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16 % de hausse pour le logement, la plus forte augmentation enregistrée depuis 2010

Les prix à la consommation ont augmenté de 0,8 % en avril, soit 4 % de plus que l'année dernière, avec des hausses notables dans la majorité des domaines

Un chantier de construction de nouveaux immeubles résidentiels dans le quartier Ir Yamim de la ville côtière de Netanya, le 26 mars 2020. (Credit: Gili Yaari / Flash90)
Un chantier de construction de nouveaux immeubles résidentiels dans le quartier Ir Yamim de la ville côtière de Netanya, le 26 mars 2020. (Credit: Gili Yaari / Flash90)

Les prix des logements en Israël ont bondi de 16,3 % au cours de l’année dernière, la plus forte hausse que le pays ait connue depuis 2010, selon un rapport publié dimanche par le Bureau Central des statistiques (CBS). En février-mars, les prix des logements ont augmenté de 1,9 %, selon les données.

Le nord et le centre d’Israël ont connu la plus forte augmentation en février et mars 2022, respectivement 2,9 % et 2,4 %. Haïfa a connu une augmentation de 1,8%, Tel Aviv de 1,5%, Jérusalem de 1,3% et le sud d’Israël de 1,2%.

Les prix ont augmenté de 18,5 % dans le centre d’Israël au cours de l’année écoulée, de 16,7 % à Jérusalem, de 16 % à Tel Aviv, de 14,9 % à Haïfa, de 13,8 % dans le nord d’Israël et de 12,3 % dans le sud d’Israël.

Le loyer moyen à l’échelle nationale a atteint 4 154 shekels au premier trimestre de cette année, contre 4 113 shekels au trimestre précédent.

Depuis plus de dix ans, les gouvernements ont promis de faire baisser les prix du logement, qui ne cessent de grimper. La flambée des prix a mis l’accès à la propriété hors de portée de nombreux Israéliens, affaiblissant ainsi la classe moyenne.

Le ministre des Finances Avigdor Liberman a déclaré en décembre que la flambée des prix du logement en Israël sera « modérée » d’ici la fin de 2022 et qu’Israël pourrait même voir les prix baisser l’année suivante, selon ses estimations.

Les économistes et les experts ont déclaré que les nouveaux plans du gouvernement israélien, visant à augmenter l’offre d’appartements pour aider à réduire la flambée des prix, n’était qu’une simple « attraction » et une « goutte d’eau dans l’océan » face à la crise du logement qui monte en flèche dans le pays ; ils ne résolvent pas les problèmes sous-jacents tels que la croissance démographique rapide, l’approvisionnement contrôlé par le gouvernement, le manque d’infrastructures et la montée des inégalités.

Des personnes font leurs courses au supermarché Rami Levy à Jérusalem, le 3 février 2022. (Credit: Yonatan Sindel/ Flash90)

Le CBS a également publié dimanche un rapport sur les biens de consommation.

L’indice des prix à la consommation (IPC) en Israël a augmenté de 0,8 % tout au long du mois d’avril 2022, selon les nouvelles données.

Depuis le début de l’année 2022, on observe une hausse de 2,3 %, et au cours des 12 derniers mois, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 4 %.

L’IPC mesure le coût moyen des biens ménagers. Des hausses particulières ont été observées dans les secteurs des fruits et légumes frais (5,5 %), de l’habillement et des chaussures (2,8 %), des transports (2,3 %), de la culture et des loisirs (1,5 %).

En revanche, les coûts de la communication ont diminué de 1,2 %, selon les données.

L’indignation suscitée par la hausse du coût de la vie n’a cessé de croître, une décennie après qu’Israël a connu pour la dernière fois d’importantes manifestations à ce sujet.

La hausse de l’IPC vient également couronner une augmentation de 4 % de l’inflation au cours de l’année dernière, la plus élevée depuis près de 11 ans.

Bien qu’en hausse, le taux d’inflation en Israël reste relativement faible par rapport à d’autres pays, comme les États-Unis, où il a atteint 8,3 % au cours des 12 derniers mois, et 7 % dans l’UE.

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