Victoire posthume d’une transsexuelle qui voulait être incinérée
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Victoire posthume d’une transsexuelle qui voulait être incinérée

May Peleg, née de sexe masculin, s'était suicidée et souhaitait être incinérée

Un drapeau israélien aux couleurs Gay (Crédit : Flash90)
Un drapeau israélien aux couleurs Gay (Crédit : Flash90)

Un tribunal de Jérusalem a tranché en faveur des dernières volontés d’une transsexuelle, qui s’est suicidée le week-end dernier, et avait demandé à être incinérée, contre les exigences de sa mère ultra-orthodoxe juive, a indiqué jeudi son avocat.

Dans son jugement, dont l’AFP s’est procuré une copie, le tribunal de district de Jérusalem a dit mercredi « respecter la demande de la défunte », May Peleg, et a ordonné que son corps soit transféré à un crématorium.

Son avocat, Yossi Wolfson a précisé que la famille de May Peleg, ancienne directrice de la « Maison ouverte », principal point de regroupement de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans) de Jérusalem, avait jusqu’à dimanche pour faire appel de ce jugement auprès de la Cour suprême.

La veille de son suicide, May Peleg, 31 ans, avait transmis ses dernières volontés à son avocat: qu’elle soit incinérée et que ses cendres soient pour une partie dispersées en mer et, pour l’autre, au pied d’un arbre, a relaté à l’AFP un de ses amis, dirigeant de la « Maison ouverte », Eran Globus.

May Peleg, née de sexe masculin, avait subi une opération pour devenir une femme après s’être marié, avoir eu deux enfants puis divorcé.

« May savait que sa famille, avec qui elle n’était plus en contact depuis des années, tenterait de s’opposer à sa crémation et d’imposer un enterrement selon le rituel » juif, a affirmé Eran Globus.

La religion juive interdit le suicide et la crémation.

« J’ai découvert aujourd’hui que mon fils avait été découvert mort (…) Je demande à ce qu’on me rende son corps pour qu’il soit enterré selon la loi juive », a déclaré la mère de May Peleg lors d’une audience mardi devant un tribunal de Jérusalem, selon le quotidien Haaretz.

Avant la décision du tribunal de Jérusalem en faveur des dernières volontés de May Peleg, son avocat avait souligné qu’il s’agissait de trancher entre « les liens du sang, qui rattachent May Peleg au monde haredi (ultra-orthodoxe), et ceux qu’elle avait choisis avec la communauté LGBT ».

La loi israélienne accorde de larges droits aux LGBT, notamment dans le domaine familial.

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