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Un satellite israélien de communication quantique mis en orbite par Space X

Le nanosatellite de 20 cm de l'université de Tel Aviv a été conçu pour contribuer à la construction d'un réseau de communication quantique fiable

Le nanosatellite de 20 cm mis au point par l'université de Tel Aviv. (Crédit : Université de Tel Aviv)
Le nanosatellite de 20 cm mis au point par l'université de Tel Aviv. (Crédit : Université de Tel Aviv)

Un nouveau nanosatellite développé par des chercheurs de l’université de Tel Aviv a été mis en orbite par un lanceur spatial Falcon 9 de SpaceX depuis la base spatiale de Vandenberg, en Californie, mardi.

Ce nanosatellite de 20 centimètres, baptisé TAU-SAT3, est le premier satellite israélien construit pour faire avancer la recherche sur la communication optique et quantique depuis l’espace et constitue une « étape importante vers la démonstration d’une communication quantique fiable », selon les chercheurs.

La communication quantique est un domaine technologique qui vise à permettre le transfert rapide et sécurisé des fichiers et des données et qui a pour but de rendre la sécurité des informations totalement imperméable aux accès non autorisés dans un monde hanté par des menaces constantes de piratage.

Le professeur Yaron Oz, directeur du Centre de science et de technologie quantiques de l’université de Toronto, a souligné que l’émergence des ordinateurs quantiques devrait permettre de « casser les algorithmes de cryptage actuels » et d’exposer des données telles que les dossiers médicaux et financiers personnels, les courriers électroniques et les messages WhatsApp.

L’informatique quantique exploite la mécanique quantique pour résoudre rapidement des problèmes trop complexes pour les ordinateurs classiques en traitant de grandes quantités de données.

« Les principes de la mécanique quantique permettent une méthode de cryptage inconditionnellement sûre », a déclaré le Pr. Oz. « Dès qu’une entité hostile tente d’intercepter un message transmis, celui-ci se dissipe immédiatement. »

L’équipe de recherche de l’université de Tel Aviv en charge du développement du premier nanosatellite israélien pour faire avancer la recherche sur la communication optique et quantique depuis l’espace. (Crédit : Université de Tel Aviv)

« De plus, la tentative d’interception est détectée, contrairement aux méthodes de cryptage actuelles, dans lesquelles les interceptions restent indétectables », a ajouté le Pr. Oz.

À une altitude de 550 kilomètres, le TAU-SAT3 sera en orbite autour de la Terre pendant environ cinq ans pour effectuer plusieurs missions scientifiques tout en renvoyant des signaux de communication optique et radio à une station terrestre optique installée sur le toit d’un bâtiment du campus de l’université de Tel Aviv.

« C’est la première station optique au sol en Israël, et l’une des rares au monde, qui peut se verrouiller, suivre et collecter des données à partir d’un nanosatellite qui, vu de la terre, est plus petit qu’un pixel », a déclaré le Pr. Noam Eliaz, doyen de la faculté d’ingénierie Fleischman de l’université de Tel Aviv.

TAU-SAT3, développé à la faculté d’ingénierie Fleischman de l’université de Tel Aviv, est équipé d’un dispositif optique de quelques centimètres de long seulement et de batteries embarquées fabriquées par la société israélienne Epsilor qui lui fourniront de l’énergie pendant toute sa vie en orbite.

« Lorsque le satellite passera au-dessus d’Israël, le dispositif émettra de la lumière à différentes longueurs d’onde, et le télescope de la station terrestre optique identifiera le minuscule flash, se verrouillera sur lui et le suivra », a expliqué le Pr. Eliaz. « Cependant, lorsque le dispositif optique se tourne vers la station terrestre optique, l’antenne sera orientée dans une direction différente. »

« En conséquence, une partie importante des données pourrait être perdue. La nouveauté de ce projet réside dans la capacité des systèmes de communication installés à la fois dans le nanosatellite et dans la station terrestre à reconstruire les données perdues en temps réel à l’aide d’algorithmes intelligents de traitement du signal développés à l’université de Tel Aviv », a expliqué le Pr. Eliaz.

Le nanosatellite fait partie d’une série de trois satellites que l’université de Tel Aviv a lancés en moins de trois ans, rejoignant ainsi la révolution spatiale mondiale dans laquelle la recherche s’ouvre aux institutions et aux entreprises civiles.

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