Valls, Maillard, Hidalgo: « décision grave mais justifiée » d’interdire les manifs
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Valls, Maillard, Hidalgo: « décision grave mais justifiée » d’interdire les manifs

"Il est hors de question d'importer sur notre sol" le conflit, a déclaré le numéro deux de LR, Guillaume Peltier

Illustration : un manifestant pro-palestinien brandit un drapeau israélien en feu lors d'une manifestation sur la place de la République à Paris, en France, le 26 juillet 2014. (Crédit : AP Photo/Benjamin Girette)
Illustration : un manifestant pro-palestinien brandit un drapeau israélien en feu lors d'une manifestation sur la place de la République à Paris, en France, le 26 juillet 2014. (Crédit : AP Photo/Benjamin Girette)

L’ancien Premier ministre, Manuel Valls, qui a apporté cette semaine son soutien à Israël, a approuvé une « décision grave mais justifiée » d’interdire les manifestations pro-palestiniennes de Paris samedi, estimant qu' »une partie de la gauche ou l’extrême gauche prend prétexte de ce conflit pour justifier l’antisémitisme ».

« On parle de soutien aux Palestiniens, mais comme en 2014, cela aurait été une nouvelle fois une manifestation ‘pro-Hamas’ », a déploré Manuel Valls, en dénonçant cette « organisation terroriste puissamment armée » et « une partie de la gauche ou l’extrême gauche » qui « prend prétexte de ce conflit pour justifier l’antisémitisme ».

L’ex-Premier ministre a mis en garde contre l’importation du conflit en France, « comme cela dure depuis 20 ans ». « Je l’ai vu moi-même comme maire d’Évry dans nos quartiers, sur notre territoire ».

Le député LREM de Paris Sylvain Maillard a estimé l’interdiction « dure », « grave », « mais nécessaire pour préserver l’ordre public ».

L’interdiction a également été approuvée du côté des Républicains et du Rassemblement national. « Il est hors de question d’importer sur notre sol » le conflit israélo-palestinien, a abondé vendredi sur BFMTV le numéro deux de LR, Guillaume Peltier.

« Il vaut mieux qu’il n’y ait pas de manifestations », notamment pour éviter des « provocations antisémites », a abondé sur CNews le porte-parole du RN, Sébastien Chenu.

La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a aussi affirmé vendredi que l’interdiction par le gouvernement de la manifestation pro-palestinienne de samedi était une « décision sage ».

« Nous avons connu en 2014 une manifestions extrêmement violente, très difficile. La situation est de très très grande tension. Et je pense que cette décision est une décision sage », a affirmé Mme Hidalgo sur radio J.

La manifestation à la station de métro Barbès-Rochechouart pour « commémorer la Naqba et dénoncer les dernières agressions israéliennes contre le peuple palestinien » a été interdite jeudi à la demande du gouvernement en raison de « risques de troubles à l’ordre public ».

Il n’y aura « pas de manifestation antisémite », a affirmé Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur.

Il faisait référence à une manifestation en 2014, où des « mort aux juifs » avaient été scandés dans les rues de la capitale.

La préfecture a demandé aux préfets de suivre de près les rassemblements prévus dans différentes villes (Lille, Lyon, Marseille, Nancy, Rennes, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulouse…). Il les enjoint notamment d' »anticiper les risques de débordement » et de « ne pas hésiter » à « interdire » les manifestations si leurs déclarations sont « hors délai », représentent un risque de « troubles à l’ordre public » ou ne « respectent pas les règles de l’état d’urgence sanitaire ».

Et les a également appelés à assurer la « protection des lieux de culte, écoles, centres culturels et commerces de la communauté juive ».

LFI a considéré que cette interdiction était une « provocation » et une « atteinte à la démocratie ».

De leur côté, les organisateurs de la manifestation espéraient vendredi obtenir de la justice l’annulation de son interdiction.

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