Yaalon critique la campagne d’Im Tirzu
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Yaalon critique la campagne d’Im Tirzu

Le ministre de la Défense défend "le droit d'exprimer ses opinions librement, sans aucune peur" ; Im Tirzu s'excuse

Moshe Yaalon au Forum Saban, le 4 décembre 2015 (Photo : autorisation)
Moshe Yaalon au Forum Saban, le 4 décembre 2015 (Photo : autorisation)

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon critique une campagne par le groupe de droite Im Tirzu visant à qualifier les artistes et d’autres figures culturelles de gauche de  » taupes étrangères ».

« Je débattrai avec n’importe qui ayant un désaccord profond avec moi, et j’essaierai de le convaincre et de lui expliquer pourquoi je pense qu’ils a tort », a déclaré Yaalon.

« En même temps, je me battrais pour son droit d’exprimer ses opinions librement, sans aucune peur. Le diabolisation de personnes qui ont une opinion différente en les qualifiant de ‘traîtres’ est détestable et dangereux à mes yeux, et quiconque publie une campagne de ce genre ne représente pas la droite modérée et certainement pas le parti Likud ni ses valeurs ».

La campagne, lancée mercredi et intitulée des « Taupes dans la Culture », présente une série d’artistes qui inclut un nombre important d’auteurs, d’acteurs et de musiciens israéliens bien connus, les écrivains Amos Oz, David Grossman et A.B. Yehoshua, l’actrice Gila Almagor et les chanteurs Rona Keinan et Chava Alberstein sont visés, les accusant d’être des « taupes » qui soutiennent des groupes de gauche qui recoivent certains de leurs financements de gouvernements étrangers.

« David Grossman, qui a perdu son fils à la guerre, est un patriote israélien, comme Sami Michale, Gila Almagor et d’autres [sont] des patriotes israéliens concernés par le destin de l’état. Un désaccord politique ne doit pas faire oublier cet élément et conduire à de l’incitation à la haine contre eux ».

La campagne d’Im Tirtzu s’inscrit dans la tentative du groupe de la fin 2015 d’accuser des figures importantes dans les organisations humanitaires d’Israël d’être des « taupes » travaillant pour des pays étrangers.

Tandis que le directeur d’Im Tirtzu, Matan Peleg, a maintenu dans des entretiens jeudi que la campagne était seulement un effort de prise de conscience, des artistes et des législateurs ont répondu au groupe, le qualifiant de « fasciste » et sa campagne d’incitation à la haine et de calomnie.

Vendredi, Im Tirtzu a déclaré qu’il n’avait pas pleinement tenu compte des ramifications de leur nouvelle campagne où il listait les membres de l’élite culturelle d’Israël qui soutiennent des causes de gauche.

Le groupe de droite, Im Tirtzu, a également présenté ses excuses pour « ne pas avoir suffisamment » considéré les ramifications de leur nouvelle campagne qu’il a lancée où il listait les artistes et les interprètes israéliens associés à des organisations de gauche.

« Mes chers amis, nous avions tort », a écrit le groupe sur sa page officielle Facebook. « Nous avons posté un message trompeur sur un sujet qui est très important et essentiel et précisément à cause de cela, nous aurions dû être plus prudent ».

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