10 ans de guerre: Israël face à la chute et à la renaissance de la Syrie d’Assad
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Analyse

10 ans de guerre: Israël face à la chute et à la renaissance de la Syrie d’Assad

L'ennemi juré d'Israël n'est plus, affirment deux auteurs israéliens, mais le régime reconstruit d'Assad, soutenu par la Russie et l'Iran, pose de nouveaux défis

Lazar Berman

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Un homme passe devant une affiche présentant le président syrien Bashar el-Assad en franchissant la frontière, au point de passage situé entre la ville de Qaim (Irak) et Boukamal (Syrie), le 30 septembre 2019. (Crédit : AP Photo/Hadi Mizban, File)
Un homme passe devant une affiche présentant le président syrien Bashar el-Assad en franchissant la frontière, au point de passage situé entre la ville de Qaim (Irak) et Boukamal (Syrie), le 30 septembre 2019. (Crédit : AP Photo/Hadi Mizban, File)

Les images les plus marquantes de la décennie 2011-2020 pourraient bien être celles d’une violence épouvantable, presque incompréhensible, diffusée dans les foyers occidentaux tel un spectacle macabre.

Il y a dix ans, en mars 2011, les manifestants des villes de Syrie sont descendus dans la rue pour réclamer des réformes gouvernementales et des droits civils. Les manifestations se sont rapidement transformées en un véritable soulèvement armé contre le régime de Bashar el-Assad.

Dans les années qui ont suivi, les scènes de brutalité choquante et impitoyable sont devenues presque routinières. Mais ce qui a sans doute le plus attiré l’attention de l’Occident, c’est une série de vidéos de l’organisation radicale sunnite État islamique montrant des exécutions macabres par décapitation, incinération et noyade.

L’Etat islamique a diffusé ses clips produits par des experts sur les médias sociaux, atteignant ainsi le monde entier, renforçant ses efforts de recrutement tout en dominant les cycles d’information en Occident.

De nombreuses cibles de l’EI en Syrie étaient des journalistes ou des travailleurs humanitaires de pays occidentaux, et les scènes de cruauté macabres, mises en scène mais bien réelles, diffusées dans les foyers occidentaux – juxtaposées à la violence hollywoodienne mise en scène dont la plupart des Américains étaient habitués à voir dans des séries télévisées comme « Game of Thrones », avec ses représentations graphiques de gore et de viol – ont transformé une guerre lointaine en une menace locale.

Les images de sauvagerie ont également atteint les écrans des Israéliens, mais ils disposaient d’un autre moyen pour assister au désastre en cours en Syrie. Il suffisait de monter en voiture sur l’un des nombreux monticules volcaniques du plateau du Golan et de regarder vers l’est. Des panaches de fumée s’élevaient dans le ciel et le bruit d’explosions pas trop lointaines résonnait du côté syrien du plateau, tandis que les djihadistes, les forces du régime et les armées étrangères s’affrontaient le long de la frontière nord-est d’Israël.

« Syrian Requiem » par Itamar Rabinovich et Carmit Valensi.

Pour Israël, rien de cette guerre n’était étranger, et même si le pays a résisté à l’envie d’être aspiré dans les sables mouvants syriens, il a fini par se rendre compte qu’il n’avait pas d’autre choix que de naviguer autour des multiples facettes de la guerre et de son remodelage de la région.

« Israël n’a pas mesuré les conséquences de l’environnement chaotique en Syrie… Israël n’a pas saisi de manière appropriée l’étendue de l’influence iranienne en Syrie », a déclaré Mme Carmit Valensi, qui a coécrit un nouveau livre sur la guerre avec Itamar Rabinovitch, ancien ambassadeur d’Israël aux États-Unis.

Dix ans après le début du conflit, Israël peut se prévaloir de succès significatifs dans ses politiques de gestion d’un conflit brutal qui se déroulait à ses frontières. Mais alors que la guerre semble toucher à sa fin, des menaces pèsent toujours sur Israël, même si l’attention se tourne vers l’avenir de la Syrie et de la région.

