Zarif à Beyrouth : l’accord est « une occasion historique » de répondre aux menaces israéliennes
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Zarif à Beyrouth : l’accord est « une occasion historique » de répondre aux menaces israéliennes

Le ministre des Affaires étrangères iranien a souligné au chef du Hezbollah l'importance de la coordination entre Téhéran et Beyrouth pour la stabilité régionale

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif (Capture d’écran YouTube/CFR)
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif (Capture d’écran YouTube/CFR)

L’accord nucléaire iranien représente une « occasion historique » de lutter contre les « menaces » israéliennes, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif au chef du Hezbollah Hassan Nasrallah lors d’une réunion mardi à Beyrouth, d’après la chaîne de télévision Al-Manar du Hezbollah mercredi.

« Zarif a affirmé depuis Beyrouth que l’accord nucléaire entre Téhéran et les puissances mondiales a créé une occasion historique de coopération régionale de lutter contre l’extrémisme et de faire face aux menaces posées par l’entité sioniste », a rapporté Al-Manar.

De même que le régime syrien, le groupe terroriste basé au Liban Hezbollah est financé par l’Iran.

Le Hezbollah a envoyé des milliers de ses hommes armés soutenir le président syrien Bashar el-Assad durant les cinq ans de guerre civile dans le pays.

Le ministre des Affaires étrangères iranien est arrivé à Beyrouth mardi pour une visite de deux jours. Il doit également rencontrer son homologue libanais Gebran Bassil et le président du parlement, Nabih Berri, mercredi.

Il s’est entretenu avec le Premier ministre libanais Tammam Salam à Beyrouth mardi, leur première réunion officielle depuis que Salam a pris ses fonctions l’année dernière.

« Nous apprécions le rôle majeur joué par le Premier ministre pour assurer la sécurité, lutter contre le terrorisme et créer une coopération », a déclaré Zarif aux journalistes après leur rencontre de 35 minutes, selon Al-Manar.

Zarif a souligné l’importance de la coordination entre l’Iran et le Liban sur la question de « la paix et de la stabilité régionale ».

Il a déclaré : « Aujourd’hui, l’heure n’est pas à la compétition et à la rivalité, mais la concurrence devrait construire le Liban ».

Il n’a pas mentionné la crise syrienne, qui, selon une porte-parole, devrait faire partie des entretiens.

Le responsable qui a assisté à la réunion a déclaré que Salam et Zarif ont discuté du vide présidentiel au Liban et convenu d’aborder le sujet.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré qu’il espérait « plus de coopération entre les gouvernements et les peuples libanais et iranien, de sorte que ce nouveau départ pour notre région soit positif pour les pays régionaux. »

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien Marzieh Afkham a déclaré à l’agence de presse officielle IRNA que la visite de Zarif à Beyrouth comprendrait des discussions sur les « questions bilatérales, les événements régionaux et la crise du terrorisme et de l’extrémisme. » Ils devaient également débattre du « nouveau plan iranien pour aider à résoudre la question syrienne, » selon Afkham.

Le haut diplomate poursuivra vers Damas. Zarif a reporté une visite prévue en Turquie, ont indiqué des responsables. Le mystère entoure la raison de cette annulation de dernière minute.

La visite devait traiter de la crise en Syrie, qui a causé de profonds désaccords entre Téhéran et Ankara, l’Iran étant l’un des derniers alliés de l’ennemi juré de la Turquie, le président Bashar al-Assad.

« Il y a eu un changement de programme, » a déclaré le responsable turc, sans donner de raison.

L’IRNA a cité un responsable du ministère iranien des Affaires étrangères selon lequel la visite avait été reportée en raison de « problèmes de calendrier ».

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