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Liberman : la flambée des prix de l’immobilier sera « modérée » d’ici fin 2022

Le problème du logement "n'est pas quelque chose qui peut être résolu en un mois ou deux, c'est un long processus", a déclaré le ministre des Finances

Le ministre des Finances Avigdor Liberman pendant une réunion de faction de sa formation Yisrael Beytenu à la Knesset, le 26 juillet 2021. (Crédit :Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre des Finances Avigdor Liberman pendant une réunion de faction de sa formation Yisrael Beytenu à la Knesset, le 26 juillet 2021. (Crédit :Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre des finances Avigdor Liberman a déclaré mardi que la flambée des prix du logement en Israël sera « modérée » d’ici la fin de l’année prochaine et qu’Israël pourrait même voir les prix baisser l’année suivante, selon ses estimations.

Le problème du logement « n’est pas quelque chose qui peut être résolu en un mois ou deux, c’est un long processus », a déclaré Liberman lors de la Conférence des entreprises israéliennes organisée par le quotidien économique Globes à Tel Aviv.

« Pendant plusieurs années, cette question a été négligée… Je pense que vers la fin de 2022, nous verrons une modération significative des prix des logements. D’ici deux ans, nous pourrons même faire baisser les prix. La taxe d’achat est venue refroidir la demande et je suis optimiste. »

Les prix des logements en Israël ont bondi de 10,3 % l’année dernière, selon les données publiées mercredi par le Bureau central des statistiques (CBS). Le mois dernier, les prix des logements avaient augmenté de 0,9 %, selon le rapport.

A LIRE : Logement en Israël : Les prix ont presque doublé en 10 ans et ça va continuer

Selon Globes, la flambée des prix au cours de l’année écoulée a marqué la plus forte augmentation de ce type depuis 2010.

Les prix ont augmenté de 11,5 % à Jérusalem au cours de l’année écoulée ; de 9,9 % à Haïfa et dans le sud ; de 9 % à Tel Aviv ; et de 8,6 % dans le nord.

Depuis plus de dix ans, les gouvernements ont promis de faire baisser les prix du logement, qui ne cessent de grimper.

La flambée des coûts a placé l’accès à la propriété hors de portée de nombreux Israéliens, affaiblissant ainsi la classe moyenne.

Un chantier de construction dans la ville israélienne de Beit Shemesh, le 5 septembre 2021. (Nati Shohat/Flash90)

Les raisons de ces coûts sont notamment l’offre (très) limitée, la planification, les politiques fiscales et le grand nombre d’investisseurs qui achètent des logements multiples.

En octobre, le gouvernement a dévoilé un grand plan de logement pour 2022-2025, visant à augmenter rapidement l’offre d’appartements dans l’espoir de réduire les prix.

Selon une étude récente menée par l’Alrov Institute for Real Estate Research de la Coller School of Management de l’Université de Tel Aviv, le coût moyen d’un appartement de quatre pièces (trois chambres) en Israël s’élève à 2,2 millions de shekels, et le capital moyen requis pour un acompte de 30 % minimum et les dépenses environnantes a été estimé à environ 840 000 shekels.

A LIRE : « Tout simplement rien de nouveau dans le plan de logement du gouvernement » – expert

À Tel Aviv, le marché du logement le plus demandé et le plus cher du pays, le prix moyen d’un appartement de quatre pièces a atteint plus de
4 280 000 millions de shekels au deuxième trimestre de 2021.

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