Un requiem pour quoi ?

Le titre même de « Syrian Requiem : The Civil War and Its Aftermath » (Requiem pour la Syrie : la guerre civile et ses conséquences) est une affirmation audacieuse. Il repose sur l’idée que quelque chose de fondamentalement syrien a glissé dans la mémoire, pour ne plus jamais revenir. « La Syrie a été transformée au point d’être méconnaissable », a déclaré Mme Valensi, responsable du programme de recherche sur la Syrie à l’Institute for National Security Studies de Tel Aviv, [INSS].

« La Syrie telle que nous la connaissons – la Syrie des 30 dernières années, construite par Hafez el-Assad comme un État fort et cohérent, un acteur régional très important et, dans une certaine mesure, un acteur international – n’existe plus aujourd’hui », a déclaré M. Rabinovitch, qui a été par le passé le négociateur en chef d’Israël avec la Syrie.

Le pays est en ruines après une décennie de guerre civile qui a tué un demi-million de personnes, déplacé la moitié de la population et anéanti l’économie. Des troupes étrangères – russes, iraniennes, turques – contrôlent des parties importantes du pays. Les Kurdes semi-autonomes détiennent 20 % supplémentaires du territoire syrien.

La Syrie a également disparu à d’autres égards. Autrefois un important centre culturel arabe pour les pièces de théâtre, la littérature et le cinéma, Damas est aujourd’hui privée de ses artistes de premier plan, qui ont fui leur pays troublé pour l’Europe et au-delà.

L’image de la Syrie qui occupait une place si importante dans l’esprit des dirigeants israéliens a également disparu. Depuis la fondation d’Israël, la Syrie était l’une de ses menaces les plus sérieuses. Elle a joué un rôle central dans la plupart des conflits majeurs d’Israël et a continué à combattre Israël même après que la Jordanie et l’Égypte ont compris qu’elles ne pouvaient pas vaincre l’État juif militairement. Jusqu’en 2011, elle représentait une menace conventionnelle majeure : l’adversaire contre lequel l’armée israélienne a conçu une grande partie de ses moyens.

Sur cette photo publiée sur la page Facebook officielle de la présidence syrienne, le président syrien Bashar el-Assad, (au centre droit), s’entretient avec des troupes syriennes lors de sa visite de la ville stratégique de Habeet, dans la province d’Idlib (nord-ouest de la Syrie), le 22 octobre 2019. (Page Facebook de la présidence syrienne via AP)

La Syrie avait également le potentiel de résoudre les problèmes de sécurité d’Israël, du moins dans l’esprit des décideurs de Jérusalem. Dans les années 1980 et 1990, alors que les forces israéliennes combattaient les terroristes palestiniens puis ceux du Hezbollah – et parfois les troupes syriennes – dans le sud du Liban, Israël considérait la Syrie comme la clé du calme à sa frontière nord. À bien des égards, Tsahal jouait la défense dans l’espoir que les politiciens finiraient par signer un accord de paix avec la Syrie, au terme duquel Hafez el-Assad veillerait à ce que le Hezbollah renonce à ses armes.

La Syrie a disparu, affirment les auteurs, mais que reste-t-il ? Et quel type de voisin Israël devra-t-il affronter à l’avenir ?

Une arène pour les conflits

Dans son ouvrage de 1965 intitulé The Struggle for Syria, l’auteur britannique Patrick Seale décrivait la Syrie comme un État faible qui servait involontairement d’arène aux conflits régionaux et mondiaux, mais il a peut-être exagéré.

Selon Rabinovich, « la Syrie sous Hafez el-Assad était un acteur régional puissant. Elle contrôlait le Liban. Elle se mêlait de la politique palestinienne, de la politique jordanienne, elle se projetait dans la péninsule arabique. Elle était courtisée à la fois par Moscou et Washington. Elle a connu un grand succès à cet égard ».

