Israël en guerre - Jour 192

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3 morts et plusieurs blessés dans une série de fusillades dans la communauté arabe

Un adolescent et deux hommes ont péri dans trois incidents distincts que l'on pense liés à des querelles de la pègre, ce qui porte le bilan annuel à 109 morts

Des policiers et des secouristes sur les lieux d'une fusillade à Shfaram le 27 juin 2023. (Crédit : Magen David Adom)
Des policiers et des secouristes sur les lieux d'une fusillade à Shfaram le 27 juin 2023. (Crédit : Magen David Adom)

Un adolescent et deux hommes d’une trentaine d’années ont été tués en l’espace de quelques heures, mardi et mercredi, lors d’une série de fusillades meurtrières et d’autres incidents violents qui ont également fait près de 20 blessés dans des villes du pays.

Les meurtres ont eu lieu à Shfaram, Kafr Kanna et Rahat, et portent à 109 le nombre d’Arabes tués dans des circonstances violentes cette année. À la même date en 2022, 46 personnes de la communauté avaient été tuées.

La police a décrit la plupart des incidents comme étant le résultat de conflits criminels. Aucune arrestation n’a été annoncée.

Un habitant de la ville de Shfaram, âgé de 32 ans, a été tué par balle vers 22 heures, a indiqué la police. La victime, identifiée dans les médias comme étant Amir Suaad, a été déclarée morte après avoir été transportée d’urgence à l’hôpital Rambam de Haïfa.

Environ une demi-heure plus tard, un habitant de Nazareth âgé de 30 ans a été tué par balle dans la ville voisine de Kafr Kanna, selon la police. L’homme, qui aurait été tué alors qu’il se trouvait dans sa voiture, a été identifié dans la presse comme étant Ashraf Elbarji.

Selon le site d’information Walla, il rendait visite à sa famille à Kafr Kanna pour la fête de l’Aïd al-Adha lorsqu’il a été tué. Le site d’information a affirmé que l’assassinat était lié à une guerre des gangs en cours entre deux puissants clans rivaux.

Peu avant minuit, un jeune homme de 17 ans a été tué à Rahat, une grande ville bédouine du sud d’Israël.

Amir , tué par balle à Shfar’am, le 27 juin 2023. (Utilisé conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Au moins 18 autres personnes ont été blessées dans d’autres fusillades, selon la Douzième chaîne d’information.

À Iksal, au sud-est de Nazareth, un homme de 28 ans a été grièvement blessé par balle alors qu’il se trouvait dans un salon de coiffure avec son fils.

Des images de vidéosurveillance ont montré un homme armé entrant dans le magasin et ouvrant le feu sur la victime, assise à côté d’un jeune garçon. On peut voir les clients se précipiter pour sortir de la pièce pendant que l’homme armé tire plusieurs coups de feu sur la victime, et le jeune garçon hurler de peur.

À Kafr Qara, près de Haïfa, deux personnes ont été blessées lors d’une autre fusillade, dont une se trouve dans un état grave, a déclaré la police. Ynet a indiqué qu’il s’agissait d’un père et de son fils.

Depuis le début de l’année, 109 Arabes ont été tués violemment en Israël, selon Abraham Initiatives, qui recense les crimes violents dans la communauté arabe. Parmi eux, 96 ont été tués par balle, 50 avaient moins de 30 ans et 7 étaient des femmes.

Dimanche, deux hommes ont été abattus dans la ville arabe de Nahf, dans le nord du pays.

Les autorités se sont montrées globalement impuissantes à mettre un terme à cette effusion de sang, bien qu’elles aient promis davantage de ressources, notamment plus de policiers et des fonds pour traiter les problèmes de société à l’origine de la vague de criminalité.

De nombreux dirigeants communautaires accusent la police qui, selon eux, n’a pas réussi à sévir contre les puissantes organisations criminelles et ignore largement la violence, qui comprend les querelles familiales, les guerres de territoire de la mafia et la violence contre les femmes. Les communautés ont également souffert d’années de négligence de la part des autorités de l’État.

Le président Isaac Herzog rencontre des femmes arabes qui ont perdu des proches dans des crimes violents, à la résidence du président à Jérusalem, le 25 juin 2023 (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, un législateur d’extrême droite qui a fait campagne en promettant de renforcer la sécurité publique, n’a pratiquement pas réagi à la montée en flèche de la criminalité.

Les analystes estiment que les meurtres sont le résultat de la violence du monde souterrain, alimentée par des gangs puissants qui se livrent à l’extorsion, au prêt usuraire, au racket de protection et à d’autres activités criminelles.

Samedi, des centaines de personnes, parmi lesquelles des membres arabes de la Knesset, ont protesté contre ce qu’ils appellent l’apathie de la police face à la montée en flèche de la criminalité, a rapporté le site d’information Ynet.

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