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Un soldat syrien aurait été tué dans une frappe de drone israélien près du Golan

Les informations identifient Farid Fuad Mustafa comme un membre de l'armée arabe syrienne ; il aurait aidé le Hezbollah à la frontière et aurait reçu des avertissements d'Israël

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Farid Fuad Mustafa, 46 ans, un soldat syrien qui aurait été tué dans une frappe de drone israélien dans la ville de Hader, près de la frontière avec le Golan, le 6 juillet 2022. (Crédit: Réseaux sociaux)
Farid Fuad Mustafa, 46 ans, un soldat syrien qui aurait été tué dans une frappe de drone israélien dans la ville de Hader, près de la frontière avec le Golan, le 6 juillet 2022. (Crédit: Réseaux sociaux)

Un soldat syrien a été tué dans une frappe présumée de drone israélien mercredi dans la ville de Hader, près de la frontière avec Israël sur le plateau du Golan, selon les médias syriens et arabes.

Le journal syrien pro-gouvernemental Al-Watan, citant des sources locales, a déclaré que Farid Fuad Mustafa, 46 ans, était visé par l’attaque de drone. Selon la chaîne de télévision pro-Hezbollah al-Mayadeen, il était membre de l’Armée arabe syrienne.

Plus tard, le radiodiffuseur d’État SANA a déclaré que Moustafa avait été tué par un « missile guidé » tiré depuis un site militaire israélien sur le plateau du Golan.

Citant le directeur d’un hôpital voisin, SANA a déclaré que l’homme souffrait de « blessures par éclats d’obus sur tout le corps qui ont entraîné sa mort ».

Des images circulant en ligne montraient Mustafa en train de manipuler une mitrailleuse montée sur un camion.

La Douzième chaîne a déclaré qu’il faisait partie d’une infrastructure locale de Syriens et de terroristes du Hezbollah qui collectaient des renseignements sur Israël et planifiaient des attaques terroristes.

Mustafa faisait office de guetteur à la frontière et préparait des engins explosifs, entre autres activités. Israël l’avait averti par le passé de ne plus aider le Hezbollah, a déclaré la chaîne, citant des informations arabes.

Tsahal a refusé tout commentaire, conformément à leur politique de longue date qui consiste à ne pas reconnaître officiellement les frappes spécifiques en Syrie, sauf celles qui sont effectuées en représailles à des attaques contre Israël.

Dans le passé, les frappes sur des zones proches de la frontière israélienne dans le Golan syrien ont visé des individus spécifiques soupçonnés de préparer des attaques contre Israël ou d’être en train de les mener.

Israël a accusé à plusieurs reprises l’armée syrienne d’aider activement le groupe terroriste Hezbollah, soutenu par l’Iran, dans cette région.

Tsahal a mis en garde l’armée syrienne contre ces agissements, à la fois par le biais de tracts largués le long de la frontière et par des appels publics et explicites, désignant dans certains cas les responsables syriens et du Hezbollah impliqués, y compris des officiers de la 90e brigade et de la 1re division syriennes.

Au fil des ans, Israël a lancé des centaines de frappes contre des cibles liées à l’Iran en Syrie et contre des installations militaires syriennes lorsqu’elles étaient utilisées pour attaquer Israël ou ses troupes.

Israël craint un renforcement de l’Iran à sa frontière nord et a frappé à plusieurs reprises des installations liées à l’Iran et des convois d’armes destinés au Hezbollah.

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