Pourtant, le régime Assad avait des pieds d’argile, reposant sur le soutien de la communauté alaouite minoritaire.

Capture d’écran d’une vidéo montrant le citoyen israélo-américain Steven Sotloff avec un terroriste de l’État islamique. (JTA)

Comme son père, Bashar el-Assad a élevé les membres de sa famille pour isoler son pouvoir – une génération plus jeune et plus moderne, mais qui est considérée par de nombreux Syriens comme plus rapace dans l’accumulation de richesses.

Le plus grand défi de la famille Assad est apparu avec les soulèvements du Printemps arabe qui ont balayé la région et atteint la Syrie en mars 2011. La réponse d’Assad aux protestations, initialement pacifiques, a été de déployer les forces de sécurité pour les étouffer. Au lieu de cela, les protestations ont pris de l’ampleur, se transformant plus tard en une insurrection armée soutenue par la Turquie, les États-Unis et les pays arabes du Golfe. Son armée s’est fragmentée.

Son armée étant sur le point de s’effondrer, Assad a ouvert son territoire aux armées russe et iranienne et à leurs mandataires. Les villes ont été anéanties. Il a été accusé d’utiliser des armes chimiques contre son propre peuple et de tuer ou d’emprisonner en masse ses opposants. Des millions de personnes ont fui vers les pays voisins, l’Europe ou au-delà.

Aujourd’hui, la Syrie correspond à la description de Seale, car l’Iran, la Turquie, la Russie, Israël et les États-Unis – ainsi que les milices affiliées – s’y disputent les positions.

Carmit Valensi. (Autorisation : INSS)

L’effondrement de l’État syrien n’a pas été un problème uniquement pour les Syriens. Ses effets se sont répercutés au-delà de ses frontières. Des millions de Syriens ont fui le pays, créant une crise des réfugiés en Turquie, en Irak, en Jordanie, au Liban et dans d’autres pays. En Europe, un débat amer sur des questions fondamentales comme l’identité européenne, l’État-nation et les droits de l’Homme a éclaté alors que les réfugiés syriens affluaient. La violence a menacé de s’étendre à la Jordanie et à Israël, et des médias de premier plan – le New York Times, la BBC, le New Yorker – se sont demandé si la guerre civile syrienne marquait la fin du Moyen-Orient créé par l’accord Sykes-Picot de 1916, qui avait divisé la région en États distincts.

Israël, cependant, ne voulait pas en faire partie.

« La politique adoptée et annoncée par le gouvernement Netanyahu a maintenu Israël en marge du conflit syrien », écrivent Rabinovich et Valensi, « à trois exceptions importantes près : Israël allait être prêt à offrir une aide humanitaire discrète ; il riposterait en cas de tirs ou de bombardements sur son territoire ; et il interdirait (sans en prendre le crédit ou la responsabilité) afin d’empêcher le transfert de systèmes d’armes sophistiqués au Hezbollah, ou que des armes de destruction massive (chimiques ou biologiques) tombent entre les mains de terroristes. »

Quant au régime Assad, Israël a jugé préférable de s’en tenir au diable qu’il connaissait – c’est la phrase que le Premier ministre Ariel Sharon a utilisée en 2005 pour convaincre George W. Bush de ne pas pousser à un changement de régime en Syrie. La frontière syrienne a été la plus calme pour Israël depuis 1973, et si le régime tombait, ont raisonné les dirigeants israéliens, il serait remplacé par des jihadistes sunnites qui seraient bien plus agressifs.

Israël était également toujours confronté au traumatisme de l’occupation du Liban, où ses tentatives d’intervention dans la politique intérieure d’un pays arabe ont conduit à un bourbier qui dura 18 ans et fit des centaines de morts parmi les soldats de l’armée israélienne.

Avec l’avancée de la guerre en Syrie, ce point de vue a commencé à changer.

