Une gargotte de houmous casher sans certificat du rabbinat
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Une gargotte de houmous casher sans certificat du rabbinat

Les partisans de l'organisation casheroute alternative Surveillance privée se réunissent chaque semaine dans des restaurants locaux

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Le rabbin Aaron Leibowitz (à gauche) de Surveillance privée à Pasta Basta, un restaurant populaire qui a récemment reçu le certificat l'organisation alternative de casheroute (Autorisation: Surveillance privée)
Le rabbin Aaron Leibowitz (à gauche) de Surveillance privée à Pasta Basta, un restaurant populaire qui a récemment reçu le certificat l'organisation alternative de casheroute (Autorisation: Surveillance privée)

Le houmous crémeux et épaix servi à Arbis, une houmousya ainsi nommée d’après le plat de pois chiches épicés traditionnellement servi pour la naissance d’un fils premier-né, est considéré comme l’un des meilleurs à Jérusalem. Mais tous ceux qui voulaient en goûter un peu vendredi dernier, ont dû s’assurer d’y arriver tôt.

La gargotte de houmous, située près de la rue Agrippas du marché Mahane Yehuda de Jérusalem dans le quartier de Nachlaot, a récemment accueilli les partisans de Hachgaha pratit (Surveillance privée), l’organisation de certification de casheroute privée et alternative créée par le rabbin Aaron Leibowitz du parti Yerushalmim et qui s’implante lentement à Jérusalem et à Tel Aviv.

Le but de l’organisation est d’offrir une solution de rechange aux certificats de casheroute du grand-rabbinat orthodoxe, qui pendant des années a eu un monopole en veillant à ce que les restaurants suivent la halakha (loi religieuse) quand ils préparent et servent de la nourriture.

Avec la récente décision de la Cour suprême que Surveillance privée ne peut pas délivrer des certificats casher qui utilisent le mot ‘casher’, l’organisation a lancé une campagne sur les médias sociaux incitant les clients à manger dans les restaurants qui utilisent la certification casher alternative, et de partager des photos de leurs repas et leurs expériences culinaires avec les hashtag #kosherhere ou #reallykosher.

« Nous avons ajusté notre système pour accueillir les nouveaux aspects juridiques », a déclaré Leibowitz. « Demain, nous montrerons que nous sommes ici pour rester. »

L’organisation, qui a surveille 26 restaurants en Israël, dont plusieurs à Tel Aviv et Herzilya, a ajouté un nouvel endroit depuis la décision de la cour et d’autres sont encore en processus, dit Leibowitz.

«L’année dernière, nous avons ajouté au moins un établissement chaque mois, parfois plus, » a-t-il dit.

Arbis, la houmoussya choisie pour l’événement de vendredi 25 juin, utilise le certificat de Surveillance privée depuis son ouverture il y a deux ans et demi, affirmeYoav Bakerman, l’un des trois propriétaires.

Bakerman dit que lui et ses partenaires n’ont pas aimé les méthodes de travail du rabbinat.

« Utiliser le rabbinat exige beaucoup d’argent », a expliqué Bakerman. « Il était important pour nous d’avoir un restaurant casher, et c’est une sorte de pont pour d’autres clients. »

Certains clients ont choisi de ne pas manger à Arbis quand ils ont découvert quel genre de certification casher utilisait le restaurant, mais ils servent néanmoins des clients ultra-orthodoxes et les orthodoxes modernes, a confié Bakerman.

Lorsque les nouveaux certificats casher ont été remis il y a deux semaines, la houmoussya a offert d’organiser une maison ouverte pour montrer qu’ « il est temps de faire les choses autremment. »

« Nous ne sommes plus l’ancienne génération plus longtemps, vous devez faire les choses différemment pour que ce soit différent. »

Selon Leibowitz, l’événement de vendredi à Arbis est le premier d’une série, avec un nouvel événement chaque semaine dans un autre endroit.

Arbis, 1 rue Shilo, Mahane Yehuda, Jérusalem.

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