Un groupe de 87 personnes âgées ont célébré tardivement leur bat et bar-mitsva au mur Occidental à Jérusalem lundi.

Il s’agissait, pour la plupart, de survivants de l’Holocauste qui n’avaient pas pu célébrer leur entrée dans le monde adulte juif pendant la guerre, a indiqué le quotidien Yedioth Aharonoth.

« À cause de ce qui nous est arrivé, je ne crois en rien et je ne vais plus la synagogue, ni même ne prie, » a révélé Yaakov Eckstein, âgé de 80 ans, au journal. Il a ajouté que les prières au Kotel étaient les premières qu’il a récitées depuis la Seconde Guerre mondiale.

L’événement était organisé par plusieurs bénévoles du Magen David Adom [la Croix-Rouge israélienne] originaires de la ville de Holon, située au sud de Tel Aviv. La plupart des survivants de l’Holocauste vivent dans cette ville.

Le chef du Magen David Adom, Eli Bin, a affirmé que c’était un honneur pour lui de pouvoir faciliter la cérémonie de masse. Il espère qu’elle pourra apaiser les mémoires « d’enfances perdues » des survivants.

Le même jour, 133 orphelins ont célébré ensemble leur bar-mitsva au mur Occidental, selon Israel National News. Les orphelins, sponsorisés par le mouvement Loubavitch (Chabad), ont reçu des téfillines, ou phylactères, et ont été appelés à lire la Torah.

Les garçons « n’ont pas de père, et le père joue un rôle important à la synagogue, » ils éludent donc souvent la cérémonie.

Mais « célébrer leur bar-mitsva avec d’autres enfants dans la même situation qu’eux les encourage et leur redonne l’envie de le faire, » explique Scholom Duchman, le directeur international de l’organisation caritative Colel Chabad.

Le programme éducatif de Chabad, initié dans les années 1990, aidait les enfants russes fraîchement arrivés en Israël.

L’organisation a ensuite orienté son attention vers les orphelins et compte actuellement quelque 800 élèves, indique Duchman.