« Je pense qu’au cours des dernières années, Israël a commencé à réaliser qu’il n’était pas si exact de supposer que Bashar el-Assad était une meilleure option pour nous », a déclaré Rabinovich. « Tout d’abord, d’un point de vue stratégique, Israël reconnaît aujourd’hui le fait que Bashar est celui qui permet l’enracinement iranien en Syrie. Et tant que cela dépendra de lui, il ne fera rien pour supprimer la présence iranienne. »

Itamar Rabinovich, ancien ambassadeur d’Israël aux États-Unis, s’exprimant à l’Institute for National Security Studies à Tel Aviv, le 9 novembre 2016. (Andrew Tobin/JTA)

Bien qu’Israël ait frappé des cibles en Syrie tout au long du conflit – notamment une frappe en janvier 2015 sur un convoi près de Qouneitra qui a tué un général iranien et des commandants supérieurs du Hezbollah – en 2016, il a intensifié les opérations contre les actifs iraniens en Syrie.

Ces attaques s’inscrivent dans le cadre de ce qu’Israël appelle la « campagne de l’entre-deux-guerres », une stratégie destinée à porter atteinte aux efforts déployés par l’Iran pour fournir des armes de précision à ses mandataires et s’établir aux frontières d’Israël, sans toutefois laisser les tensions dégénérer en guerre ouverte.

Les attaques d’Israël étaient « trop peu, trop tard », a déploré Mme Valensi. L’Iran était déjà profondément implanté en Syrie, jouant un rôle de premier plan dans sa culture, ses affaires religieuses, son économie et son armée.

À la fin de 2016, la guerre avait atteint son point d’inflexion. Les forces du régime ont capturé Alep, la plus grande ville de Syrie, et il est devenu clair qu’Assad, et ses invités iraniens, étaient là pour rester.

La survie d’Assad signifiait qu’Israël devait se préparer à la renaissance d’un régime bénéficiant du soutien ferme de la Russie et de l’Iran, qui chercherait à ouvrir un front contre Israël sur le plateau du Golan.

Des soldats israéliens sur une base de l’armée sur le plateau du Golan regardent de l’autre côté de la frontière avec la Syrie le 7 juillet 2018. (AFP Photo/Jalaa Marey)

Guerre des tranchées

Au départ, les États-Unis ont également cherché à rester en dehors du conflit, mais l’approche maladroite de Washington face à l’utilisation d’armes chimiques par Assad a fini par renforcer ce dernier, affirme Mme Valensi.

En août 2012, le président américain Barack Obama a déclaré : « Nous avons été très clairs avec le régime d’Assad : une ligne rouge pour nous, c’est de commencer à voir tout un tas d’armes chimiques circuler ou être utilisées. Cela changerait mes calculs ».

La menace semblait fonctionner jusqu’en août 2013, lorsque les forces du régime ont attaqué les banlieues de Damas tenues par les rebelles avec des armes chimiques.

Après avoir plaidé publiquement et devant le Congrès en faveur d’une frappe militaire, Obama a fait marche arrière et a accepté que la Syrie accepte un accord américano-russe visant à ce qu’Assad remette son stock d’armes chimiques.

« Je pense que c’était l’une des décisions américaines les plus cruciales en ce qui concerne le conflit syrien », a déclaré Valensi. « Elle a eu un impact énorme sur le cours des événements au cours des années suivantes. Je pense que lorsqu’Obama a décidé d’ignorer ses propres lignes rouges et de ne pas sanctionner Assad pour l’utilisation massive d’armes chimiques sur des civils, cela a été l’un des tournants les plus importants de la crise syrienne. Cela a fini par ouvrir la voie à l’intervention militaire russe et, plus encore, par infliger un coup mortel à l’opposition syrienne. »

Des véhicules militaires russes traversent la ville de Darbasiyah dans la province de Hasakeh, au nord-est de la Syrie, le long de la frontière Syrie-Turquie, le 24 février 2020. (Delil Souleiman/AFP)

Il a fallu que l’EI gagne du terrain en Syrie et en Irak pour que les États-Unis s’impliquent. Washington est intervenu en 2014 par des frappes aériennes sur le sol syrien à la tête d’une coalition mondiale contre les jihadistes.

