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Une rencontre entre la famille d’un Juif sauvé de la Shoah et celle de ses sauveurs

Albert Ebner, médecin juif, a pu échapper à la Shoah grâce à l’aide de fermiers normands de Carantilly, dans la Manche

Le médecin juif Albert Ebner et son fils Olivier. (Crédit : Olivier Ebner, éditions L’Harmattan)
Le médecin juif Albert Ebner et son fils Olivier. (Crédit : Olivier Ebner, éditions L’Harmattan)

Albert Ebner, né Autrichien en Bucovine en 1907, étudiant en France avec la nationalité roumaine en 1926, est devenu médecin français pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a pu échapper à la Shoah grâce à l’aide de fermiers normands de Carantilly, dans la Manche. Le journal Ouest-France a retracé cette histoire dans son édition du 6 décembre, et annoncé que les descendants de ce médecin et ceux de ses sauveurs allaient se rencontrer lors d’une cérémonie en février prochain.

Le quotidien français explique qu’un homme, René Gautier, passionné par tout ce qui touche à sa commune de naissance, Marigny, est à l’origine de l’organisation de cette rencontre. Il a entendu parler d’Albert Ebner lors de la conférence d’un historien, au printemps dernier, qui a affirmé que la brigade de Marigny avait sauvé le médecin juif.

Intrigué, il a enquêté, et ses recherches lui ont permis de découvrir que l’homme avait en fait été sauvé par un couple de fermiers de Carantilly, près de Marigny, Jean-Baptiste et Maria Lequertier, et non pas par les gendarmes de la brigade de Marigny. Il a pu retrouver la trace du fils de ce médecin, Olivier Ebner, qui a enregistré le témoignage de son père et en a même fait un livre, Venu de Bucovine, publié en 2013.

Albert Ebner, qui avait son cabinet de médecine dans l’Eure-et-Loir, et sa femme ont été arrêtés en 1942. Déportée, elle est morte à Auschwitz. Le médecin et les enfants du couple sont eux parvenus à échapper à la déportation.

Alors que les enfants ont été accueillis dans des familles, le médecin, d’abord caché dans un sanatorium, a fini par fuir en Normandie sur le conseil d’une de ses patientes, Gabrielle Coron. C’est alors qu’il est arrivé à la ferme des parents de Gabrielle, Jean-Baptiste et Maria Lequertier, la veille du Noël 1943. Évitant le plus possible de sortir de sa chambre à la ferme, et après une fuite des fermiers et du médecin non loin en raison de bombardements, Albert Ebner est reparti de la région sain et sauf en août 1944, peu après la libération du secteur par les Américains.

René Gautier est parvenu à retrouver une partie de la famille d’Albert Ebner et, avec la municrrLequertier et à Albert Ebner, en présence des membres des deux familles.

Une cérémonie, en compagnie des collégiens et lycéens de la commune, est donc prévue le 11 février 2023.

Jean-Baptiste et Maria Lequertier n’ont – pas encore ? – été reconnus Justes parmi les nations. Ce titre, décerné par le musée-mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, est remis à ceux qui, à travers le monde, ont, par leurs actions héroïques, sauvé des Juifs de la déportation.

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