Une synagogue vandalisée à Jérusalem
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Une synagogue vandalisée à Jérusalem

La police enquête pour retrouver les auteurs des croix taguées sur le bâtiment

Des croix peintes à la bombe sur une synagogue de la rue Yossi ben Yoezer, dans le centre de Jérusalem, le 12 septembre 2016. (Crédit : porte-parole de la police israélienne)
Des croix peintes à la bombe sur une synagogue de la rue Yossi ben Yoezer, dans le centre de Jérusalem, le 12 septembre 2016. (Crédit : porte-parole de la police israélienne)

Une synagogue de Jérusalem a été vandalisée pendant la nuit de dimanche à lundi. Des croix ont été taguées sur la façade extérieure du bâtiment. Cet acte de vandalisme pourrait être un crime de haine.

La police a annoncé lundi matin qu’elle enquêtait sur un plainte pour vandalisme sur une synagogue de la rue Yossi Ben Yoezer, dans le sud de Jérusalem.

« Des croix ont été peintes à la bombe en noir sur le mur et les fenêtres de la synagogue », a déclaré la porte-parole de la police Luba Samri.

Une équipe médico-légale a été appelée sur les lieux et les détectives ont ouvert une enquête sur l’incident, a précisé Samri.

La police n’a pas indiqué quel était le motif possible ou qui étaient les suspects de ce crime, qui ressemble à d’autres crimes de haine contre les édifices religieux en Israël qui ont été constatés au cours des dernières années.

Wadie Abunassar, conseiller de l’Eglise catholique en Terre sainte. Photographie non datée. (Crédit : Facebook/Wadie Abunassar)
Wadie Abunassar, conseiller de l’Eglise catholique en Terre sainte. Photographie non datée. (Crédit : Facebook/Wadie Abunassar)

Wadie Abunassar, conseiller de l’Eglise catholique en Terre sainte, a condamné cet acte de vandalisme.

« Tous les peuples doivent se respecter mutuellement, en particulier les lieux saints des autres », a-t-il écrit sur Facebook.

En août, deux jeunes filles juives ont été prises en flagrant délit à Petah Tikva pendant qu’elles taguaient des croix sur une synagogue. Les deux jeunes filles, âgées de 13 et 15 ans, avaient été appréhendées par la police sur les lieux, et emmenées pour être interrogées.

En avril, une synagogue de Safed avait également été vandalisée. Les mots « mort aux arabes » avaient été inscrits sur le bâtiment. Le même jour, un cocktail Molotov avait été lancé sur une synagogue de Jaffa, sans qu’aucun dommage ne soit signalé.

Le visage d'Hitler et des slogans antisémites peintes sur une synagogue de Tel Aviv, en janvier 2016 (Crédit : porte-parole de la police)
Le visage d’Hitler et des slogans antisémites peintes sur une synagogue de Tel Aviv, en janvier 2016 (Crédit : porte-parole de la police)

En janvier, plusieurs bâtiments de Tel Aviv, dont une synagogue, ont été tagués avec le visage d’Hitler peint à la bombe et des slogans comme « Hitler était juif » et « Heilike », ce qui semble être une combinaison de « Heil » et du « like » de Facebook.

Des vandalismes contre des synagogues ont également été signalés suite à des querelles intestines. En février, un homme juif avait été arrêté et accusé d’avoir accroché un pied d’un porc à l’entrée d’une synagogue d’Arad pour protester contre l’utilisation d’un refuge public par une congrégation ultra-orthodoxe.

Un pied de porc accroché à l'entrée d'une synagogue d'Arad, dans le sud d'Israël, retrouvé par la police le 25 novembre 2015. (Crédit : police israélienne)
Un pied de porc accroché à l’entrée d’une synagogue d’Arad, dans le sud d’Israël, retrouvé par la police le 25 novembre 2015. (Crédit : police israélienne)

Les synagogues ont également été la cible de vandalisme aux États-Unis et en Europe, actes qui sont souvent condamnés par des groupes juifs qui considèrent cela comme des attaques antisémites.

La police israélienne a mené une campagne au cours des dernières années contre la vague de vandalisme antimusulman et antichrétien menée par des juifs extrémistes.

En janvier, deux mineurs israéliens ont été arrêtés car ils étaient soupçonnés d’avoir vandalisé l’église de la Dormition, située juste à l’extérieur de la Vieille Ville de Jérusalem, avec des graffitis antichrétiens.

« Si nous devions effectivement compter tous ces incidents, ils y en auraient des centaines », avait déclaré Abunassar à l’époque des attaques antichrétiennes.

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