Yémen : la coalition menée par Ryad dément avoir frappé la vieille ville de Sanaa
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Yémen : la coalition menée par Ryad dément avoir frappé la vieille ville de Sanaa

Un missile est tombé dans le quartier de Qassimi où se trouvent des milliers de maisons vieilles de plusieurs siècles

Des maisons classé au patrimoine mondiale de l'UNESCO dans la vieille ville de capitale yéménite Sanaa en partie détruites le 12 juin 2015 suite à une frappe aérienne menée par l'Arabie saoudite (Crédit : AFP PHOTO / MOHAMMED HUWAIS)
Des maisons classé au patrimoine mondiale de l'UNESCO dans la vieille ville de capitale yéménite Sanaa en partie détruites le 12 juin 2015 suite à une frappe aérienne menée par l'Arabie saoudite (Crédit : AFP PHOTO / MOHAMMED HUWAIS)

La coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite, qui mène des raids contre des rebelles chiites au Yémen, a démenti vendredi que ses avions aient frappé un quartier historique de la capitale Sanaa.

« Il est certain que nous n’avons pas mené d’opérations dans la ville », a déclaré à l’AFP le général Ahmed al-Assiri, le porte-parole de la coalition.

Une frappe aérienne a touché vendredi la vieille ville de Sanaa, faisant cinq morts et détruisant trois maisons dans ce secteur classé par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité.

Le raid, lancé avant l’aube, est la première frappe directe à toucher ce quartier depuis le lancement le 26 mars de la campagne aérienne menée par la coalition contre les rebelles chiites Houthis et leurs alliés, selon des habitants.

Un missile a chuté sans exploser dans le quartier de Qassimi, situé dans une zone qui comprend des milliers de maisons vieilles de plusieurs siècles, selon un journaliste de l’AFP et des témoins.

La chute du missile a cependant démoli des maisons de trois étages et tué cinq personnes, dont une femme et un enfant, ont indiqué des sources médicales et des témoins.

L’objectif du raid n’était pas clair, avec des affirmations contradictoires d’habitants sur le fait que des rebelles occupaient ou non l’une des maisons visées.

Dans le même temps, des avions de la coalition ont également frappé des positions et dépôts d’armes appartenant aux rebelles et à leurs alliés — des forces restées fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh — à Sanaa ainsi que dans la province pétrolière de Marib (est).

Édifiée dans une vallée au milieu des montagnes à 2.200 mètres d’altitude, Sanaa était au VIIe et VIIIe siècles un important centre de propagation de l’islam. On y décompte 103 mosquées, 14 hammams et quelque 6.000 maisons, dont des maisons-tours ou d’autres en pisé, construites avant le XIe siècle.

En mai, l’Unesco s’était alarmée des « sérieux dégâts » causés par des bombardements sur la vieille ville et avait appelé « toutes les parties en présence à tenir le patrimoine culturel hors de portée des conflits ».

Des habitants avaient déjà indiqué auparavant que des maisons de la vieille ville avaient été endommagées par des frappes aériennes visant le ministère de la Défense, situé non loin de là.

Partis de Saada, leur fief dans le nord du Yémen, les Houthis ont pris le contrôle de la capitale en septembre 2014, puis de vastes régions du nord, de l’ouest et du centre. Ils ont ensuite avancé vers le sud, poussant le président Abd Rabbo Mansour Hadi à fuir Aden, où il s’était réfugié, pour s’exiler en Arabie saoudite.

C’est pour stopper leur avancée que la coalition a lancé sa campagne de raids fin mars.

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