7 autres suspects arrêtés pour le viol collectif d’une jeune fille de 16 ans
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7 autres suspects arrêtés pour le viol collectif d’une jeune fille de 16 ans

Les derniers suspects sont tous mineurs ; des milliers de personnes prévoient de faire grève et de continuer à manifester pour protester contre les violences faites aux femmes

L’Hôtel Red Sea d'Eilat, où un viol collectif aurait eu lieu à la mi-août 2020. (Capture d'écran de la Douzième chaîne)
L’Hôtel Red Sea d'Eilat, où un viol collectif aurait eu lieu à la mi-août 2020. (Capture d'écran de la Douzième chaîne)

La police a révélé ce dimanche avoir arrêté sept suspects supplémentaires, tous mineurs, dans l’affaire du viol collectif présumé d’une jeune fille de 16 ans dans la station balnéaire d’Eilat située sur la mer Rouge.

Dans le communiqué, la police a également déclaré qu’elle cherchait à prolonger la détention provisoire des deux mineurs arrêtés samedi et d’un adulte arrêté la semaine dernière.

Les deux premières arrestations concernaient des hommes dans leur vingtaine, résidents du nord d’Israël. Les deux mineurs détenus depuis samedi ont 17 ans et résident dans le sud d’Israël, selon les médias en hébreu.

Il y a désormais 11 personnes en détention provisoire dans cette affaire d’agression présumée.

Le premier jeune de 17 ans arrêté samedi a nié tout lien avec l’incident présumé, mais la police pense qu’il a joué un rôle actif dans l’agression, a rapporté la chaîne publique Kan.

Les enquêteurs pensent que le nombre des agresseurs est sans doute à deux chiffres, a rapporté le site d’information Walla. Les rapports initiaux indiquaient que le nombre d’agresseurs était supérieur à 30, mais l’avocat de l’adolescente a déclaré que ce chiffre ne provenait pas de sa cliente.

L’affaire a provoqué une onde de choc dans tout Israël, après que des témoignages ont rapporté que les hommes faisaient la queue devant la chambre d’hôtel de la jeune fille mineure en état d’ivresse, attendant leur tour pour la violer, et qu’aucun témoin oculaire n’est intervenu.

Des milliers de personnes devraient faire grève dimanche à midi pour protester contre la violence sexuelle contre les femmes ; un certain nombre d’entreprises et d’organisations de premier plan ont affirmé qu’elles soutenaient cette initiative.

Le chef de l’Agence juive, Isaac Herzog, a déclaré que son organisation se joignait également à la grève.

« J’appelle toutes les institutions publiques en Israël à se joindre à cette importante manifestation. C’est entre nos mains », a tweeté Herzog.

En outre, des manifestations contre les violences sexuelles devraient avoir lieu à nouveau dans tout le pays dimanche soir, après que des centaines de personnes ont manifesté en réaction à l’incident à travers Israël samedi soir.

Des Israéliens participent à une manifestation de soutien à la victime de 16 ans d’un viol collectif présumé à Eilat, le 22 août 2020. (Crédit: Tomer Neuberg / Flash90)

Les manifestants réclament, entre autres mesures, une augmentation du budget pour les programmes de lutte contre les violences contre les femmes, des réformes du système judiciaire, et une meilleure prise en charge médicale des victimes d’agressions sexuelles.

Les forces de l’ordre ont déclaré jeudi que le témoignage fourni par une amie de la jeune fille de 16 ans avait renforcé le dossier contre l’un des principaux suspects.

La police a organisé une confrontation entre l’amie, qui s’était rendue à Eilat avec la victime présumée, et le suspect, qui aurait été le premier à violer la jeune fille à l’Hôtel Mer Rouge, ont rapporté vendredi les médias hébreux.

L’amie de la victime présumée est restée fidèle à sa version de l’incident lors de la confrontation, et les enquêteurs ont jugé crédible son témoignage, et claire sa description des événements de la nuit, selon le site d’information Ynet.

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