Washington rejette l’assimilation de la loi sur les ONG israéliennes aux registres des lobbyistes
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Washington rejette l’assimilation de la loi sur les ONG israéliennes aux registres des lobbyistes

Le porte-parole du département d’Etat a déclaré que le projet de loi de la ministre Shaked mettait en danger « une société civile libre et qui fonctionne »

John Kirby (Crédit : domaine public/Defense.gov News Photos archive)
John Kirby (Crédit : domaine public/Defense.gov News Photos archive)

WASHINGTON – L’administration Obama a rejeté la comparaison entre un projet de loi israélien demandant l’enregistrement des ONG financées par l’étranger et les lois américaines enregistrant les intérêts étrangers des lobbyistes.

Le porte-parole du département d’Etat, John Kirby, interrogé mercredi par JTA sur un éditorial cette semaine de la ministre de la Justice, Ayelet Shaked, comparant les deux lois, a également déclaré que les Etats-Unis avaient exprimé leur inquiétude au gouvernement de Netanyahu concernant cette mesure.

« Ce sont deux choses différentes », a déclaré Kirby, se référant à la loi approuvée cette semaine par le cabinet israélien et à la loi américaine sur l’enregistrement des agents étrangers (Foreign Agents Registration Act). Kirby n’a pas précisé les différences.

Le projet de loi de Shaked demanderait que les ONG qui reçoivent une majorité de leurs financements d’ « entités politiques étrangères » déclarent les financements et les détaillent chaque fois qu’ils publient un rapport ou s’expriment devant des fonctionnaires. La loi américaine sur l’enregistrement des agents étrangers demande que les agents qui agissent en faveur d’un gouvernement étranger et en son nom soient enregistrés et rapportent leurs activités.

Kirby a également déclaré que depuis le feu vert du cabinet israélien au projet de loi, les officiels américains ont exprimé leurs inquiétudes sur les dangers qu’il pose à une « société civile libre et qui fonctionne ».

Il a noté que le projet de loi devait encore être soumis à plusieurs lectures à la Knesset, un processus qui pourrait le modifier.

Le comité juif américain (AJC) a également exprimé des inquiétudes à propos du projet de loi.

« La solution proposée pose autant de risques que le problème lui-même, y compris le risque de la réputation d’Israël en tant que société ouverte et confiante, qui a longtemps été le seul poste avancé de la démocratie au Moyen-Orient », a déclaré l’AJC dans un communiqué.

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