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Abbas insiste sur le droit international pour une paix avec Israël

Le président de l'Autorité palestinienne doit rencontrer aujourd'hui John Kerry pour discuter de l'accord-cadre, refusé par les Palestiniens

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)
Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

Le président palestinien Mahmoud Abbas a insisté mardi sur le respect du droit international pour parvenir à la paix avec Israël, notamment sur la question des réfugiés, à la veille d’une rencontre à Paris avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry.

« Nous avons exposé au président péruvien les conséquences destructrices de la colonisation et la nécessité d’une solution juste à la question des réfugiés, conformément à la résolution 194 de l’ONU », a déclaré M. Abbas lors d’une conférence de presse conjointe avec le chef de l’Etat péruvien Ollanta Humala à Ramallah.

« Nous avons également affirmé la nécessité de résoudre toutes les questions conformément aux résolutions de la légalité internationale, et de la poursuite des efforts pour trouver une solution politique pacifique à ce conflit qui existe depuis 65 ans », a-t-il dit.

M. Humala a qualifié de « grand honneur de visiter la Palestine officiellement pour la première fois pour un président du Pérou depuis notre reconnaissance de la Palestine comme Etat indépendant » en 2011, rappelant que son pays avait voté pour l’accession de la Palestine au statut d’Etat observateur à l’ONU le 29 novembre 2012.

Lors d’une rencontre rare avec 250 étudiants israéliens dimanche à Ramallah, M. Abbas a dit qu’il ne cherchait pas à « inonder Israël avec des millions de réfugiés » palestiniens et qu’il n’était pas nécessaire de « re-diviser » Jérusalem pour permettre l’établissement d’une capitale palestinienne dans le secteur oriental, occupé et annexé, de la ville.

Les Palestiniens exigent qu’Israël reconnaisse le principe d’un droit au retour des réfugiés, tout en assurant être prêts à une application qui ne « créerait pas une crise existentielle pour Israël ».

Israël affirme qu’une telle reconnaissance ouvrirait la voie à un retour massif, entraînant une menace démographique pour son « caractère juif et démocratique ».

Lors de sa dernière navette au Proche-Orient en janvier, M. Kerry a présenté aux deux parties un projet d' »accord-cadre » traçant les grandes lignes d’un règlement définitif portant sur les questions dites de « statut final »: les frontières, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit être reçu le 3 mars par le président américain Barack Obama pour discuter en particulier de l’Iran et du processus de paix au Proche-Orient, a annoncé la Maison Blanche.

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