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Une carte israélienne dévoile des milliers de positions du Hezbollah à la frontière

Le graphique publié par l’armée démontre les capacités du renseignement israélien et pourrait indiquer des cibles potentielles dans le cas d’un futur conflit

Artillerie israélienne à la frontière libanaise, le 28 janvier 2015. Illustration. (Crédit : porte-parole de l'armée israélienne)
Artillerie israélienne à la frontière libanaise, le 28 janvier 2015. Illustration. (Crédit : porte-parole de l'armée israélienne)

L’armée israélienne a publié mardi une carte du sud du Liban sur Twitter, sur laquelle elle a indiqué les positions, infrastructures et armements du Hezbollah le long d’une partie de la frontière israélienne.

La carte, selon la Deuxième chaîne, présente plus de 200 villes et villages que l’organisation a transformés en bases opérationnelles, et montre plus de 10 000 cibles potentielles pour des frappes israéliennes dans le cas d’une nouvelle guerre contre le groupe terroriste.

La légende de la photographie indique qu’elle a été déclassifiée, un geste apparemment calculé par Israël pour constituer un dossier en cas de future action militaire. Elle pourrait aussi servir de mise en garde au groupe terroriste lui-même, démontrant l’effet dissuasif des capacités de rassemblement de renseignements d’Israël.

La Deuxième chaîne a indiqué que la même carte avait été présentée à quasiment chaque visite de diplomates étrangers en Israël, pour souligner que bien que le Hezbollah est pour l’instant lourdement impliqué dans la guerre civile syrienne, il continue de s’armer pour le conflit contre Israël, tout en s’intégrant de plus en plus profondément dans la population civile près de la frontière.

La semaine dernière, des avions israéliens auraient frappé des cibles en Syrie pour la première fois depuis trois mois, visant une base militaire du régime et un convoi du Hezbollah en route pour le Liban, selon des médias étrangers.

« Les renseignements israéliens, semble-t-il, ont identifié une livraison d’armes sophistiquées au Hezbollah, et Israël a décidé que cela n’allait pas se produire », avait déclaré à la radio militaire le major-général (de réserve) Yaakov Amidror, ancien conseiller à la sécurité nationale.

« C’est l’une de nos ‘lignes rouges’, que nous avons reconnues, déclarées et frappées dans le passé », a-t-il déclaré.

Dans la nuit de mardi à mercredi, Israël aurait à nouveau frappé l’armée syrienne, ainsi que des sites du Hezbollah. Ces frappes auraient tué plusieurs combattants du groupe terroriste chiite libanais.

En avril, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait confirmé qu’Israël avait mené des dizaines de frappes contre le Hezbollah pour empêcher le groupe d’obtenir des armes sophistiquées, un rare aveu israélien.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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