Abbas espère une coopération d’Israël pour la tenue des élections palestiniennes
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Abbas espère une coopération d’Israël pour la tenue des élections palestiniennes

Le ministre israélien de la Sécurité intérieure dit qu'il n'autorisera pas de bureaux de vote à Jérusalem-Est, une condition sine qua non pour la tenue du scrutin pour Abbas

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (à gauche) et le dirigeant du Hamas Ismail Haniyeh (Crédit : Flash90, SAID KHATIB/AFP)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (à gauche) et le dirigeant du Hamas Ismail Haniyeh (Crédit : Flash90, SAID KHATIB/AFP)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré jeudi que Ramallah comptait sur la coopération de toutes les parties concernées pour la tenue du scrutin législatif en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est.

Depuis qu’un tribunal de l’Autorité palestinienne a appelé Abbas en décembre à annoncer l’organisation de nouvelles élections législatives, le dirigeant palestinien a promis plus d’une fois de le faire.

« Nous nous préparons à la tenue d’élections législatives dans la période à venir, » a ainsi déclaré Abbas lors d’une conférence de presse à Ramallah aux côtés de la présidente maltaise Marie-Louise Coleiro Preca. « Nous espérons que chacun coopérera afin qu’elles puissent avoir lieu en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est. »

On ignore à qui faisait référence le président de l’Autorité palestinienne, possiblement aux différentes factions palestiniennes, à Israël et à la communauté internationale.

Les dernières élections législatives palestiniennes remontent à 2006. Le Hamas avait remporté 74 sièges au Conseil législatif palestinien, le parlement de l’Autorité palestinienne aujourd’hui dissous.

Plus tôt en janvier, Abbas avait néanmoins prévenu que si Israël refusait la tenue du scrutin à Jérusalem-Est, il n’organiserait aucune élection.

En 1996 et 2006, l’État hébreu avait autorisé la mise en place de bureaux de vote à Jérusalem-Est.

Vue du quartier arabe de Silwan, à Jérusalem-Est, le 27 mai 2015. (Crédit : Nati Shohat / Flash90)

Interrogé sur le sujet, le porte-parole du Premier ministre israélien avait renvoyé la balle au ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan. Un de ses représentants a ainsi fait savoir qu’Israël « ne permettrait évidemment pas » aux Palestiniens de voter à Jérusalem-Est.

L’État hébreu s’estime en effet souverain sur la totalité de Jérusalem.

Ces derniers mois, Abbas a rencontre deux fois le président de la Commission électorale, Hanna Nasser. Il lui a demandé de se rendre dans la bande de Gaza pour établir un « dialogue honnête » avec le Hamas et de l’appeler à accepter la tenue de nouvelles élections législatives, a fait savoir le membre du comité central du Fatah, Hussein al-Sheikh, à la télévision palestinienne la semaine dernière.

Le Hamas contrôle la bande de Gaza depuis qu’il a chassé l’Autorité palestinienne dominée par le Fatah de l’enclave en 2007.

Sheikh Hassan Yousef s’adresse aux médias après sa libération d’une prison israélienne le 19 janvier 2014. (Crédit : Majdi Mohammad/AP)

Un dirigeant du Hamas en Cisjordanie, Hassan Yousef, a expliqué que bien que son groupe soutienne en général la tenue d’élections, il souhaite que les Palestiniens votent simultanément pour le Conseil législatif, la présidence et le Conseil national palestinien (CNP), le plus grand corps de l’OLP.

Également cofondateur du Hamas, Yousef a indiqué au Times of Israël  que « nous pensons aussi que participer à des élections implique que l’Autorité palestinienne arrête de poursuivre et d’arrêter nos membres. »

Abbas n’a fait part de son intention d’appeler à des élections pour la présidence ou le CNP.

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