Un vice-ministre démissionne de la Knesset, mais conserve son poste ministériel
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Un vice-ministre démissionne de la Knesset, mais conserve son poste ministériel

Yitzhak Cohen, du parti Shas, quitte la Knesset en vertu de ce que l'on appelle la loi norvégienne, et laisse son siège à Danny Saida, un collègue du parti

Le député du Shas, Yitzhak Cohen, assiste à une séance plénière de la Knesset le 13 février 2013 (Miriam Alster/Flash90)
Le député du Shas, Yitzhak Cohen, assiste à une séance plénière de la Knesset le 13 février 2013 (Miriam Alster/Flash90)

Un vice-ministre du parti ultra-orthodoxe Shas a démissionné lundi de la Knesset en vertu d’une loi lui permettant de conserver son poste tout en laissant son siège à un autre membre du parti.

Yitzhak Cohen sera remplacé à la Knesset par Danny Saida, tout en restant vice-ministre des Finances.

Saida a occupé le poste de député pendant un peu plus d’une journée en septembre, suite à la démission de Yigal Guetta, ancien député de Shas, de la Knesset. Saida a été rapidement remplacé par le vice-ministre de l’Intérieur Meshulam Nahari, qui a brièvement démissionné de ses fonctions de vice-ministre et est revenu en tant que député.

Saida fut rapidement remplacé par le vice-ministre de l’Intérieur Meshulam Nahari, qui, en utilisation inverse de la loi dite norvégienne, a brièvement démissionné de ses fonctions de sous-ministre et est revenu en tant que député.

La loi, qui a été adoptée en 2015, permet à un ministre ou à un vice-ministre d’un parti de quitter le Parlement tout en conservant le poste de ministre.

La faction peut alors faire appel à un autre membre pour occuper le siège de la Knesset, accordant ainsi aux partis des ministres du gouvernement une présence plus forte dans les couloirs du pouvoir.

Le chef du parti Shas Aryeh Deri (G) et le député Meshulam Nahari lors d’une réunion de faction à la Knesset le 25 janvier 2016. (Yonatan Sindel/Flash90)

Un ministre qui démissionne de la Knesset ne renonce à aucun droit parlementaire – comme l’immunité contre les poursuites – ni à aucun salaire. L’entrée d’un nouveau député coûte à l’État environ 1,3 million de shekels pour les salaires, trois assistants, une voiture et d’autres dépenses, selon le site d’information économique Calcalist.

Outre le Shas, un certain nombre d’autres partis de la coalition ont également vu des ministres démissionner de leurs sièges à la Knesset, conformément à la loi.

Le chef du Shas, Aryeh Deri, qui détient les portefeuilles de l’Intérieur et du développement du Néguev et de la Galilée, a démissionné de son siège à la Knesset en octobre 2016, mais ne l’a pas fait en vertu de la loi norvégienne, que le parti avait déjà utilisée pour Nahari.

Les ministres qui cèdent leur siège à la Knesset en vertu de la loi norvégienne peuvent retourner siéger au Parlement au lieu d’être remplacés, au cas où ils perdraient leur poste de ministre, par exemple si le gouvernement venait à tomber. Puisque les partis ne peuvent activer la loi norvégienne que pour un seul ministre à la fois, si la coalition au pouvoir devait tomber ou perdre Shas, Deri serait sans emploi.

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