Un an plus tard, Moscou s’est rangé aux côtés d’Assad dans une démarche qui allait renverser le cours de la guerre. La Russie, qui dispose d’une importante base navale en Syrie, a commencé son implication militaire directe en septembre 2015, lorsqu’elle a déployé des moyens aériens et terrestres dans le pays pour empêcher l’effondrement du régime. Cette décision fait suite à la visite à Moscou de l’ancien commandant de la Force Al-Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique, Qassem Soleimani, qui aurait proposé des troupes iraniennes au sol, ainsi que des combattants irakiens et libanais alliés, pour s’associer à la puissance aérienne russe.

« Poutine cherchait à démontrer les capacités de la Russie, et son statut d’acteur militaire mondial et de médiateur régional », a expliqué Rabinovich. « Moscou est surtout intéressé par la stabilisation de la situation en Syrie, et est également désireux de promouvoir un règlement politique et la reconstruction dans le but de sécuriser les bases aériennes et navales à long terme. »

La relation Russie-Iran, bien qu’efficace pour sauver Assad, s’est tendue avec le temps.

« Moscou est devenu de plus en plus mal à l’aise avec la campagne agressive de l’Iran pour s’implanter militairement en Syrie en 2017 et 2018 », écrivent-ils. « Cette campagne a atténué l’effort de la Russie pour obtenir la stabilité en Syrie et a provoqué des contre-mesures israéliennes. La Russie a toléré la campagne militaire d’Israël contre la construction d’une infrastructure militaire iranienne en Syrie, mais elle a également éprouvé un malaise croissant à son égard. » La Russie a forcé l’Iran à retirer un grand nombre de ses troupes et de ses mandataires de la frontière israélienne.

Des affrontements ont également eu lieu entre les milices pro-iraniennes et pro-russes en Syrie. Alors que la reconstruction s’accélère, l’Iran et la Russie sont en concurrence pour les accords économiques avec le régime syrien.

« Une fois qu’Assad a remporté le principal conflit militaire, la dépendance russe vis-à-vis des bottes iraniennes sur le terrain a définitivement diminué », a déclaré Mme Valensi. « Moscou est devenu de plus en plus mal à l’aise avec le plan et la vision iraniens pour s’enraciner en Syrie, et la Russie cherche essentiellement à stabiliser la situation. Et ici, l’Iran est devenu plus un fardeau qu’un atout du point de vue de la Russie. »

Le président russe Vladimir Poutine (à gauche), le président iranien Hassan Rouhani (au centre) et le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) assistent à une conférence de presse après leur rencontre à Téhéran, le 7 septembre 2018. (Mikhail KLIMENTYEV/AFP/SPUTNIK)

Tout comme Seale a décrit la Syrie comme un pays fragile soumis aux conflits d’acteurs plus puissants, Israël n’est lui aussi un acteur en Syrie que dans la mesure où la Russie et les États-Unis lui laissent la liberté d’agir.

Selon les auteurs, Israël, sous la direction du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a réussi à naviguer dans la guerre en restant dans le camp des États-Unis tout en trouvant un terrain d’entente pour maintenir une relation de travail avec la Russie, malgré plusieurs périodes de tension.

Mais ces défis ne feront que croître à mesure qu’une nouvelle Syrie émergera, avec une armée reconstituée avec l’aide de la Russie et de l’Iran.

Pour l’instant, Assad n’est pas intéressé par un conflit direct avec Israël. Selon les auteurs, la préoccupation de Jérusalem devrait être de maintenir une liberté d’action militaire pour empêcher l’implantation et le transfert d’armes iraniennes.

« Le seul moyen de pression dont dispose Israël passe par les États-Unis ou la Russie », a déclaré M. Rabinovich. « Nous devons absolument reconnaître notre capacité limitée à façonner la situation politique en Syrie. »

L’AFP a contribué à cet article.

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