6 000 élèves en grève contre les violences à l’école dans la communauté bédouine
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6 000 élèves en grève contre les violences à l’école dans la communauté bédouine

Jeudi, un enseignant a été attaqué par les membres de la famille d’un élève qu’il avait exclu de sa classe

La ville bédouine de Segev Shalom, et Beer Sheva à l'arrière-plan. Illustration. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
La ville bédouine de Segev Shalom, et Beer Sheva à l'arrière-plan. Illustration. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Plus de 6 000 élèves de la ville bédouine de Segev Shalom, dans le sud du pays, ont boycotté l’école dimanche pour protester contre le phénomène croissant de violence à l’encontre des enseignants dans la communauté bédouine.

La grève a été déclenchée par un incident qui a eu lieu jeudi.

Un enseignant de la ville a été attaqué par des membres de la famille d’un élève qu’il avait exclu de sa classe, a annoncé la radio publique israélienne.

Les agresseurs ont attendu le professeur à la sortie de l’école. Il a été gravement battu et a été transporté à l’hôpital Soroka de Beer Sheva. Tous les élèves de l’école ont été renvoyés chez eux après l’attaque.

Selon la radio publique israélienne, la police a été appelée à l’école mais n’a pris aucune mesure contre les attaquants, et est partie dès qu’ils se sont dispersés. Selon les médias, la police enquêterait à présent sur l’agression.

Musa al-Azazme, président de l’association des parents de Segev Shalom, qui a participé à l’organisation de la grève, a demandé que des gardes de sécurité soient déployés devant les écoles pour empêcher des violences supplémentaires.

Naftali Bennett, ministre de l'Education et président du parti HaBayit HaYehudi, pendant l'émission "Rencontre avec la presse" de la Deuxième chaîne, le 4 juin 2016. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
Naftali Bennett, ministre de l’Education et président du parti HaBayit HaYehudi, pendant l’émission « Rencontre avec la presse » de la Deuxième chaîne, le 4 juin 2016. (Crédit : capture d’écran Deuxième chaîne)

Il a également accusé le ministère de l’Education d’indifférence, affirmant à la radio publique israélienne que « cela n’intéresse probablement pas le ministère de l’Education, ce qui se passe dans une commune bédouine. »

« Si c’était arrivé ailleurs, nous en aurions entendu parler aux informations », a-t-il ajouté.

La radio publique israélienne a précisé qu’en plus d’un nombre croissant d’incidents dans lesquels des membres des familles d’élèves mécontents attaquent des professeurs, il existe également une hausse du nombre d’affaires où des principaux attaquent leurs adjoints ou leurs professeurs dans l’école.

« Nous pensons que la menace importante contre les enseignants est le résultat de toutes ces choses qui ont lieu », a déclaré un homme, qui n’a pas donné son nom, à la radio. C’est « à cause des menaces faites par les élèves contre les professeurs, ou par les professeurs contre les élèves. »

Un porte-parole du ministère de l’Education a déclaré à la radio publique israélienne qu’il traitait tous les cas de violence dans les écoles de la manière la plus sérieuse, et qu’il prenant des mesures contre le problème.

Le ministère a ajouté qu’il travaillait avec la police, les conseils municipaux et les administrateurs des écoles pour fournir du soutien et de la formation aux enseignants afin de régler le problème.

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