Alors que le Royaume-Uni se prépare à marquer le 10e anniversaire des attentats du 7 juillet et est encore sous le choc d’un carnage terroriste sur une station balnéaire en Tunisie, dans lequel au moins 30 Britanniques ont été tués le mois dernier, la police de Londres a été critiquée pour ne pas avoir arrêté un homme déambulant autour de sites importants drapé dans un drapeau de l’Etat islamique.

L’homme a été photographié par des touristes marchant près de Big Ben et de la Chambre du Parlement, enveloppé dans le drapeau noir et avec un petit enfant hissé sur ses épaules agitant également un drapeau de l’organisation.

La police a dit au Guardian que ses agents ont vu l’homme et lui ont même parlé, mais ont décidé de ne pas l’arrêter parce qu’il n’avait pas commis d’infraction pénale.

« Des policiers ont parlé avec l’homme, en tenant compte de la législation pertinente, notamment la Loi sur l’ordre public. La décision a été prise par les agents compte tenu que l’homme se comportait selon la loi. Il n’a pas été arrêté », a déclaré la police dans un communiqué.

« Le port ou l’affichage d’un emblème ou d’un drapeau, par lui-même, ne constitue pas une infraction, à moins que la façon, ou les circonstances dans lesquelles, dont l’emblème est porté, ou affiché est de nature à causer un soupçon raisonnable que la personne est un partisan ou un membre d’une organisation interdite.

« Bien que le soutien et l’adhésion à l’EIIL est illégale, ce n’est pas une infraction pénale de soutenir la création d’un Etat indépendant, » a-t-elle poursuivi.

Un porte-parole du Home Office [Bureau de l’Intérieur] a déclaré au Daily Mail que « l’EEIL est un groupe prescrit. Afficher des signes que vous êtes un partisan de ce groupe est une infraction. Il s’agissait d’une décision opérationnelle et nous ne pouvons pas commenter des cas individuels ».

Les Britanniques ont utilisé les médias sociaux pour exprimer leur inquiétude face à l’absence d’action de la police dans cette affaire.

L’incident est intervenu environ une semaine après que 38 personnes aient été abattus par le terroriste de l’EIIL Seifeddine Rezgui sur une station balnéaire de Sousse en Tunisie. La majorité des victimes étaient des citoyens britanniques.