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3 membres de la communauté juive arrêtés en Iran dans le cadre des manifestations

Deux personnes ont été arrêtées à Téhéran et une troisième à Shiraz, l'une d'entre elles a été libérée ; les membres de la communauté espèrent que ce sera bientôt le cas des autres

Une moto du Basij, le groupe paramilitaire iranien, incendiée pendant une manifestation dénonçant la mort de Mahsa Amini, 22 ans, décédée alors qu'elle se trouvait sous la garde de la police des mœurs, à Téhéran, le 10 octobre 2022. (Crédit : AP Photo/Middle East Images)
Une moto du Basij, le groupe paramilitaire iranien, incendiée pendant une manifestation dénonçant la mort de Mahsa Amini, 22 ans, décédée alors qu'elle se trouvait sous la garde de la police des mœurs, à Téhéran, le 10 octobre 2022. (Crédit : AP Photo/Middle East Images)

Trois membres de la communauté juive iranienne ont été arrêtés dans le cadre des opérations de répression par les autorités du mouvement actuel de protestation contre le régime, a fait savoir un responsable de la communauté.

Cette source, qui ne vit pas en Iran, a indiqué au Times of Israel que deux arrestations avaient ainsi eu lieu à Téhéran et qu’une autre s’était produite à Shiraz.

La source a ajouté qu’une personne appréhendée à Téhéran avait d’ores et déjà été libérée et que les membres de la communauté espéraient que les deux autres le seraient rapidement.

Il est difficile de dire ce qui a motivé ces arrestations.

Les manifestations balaient l’Iran depuis la mort de Mahsa Amini qui avait été arrêtée par la police des mœurs de Téhéran, au mois de septembre, et qui était décédée alors qu’elle se trouvait en détention.

Les autorités ont lancé des opérations de répression qui, selon le groupe de défense des droits de l’Homme Iran Human Rights, dont le siège est à Oslo, auraient fait au moins 458 morts – avec notamment plus de 60 enfants.

Des milliers de personnes ont été arrêtées, notamment des acteurs de premier plan et des stars du football.

Le mois dernier, la communauté juive de Téhéran avait condamné ces manifestations, entraînées par la mort d’Amini qui avait été arrêtée parce qu’elle aurait contrevenu au code vestimentaire strict appliqué aux femmes au sein de la république islamique.

Un manifestant à côté de pancartes montrant les victimes de la répression iranienne près de l’Assemblée nationale à Paris, le 6 décembre 2022. (Crédit : JULIEN DE ROSA / AFP)

Dans une lettre, le Comité central juif de Téhéran avait indiqué se tenir aux côtés du régime iranien.

« C’est une condamnation des récentes agitations dans le pays qui ont entraîné la mort de plusieurs personnes dans le pays, qui ont causé des blessés ainsi que des pertes financières », avait indiqué le courrier.

« La communauté précise s’être toujours soumise au positionnement du guide suprême », avait ajouté la missive.

« La communauté déclare que les ennemis du système créent un climat d’insécurité en ciblant l’unité du peuple. Ces derniers jours, des événements et des incidents malheureux sont survenus dans notre pays bien-aimé, des événements qui ont blessé les cœurs de tous ceux qui ressentent une profonde loyauté à l’égard de l’Iran et à l’égard du système islamique sacré ».

« La communauté demande à tous les membres de notre cher pays d’éviter les clivages et de débattre. Nous espérons que nous pourrons connaître l’unité, la paix, la sécurité et le bonheur dans un proche avenir », avait continué la lettre.

Illustration : Des Juifs iraniens entrant dans la synagogue Molla Agha Baba, dans la ville de Yazd, à 676 kilomètres au sud de la capitale Téhéran, le 20 novembre 2014. (Crédit : AP Photo/Ebrahim Noroozi)

Au mois de septembre, pendant les premières semaines de manifestations, le comité avait écrit une lettre recommandant vivement à ses membres d’éviter d’aller dans les synagogues pendant les violences.

Avant la révolution islamique survenue en 1979, il y avait environ 100 000 Juifs en Iran. En 2016, selon un recensement iranien, ce chiffre était tombé en-dessous de 10 000.

Les personnalités de premier plan de la communauté juive émettent de temps en temps des déclarations anti-israéliennes correspondant à l’ordre du jour défendu par le régime.

La communauté juive d’Iran a adopté, dans le passé, des positionnements visant à protéger au mieux ses membres – ainsi, le Grand rabbin du pays avait déclaré, l’année dernière, qu’il condamnait le meurtre du général Qassem Suleimani, du corps des Gardiens de la révolution, qui avait été tué par les États-Unis, inquiet de ce que les Juifs ne subissent les agressions physiques de leurs voisins musulmans.

L’Iran a juré de détruire Israël et soutient financièrement le Hezbollah et le Hamas qui partagent le même objectif.

L’AFP a contribué à cet article.

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