Israël en guerre - Jour 236

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À la Knesset, des ex-otages et leurs familles dénoncent le manque de soutien de l’État

Les proches ont décrit les obstacles bureaucratiques qui empêchent d'obtenir le soutien financier et moral dont ont besoin les otages libérés et ceux dont les proches sont toujours à Gaza

L'otage libérée Raz Ben Ami (à droite) et Reuma Tarshansky assistant à la réunion de la commission du Statut des femmes, à la Knesset, à Jérusalem, le 9 avril 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
L'otage libérée Raz Ben Ami (à droite) et Reuma Tarshansky assistant à la réunion de la commission du Statut des femmes, à la Knesset, à Jérusalem, le 9 avril 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La commission du Statut des femmes de la Knesset a tenu une séance mardi sur l’aide de l’État fournie aux femmes otages libérées depuis leur retour de Gaza. Une otage libérée ainsi que des membres de la famille d’Israéliens libérés ou toujours en captivité ont assisté à l’audience.

Raz Ben Ami a déclaré à la commission qu’elle ne recevait que 1 350 shekels par mois de l’État depuis sa libération en novembre, à la faveur d’une trêve temporaire entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas. Ben Ami et son époux Ohad ont été enlevés de leur maison du kibboutz Beeri par le Hamas le 7 octobre, alors que le groupe terroriste massacrait et kidnappait les résidents, tout en commettant des atrocités brutales. Ohad Ben Ami est toujours otage à Gaza.

« Je ne reçois pas beaucoup d’aide du gouvernement », a déploré Ben Ami. « La majeur partie de l’aide et du soutien que je reçois proviennent d’ONG et de citoyens israéliens ordinaires, et non du gouvernement. »

Ben Ami a également appelé à un accord de trêve qui inclurait la libération de tous les otages.

« Il faut accepter tous les accords qui sont sur la table. Il y a des jeunes filles qui doivent être libérées. Tout le monde doit être libéré, mais je pense à mes propres filles – si elles étaient retenues en otage, je ne pourrais pas le supporter », a souligné Ben Ami.

« J’y étais et si j’avais y dû rester plus longtemps, je n’aurais pas survécu. »

L’otage libérée Raz Ben Ami assistant à la réunion de la commission du Statut des femmes, à la Knesset, à Jérusalem, le 2 avril 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Reuma Tarshansky, dont la fille de 13 ans, Gali, a été prise en otage et libérée dans le cadre du même accord que Ben Ami, a fait part à la commission des difficultés financières et bureaucratiques rencontrées par sa famille pour obtenir un soutien émotionnel pour Gali. Le frère de Tarshanksy, Lior, âgé de 15 ans, a été assassiné le 7 octobre.

« Nous sommes épuisés […] et notre aide au logement touche à sa fin – je ne sais pas si Gali peut supporter un autre déménagement », a témoigné Tarshansky. « Cela fait des semaines que j’attends une réponse du gouvernement. »

« J’ai été très occupée par la bureaucratie et je n’ai pas pu faire le deuil de mon fils pendant six mois parce que j’essayais de m’occuper de ma fille », a-t-elle ajouté.

« Ce n’est pas normal. »

Inbal Tzach, un cousin de l’otage Tal Shoham, s’est adressée à la commission au nom de l’épouse de Tal, Adi, qui a été libérée avec ses deux enfants et sa mère.

« Les enfants [d’Adi] ne vont pas bien », a déclaré Tzach. « Elle s’efforce de s’occuper de ses enfants et de faire face au fait que son mari est toujours retenu en otage et qu’elle n’a aucune nouvelle de sa situation […] La question des soins médicaux pour ses enfants doit être résolue – il faut leur donner la priorité et se débarrasser de la paperasserie. »

Esther Buchshtav, dont le fils Yagev a été enlevé le 7 octobre et est toujours détenu à Gaza, a souligné que « les captifs d’aujourd’hui ne sont pas des soldats ou des pilotes [en activité]. Il y a une énorme différence entre la façon dont les soldats font face [à cette situation] et les enfants et les personnes âgées actuellement retenus en otage ».

L’audition de mardi fait suite à une réunion émouvante de la commission parlementaire la semaine dernière sur la situation des femmes otages détenues par des groupes terroristes à Gaza depuis le 7 octobre.

L’otage libérée Maya Regev s’adressant à la commission du Statut des femmes, à la Knesset, à Jérusalem, le 2 avril 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Toutes les filles sont harcelées sexuellement d’une manière ou d’une autre. Peu importe la façon dont vous essayez de présenter les choses. En tant que citoyenne, le 7 octobre, je n’ai pas compris pourquoi personne n’est venu me secourir en quelques heures ; c’est aussi le cas de toutes les femmes qui se trouvent [à Gaza] », a déclaré mardi dernier Maya Regev, qui a été libérée en novembre.

Regev a été enlevée le 7 octobre lors du festival de musique Supernova, en même temps que son frère Itay, qui a également été libéré lors de la trêve de novembre. « Je suis revenue après 50 jours et je suis toujours confrontée à des problèmes. Je ne veux pas décrire ce qu’ils ont vécu pendant 179 jours. »

On estime que 129 otages sont encore détenus à Gaza sur les 253 enlevés le 7 octobre, lorsque des milliers de terroristes dirigés par le Hamas ont fait irruption en Israël, tuant près de 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et commettant des atrocités à grande échelle, y compris des agressions sexuelles.

Au total, 105 civils ont été libérés des geôles du Hamas au cours d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre, et quatre otages ont été libérées avant cela. Trois otages ont été secourus par les troupes, et les corps de douze otages ont été retrouvés, dont trois ont été tués par erreur par l’armée.

Tsahal a confirmé la mort de trente-quatre des otages encore détenus par le Hamas, citant les renseignements et les conclusions obtenus par les troupes opérant dans la bande de Gaza. Une personne est encore portée-disparue depuis le 7 octobre, et son sort est indéterminé.

Le Hamas détient également les corps sans vie de deux soldats tués au combat en 2014 dans la bande, Oron Shaul et Hadar Goldin. Il garde aussi en captivité deux civils, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore en vie. Ils avaient été capturés après être entrés dans la bande de leur propre gré, en 2014 et en 2015 respectivement.

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