Alors que le monde se tournait mercredi vers Washington pour voir si Israël et la nouvelle administration américaine apporteraient leur soutien à l’approche traditionnelle du processus de paix, ou s’ils proposeraient une toute nouvelle solution, la Suède a décidé de nommer un « envoyé spécial » en charge du conflit israélo-palestinien.

« Cette année marque 50 ans d’occupation de la Palestine. La Suède continue à travailler pour la résolution du conflit israélo-palestinien et nommera un envoyé spécial », a déclaré la ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallström, pendant un débat parlementaire.

« Quand je me suis rendue en Palestine en décembre, il était notable que l’espoir se transformait en désespoir, et cela se retrouve de manière importante dans les consultations que la Suède organise avec près de 150 associations des sociétés civiles israélienne et palestinienne », a-t-elle déclaré.

La résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui fustige les implantations israéliennes en Cisjordanie, et la conférence de paix internationale organisée à Paris le mois dernier « pourraient, dans le meilleur scénario, créer les conditions d’une reprise du processus de paix et d’une solution à deux états », a déclaré Wallström.

Jérusalem a réagi sarcastiquement à l’initiative de Stockholm. « Etant donné le succès extraordinaire de ce gouvernement suédois à faire la paix dans le monde entier, nous sommes profondément reconnaissants de cette décision qui résoudra finalement les maux de cette région. Pourquoi ne sont-ils pas venus plus tôt ?! », a déclaré Emmanuel Nahshon, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, au Times of Israël.