Israël en guerre - Jour 256

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À VOIR : Yvan Attal dénonce le manque d’action de l’Occident contre le Hamas

"Israël fait le boulot, le sale boulot, seul" contre le groupe terroriste palestinien, a regretté l'acteur, qui a aussi vivement dénoncé l'antisémitisme dans la société française

L’acteur et réalisateur Yvan Attal participait à la soirée contre l’antisémitisme en Europe, organisée par la revue de Bernard-Henri Lévy, La Règle du jeu, au théâtre Antoine, à Paris, le 3 juin dernier.

Lors de sa prise de parole, il a vivement dénoncé les discours et l’antisémitisme de ces derniers mois en France.

« Que dire sur l’antisémitisme qu’on n’a pas encore dit ? Qu’on n’a pas déjà entendu, surtout à des gens qui n’ont pas envie d’entendre ? […] Les actes antisémites augmentent, flambent même, et tous les jours j’entends qu’il ne faut surtout pas importer le conflit », a-t-il déclaré, après avoir remercié Bernard-Henri Lévy qui lui a imploré de ne plus « avoir peur ».

« Mais de quel conflit parle-t-on ? », a-t-il poursuivi. « Est-ce qu’on parle encore d’un conflit territorial ? C’est une blague ? Le problème, ici ou là-bas, est le même conflit : l’antisémitisme, la haine des Juifs. Si on admet que nous sommes nous, en diaspora, victime d’antisémitisme, alors pourquoi Israël, qui est le centre névralgique du peuple juif, ne serait pas lui victime d’antisémitisme ? On lui reproche de coloniser tel ou tel territoire, mais c’est un prétexte. On veut détruire Israël. ‘From the river to the sea’, tout est dit. D’ailleurs, aucun accord n’est le bon. C’est jamais suffisant. Pourtant il y en a eu des tentatives et des propositions. La solution serait aujourd’hui de revenir aux frontières d’avant 1967. À l’époque, les Arabes de la région n’en voulaient pas, mais il semblerait que ça leur irait aujourd’hui. Mais avant 1967, Gaza était égyptien, et la Cisjordanie, jordanienne. Jérusalem était sous la coupe jordanienne. Aucun Palestinien d’ailleurs ne réclamait Jérusalem comme capitale tant que Jérusalem était jordanienne, mais depuis que Jérusalem est revenue dans les mains des Juifs, tout d’un coup, Jérusalem devait devenir la capitale du peuple palestinien. Donc avant 1967 Gaza était égyptien, la Cisjordanie jordanienne, alors je demande sérieusement, quand et à quel moment et où la Palestine a-t-elle réellement existé ? », a interrogé Yvan Attal.

« Il y avait des Juifs bien avant 1948 en Palestine. Des Palestiniens juifs, des syndicats juifs, une monnaie juive, et même le drapeau officiel de la Palestine avant 1948 était flanqué de l’étoile de David. Trop souvent, les gens pensent et me disent : ‘On a donné cette terre aux Juifs après la Shoah au détriment d’un autre peuple.’ Non, j’en ai marre d’entendre que la création de l’État d’Israël sous-entend une création de toutes pièces. Il s’agit de l’indépendance de l’État d’Israël, alors quand bien même il n’y a jamais eu d’État palestinien, il existe aujourd’hui de fait un peuple palestinien qui s’est construit depuis 1948 en réaction à l’indépendance d’Israël, et avec qui il faut trouver un accord, avec qui il est urgent de faire la paix. Et toute la difficulté est de trouver un interlocuteur qui ne danse pas après des pogroms », a expliqué l’époux de Charlotte Gainsbourg. 

« Il y a sûrement des Palestiniens cachés qui ne dansent pas quand on viole des femmes juives. Il y a sûrement des leaders palestiniens cachés qui veulent trouver un accord, sans jurer de recommencer, contrairement au Hamas, ou sans défendre des thèses révisionnistes, contrairement aux leaders du Fatah. Alors qui ? Avec qui discuter sincèrement de paix ? Il faut les trouver. Ça devient vital de les trouver, et d’arrêter de se cacher parfois derrière le fait qu’ils n’existeraient pas. Nous sommes censés ce soir parler d’antisémitisme, mais c’est difficile de parler d’antisémitisme sans parler d’Israël, puisque tout le monde justifie son antisémitisme par sa haine d’Israël. Le monde déteste les Juifs, donc le monde déteste Israël. J’ai beau essayé de comprendre pourquoi, de réfléchir en me projetant de l’autre côté, en dehors des morts civils palestiniens, je ne comprends pas. Tout est de mauvaise foi, aucun argument ne tient. Et quand j’entends que certains considèrent que le Hamas est un mouvement de résistance, je me souviens que les terroristes qui ont massacré ‘Charlie Hebdo’, l’Hypercacher, le Bataclan, etc, se prétendaient aussi des résistants. ‘Résistants’ contre l’Occident. Alors je n’aimerais pas être gouverné par des gens capables de pactiser avec cette idéologie. Je n’aimerais pas être gouverné par des gens qui abandonneraient nos otages si par hasard, ces ‘résistants’ venaient à prendre des otages, ici, chez nous, en France. Imaginons deux secondes que ces terroristes de Charlie, du Bataclan, de Nice, de Toulouse, etc, se constituaient une armée, qu’ils vivaient à l’une de nos frontières, et qu’ils jureraient de recommencer. Voilà la situation d’Israël. Qui va chercher les otages ? Non seulement les otages israéliens, mais des otages français, américains, allemands, thaïlandais… Israël fait le boulot, le sale boulot, seul », a-t-il regretté.

« J’ai entendu le monde faire pression sur Israël. Depuis le 8 octobre, on a mis en garde Israël tout de suite. Mais qui a fait pression sur le Hamas pour rendre les otages ? Qui aujourd’hui fait pression avec autant de force qu’il menace Israël sur le Hamas pour rendre les otages ? »

Le comédien a ensuite dénoncé les manifestations où ont été entendus des propos tels « mort à Israël » et « mort aux Juifs » et a regretté la situation actuelle, huit mois après le 7 octobre. « Alors qu’Israël était victime de pogroms, les Juifs du monde entier devenaient les coupables. En quelques mois, la situation des Juifs est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Je n’ose imaginer ce qu’elle sera dans quelques mois encore si la France, l’Europe et le monde continuent de demander des comptes à Israël en laissant le Hamas tranquille avec un sentiment total d’impunité », a-t-il conclu.

En plus d’Yvan Attal, la présidente de l’Assemblée nationale Yäel Braun-Pivet, la maire de Paris Anne Hidalgo, le président du Sénat Gérard Larcher, l’ex-Premier ministre français Manuel Valls, le chanteur Patrick Bruel, la comédienne Sandrine Kiberlain, le grand rabbin de France Haïm Korsia ou encore le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Yonathan Arfi ont participé à cette grande soirée contre l’antisémitisme.

Les vidéos de leurs interventions sont à retrouver sur la page YouTube de la revue La Règle du jeu.

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