tefillah Yisraeli, une congrégation "laïque" de Tel Aviv. (Crédit : Netanel Tobias)
Rav Rani Jaeger, l’un des rabbins récemment ordonnés par le Beit Midrash pour les rabbins israéliens, cofondateur et président de Beit Tefillah Yisraeli, une congrégation « laïque » de Tel Aviv. (Crédit : Netanel Tobias)

Initialement, il y avait une rébellion contre la religion des premiers pionniers laïcs des kibboutz, a déclaré Jaeger, mais « sans la rébellion du sionisme, nous ne serions pas ici. »

« Je pense que le défi de la société israélienne est de savoir comment sortir de cette rébellion et d’affirmer à nouveau quelque chose, pas simplement de rejeter quelque chose. Que faisons-nous avec l’identité israélienne qui est positive et pas dans le rejet », a demandé Jaeger, né à Tel Aviv, pendant une rapide conversation téléphonique au lendemain de son ordination.

Le mouvement des kibboutz, a déclaré Jaeger, a dépassé son attitude anti-religieuse « adolescente » et a commencé à prendre possession de son identité juive et à la renouveler.

« Je pense que le défi de la société israélienne est de savoir comment sortir de cette rébellion et d’affirmer à nouveau quelque chose, pas simplement de rejeter quelque chose »
Rav Rani Jaeger

La « dot » du mouvement des kibboutz a apporté une affirmation positive et une redéfinition de textes et des rituels juifs, a déclaré Jaeger, citant la multitude de Haggadah de Pessah (le texte rituel lu pendant le seder de Pessah) générée par le mouvement des kibboutz ces 100 dernières années.

« Saviez-vous que les kibboutz ont proposé des centaines de Haggadah ? N’est-ce pas l’un des mouvements les plus incroyablement créatifs du judaïsme du 20e siècle, 200 à 300 nouvelles Haggadah ?, a demandé Jaeger. Il n’y a pas un autre courant que les kibboutz qui soit si prolifique. »

Suite à cette confusion des identités, beaucoup de kibboutz ont cependant maintenu fermement leur laïcisme. Récemment, 90 des 160 membres du kibboutz Ein Gedi ont voté pour rejeter une proposition régionale pour construire une nouvelle synagogue orthodoxe et un bain rituel au populaire hôtel qui y est situé.

Pendant un entretien avec le site internet israélien MyNet, Mani Gal, membre de longue date qui a été rabbin laïc du kibboutz pendant les 30 dernières années, a déclaré que les membres les plus âgés étaient inquiets à l’idée d’ouvrir la porte à une autorité religieuse extérieure qui aurait commencé à leur dire ce qu’ils peuvent faire ou pas dans le kibboutz. (La cafétéria a déjà un certificat de casheroute, et il y a une petite synagogue orthodoxe pour les clients de l’hôtel.)

Le kibboutz Ein Gedi, près de la mer Morte. (Crédit : Amanda Borschel-Dan/Times of Israel)
Le kibboutz Ein Gedi, près de la mer Morte. (Crédit : Amanda Borschel-Dan/Times of Israel)

Si la synagogue proposée avait été égalitaire, qu’hommes et femmes auraient pu s’assoir ensemble, et que les mères auraient pu lire la Torah, tout comme les pères des enfants bar ou bat-mitzvah, il est possible que les membres du kibboutz aient réagi autrement, a déclaré Gal.

Le mélange de principes démocratiques et égalitaires si essentiel au mouvement des kibboutz se reflète dans la direction de HaMidrasha d’Oranim.

« Nous sommes convaincus que, en tant que rabbins israéliens, nos diplômés créeront une base forte de direction spirituelle judéo-israélienne engagée envers les sources juives, la responsabilité sociale, la solidarité, la justice, la camaraderie, les droits de l’Homme et la responsabilité mutuelle », a déclaré le Dr Moti Zeira, président de HaMidrasha d’Oranim.

En prenant cet « acte de foi » et en ordinant des rabbins, a déclaré Zira, « nous pensons de tout notre cœur qu’ils étendront les bénéfices de la vie communautaire à la société israélienne, impatiente d’engagement spirituel, et deviendront des forces motrices pour la construction du pays en tant qu’Etat juif et démocratique.

Sur les épaules des géants

Derrière la scène, pendant l’ordination de la première classe du Beit Midrash pour des rabbins israéliens, étaient projetés les mots, en hébreu, de la Mishna de Masechet Avot, « Créez-vous un rabbin, obtenez un camarade. »

Le rabbin et Dr Donniel Hartman, directeur de l'institut Shalom Hartman, pendant la cérémonie d'ordination de la première cohorte du Beit Midrash pour les rabbins israéliens à Jérusalem, le 20 septembre 2016. (Crédit : Netanel Tobias)
Le rabbin et Dr Donniel Hartman, directeur de l’institut Shalom Hartman, pendant la cérémonie d’ordination de la première cohorte du Beit Midrash pour les rabbins israéliens à Jérusalem, le 20 septembre 2016. (Crédit : Netanel Tobias)

Le partenariat entre HaMidrasha d’Oranim et l’institut Shalom Hartman, fondé par le rabbin professeur David Hartman, penseur orthodoxe moderne, et aujourd’hui dirigé par son fils, Donniel Hartman, est remarquable dans son pluralisme inclusif intentionnel.

« Quand vous faites quelque chose de nouveau, vous devez aussi vous souvenir qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil », a déclaré Hartman, président de l’institut, dans la préface de son discours pendant l’ordination. Le Beit Midrash pour les rabbins israéliens « se tient sur les épaules » de décennies de travaux des dirigeants orthodoxes modernes, conservateurs, réformés et du renouveau juif.

« Quand vous faites quelque chose de nouveau, vous devez aussi vous souvenir qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil »
Le rabbin Donniel Hartman

Aux Etats-Unis, a déclaré Hartman, qui en était rentré le jour même, il y a un sentiment généralisé de mission parmi les communautés juives, qu’elles doivent être « un phare parmi les nations ».

Hartman a lu un extrait du Livre d’Isaïe, « Et Dieu dit ‘c’est trop facile pour toi, Mon serviteur, d’établir les tribus de Jacob et de les restaurer en Israël. Et je devrais t’accorder d’être un phare parmi les nations, d’être Ma rédemption jusqu’à la fin du monde. »

Hartman a cependant déclaré qu’en raison de sa partition interne extrême, la société israélienne devait encore réussir à être un « phare parmi les nations ». « Comment enseignons-nous à la société israélienne que le retour en Israël n’est que le début, pas la fin… J veux être un phare pour les nations, mais nous n’en sommes pas encore là », a déclaré Hartman.

Avant que la cérémonie ne se termine sur le psaume « Shir HaMaalot » et l’hymne national israélien « Hatikva », Hartman a adressé ses remarques à la première classe rabbinique et déclaré que « vous êtes les phares parmi les nations. »

« Puissiez-vous avoir la force de combattre pour notre société, a déclaré Hartman. Nous avons besoin d’un judaïsme qui est un phare… Notre société l’exige. »

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