Israël en guerre - Jour 253

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"Le silence, c'est un crime fait aux femmes"

Une élue Yesh Atid déclare la guerre aux violences sexuelles instrumentalisées

Shelly Tal Meron a organisé une réunion consacrée à la lutte contre les violences sexuelles ; Manuel Valls et Aurore Bergé s'y sont exprimés à distance

La députée Shelly Tal Meron dirige le lobby pour la libération des otages restants dans la bande de Gaza, à la Knesset, le 9 janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La députée Shelly Tal Meron dirige le lobby pour la libération des otages restants dans la bande de Gaza, à la Knesset, le 9 janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Prenant la parole lors d’une conférence consacrée à la lutte contre les violences sexuelles, à la Knesset, le chef de l’opposition et président de Yesh Atid, Yair Lapid, s’en est pris lundi à ceux qui ont ignoré ou minimisé les viols en masse commis par les terroristes du Hamas, le 7 octobre, déclarant que « le silence, c’est un crime fait aux femmes ».

« Nous sommes venus aujourd’hui pour que nos cris déchirent ce silence », a-t-il ajouté.

« A Trafalgar Square, à Londres, des personnes qui se considèrent comme libérales, des personnes qui se considèrent comme progressistes parlent des droits des terroristes et des raisons qui leur permettent de justifier le meurtre. Mais s’agissant des viols, c’est le silence. A Dublin et à Madrid, à l’UCLA, à Berkeley, les idiots utiles crient ‘Du fleuve jusqu’à la mer’ sans réaliser qu’ils appellent au génocide des Juifs. Ils croient tout ce qu’ils peuvent voir sur leurs téléphones mobiles mais ils ne croient pas les témoignages horribles portant sur les abus sexuels qui ont été perpétrés par les terroristes du Hamas quand le sujet est évoqué. Là, c’est le silence. »

« À travers l’Histoire, il y a eu un complot du silence qui a toujours entouré les violences sexuelles pendant les guerres. C’est ce qui les a autorisées… avec des femmes qui sont violées, humiliées, assassinées et le monde qui garde le silence, » a-t-il déploré.

Le chef du parti d’opposition Yesh Atid, Yaïr Lapid, dirigeant une réunion de sa faction, à la Knesset, à Jérusalem, le 15 avril 2024. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

La conférence, initialement organisée par la députée Shelly Tal Meron (Yesh Atid), vise à établir « une coalition globale des femmes contre les violences sexuelles instrumentalisées dans le cadre de la guerre ».

« Nous déclarons aujourd’hui l’établissement d’une coalition historique et importante, avec la reconnaissance des violences sexuelles comme des crimes de guerre, » a dit Tal Meron lors de la conférence mise en place en partenariat avec ELNET, une organisation qui œuvre à tisser des liens entre Israël et l’Europe.

Le droit international les reconnaît déjà ainsi, a-t-elle ajouté, « mais la perception culturelle et politique » de ces violences doit changer.

Elle a noté que « pour les 128 otages, et en particulier pour les 17 femmes qui sont encore gardées en captivité à Gaza, cette réalité dure maintenant depuis 227 jours. »

L’ancien Premier ministre français Manuel Valls au cours du sixième forum global de lutte contre l’antisémitisme au centre de convention de Jérusalem, le 22 mars 2018. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Dans un message pré-enregistré, l’ancien Premier ministre français Manuel Valls a comparé les crimes du Hamas à ceux qui sont commis par les forces russes en Ukraine. « Nous aurions pu espérer une indignation plus vive face à ces féminicides, face à ces atrocités épouvantables, et plus particulièrement de la part du mouvement féministe qui n’est resté que trop silencieux, » a-t-il déclaré.

La députée française Aurore Bergé, ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discrimination, a indiqué qu’Israël « peut compter sur la détermination de la France… dans la lutte contre ce fléau [des violences sexuelles instrumentalisées] dont nous assistons tristement à la réapparition ».

« Nous resterons à vos côtés pour faire toute la lumière sur ce qui est arrivé », a-t-elle affirmé. « Ces crimes également ne doivent pas rester impunis ».

La ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les Discriminations, Aurore Bergé. (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Les députés et autres participants à la conférence ont ensuite assisté à un défilé de mode baptisé « No Silence », au cours duquel des femmes habillées pour représenter les victimes du 7 octobre se sont livrées à une danse d’interprétation pour mettre en lumière les événements de cette journée.

Les danseuses étaient habillées comme des avatars des étapes sinistres du massacre, de la soirée dansante au viol et à la prise d’otages, et des femmes portant des vêtements maculés de faux sang se sont déplacées à travers la Salle Neguev au Parlement.

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