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Al-Hol, principal camp des familles de jihadistes en Syrie

Dans le camp principal, où vivent 3 000 hommes, de nombreux mariages sont conclus avec des mineures, dont des fillettes âgées d'à peine 13 ans, selon les travailleurs humanitaires

Une femme transportant à dos d'âne du bois provenant d'arbres coupés dans la réserve naturelle du mont Abdulaziz, près de la ville de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 19 novembre 2022. (Crédit : Delil Souleiman/AFP)
Une femme transportant à dos d'âne du bois provenant d'arbres coupés dans la réserve naturelle du mont Abdulaziz, près de la ville de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 19 novembre 2022. (Crédit : Delil Souleiman/AFP)

Le camp surpeuplé d’al-Hol est le plus grand du nord-est de la Syrie abritant les familles des jihadistes du groupe terroriste État islamique (EI), qui avait un temps établi un « califat » à cheval entre l’Irak et la Syrie.

Administré par les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis et dirigées par les Kurdes, sa population a grimpé à plus de 70 000 résidents avec la défaite du « califat » autoproclamé en mars 2019.

Les Irakiens ont toujours été « la nationalité dominante » dans le camp, leur nombre ayant atteint par le passé 30 000, selon Médecins sans frontières (MSF).

Jusqu’à 11 000 femmes et enfants « étrangers » (ni syriens ni irakiens) y étaient détenus.

Après la prise de Baghouz, dernier bastion de l’EI, par la coalition internationale anti-jihadiste menée par Washington en mars 2019, plusieurs pays ont lentement commencé à rapatrier leurs ressortissants.

Al-Hol, créé en 1991 pour accueillir les réfugiés irakiens de la Guerre du Golfe, s’étend sur 320 hectares.

Des personnes faisant la queue pour recevoir des colis d’aide humanitaire dans le camp d’al-Hol géré par les Kurdes, dans le gouvernorat de Hasakeh, au nord-est de la Syrie, le 18 août 2021. (Crédit : Delil Souleiman/AFP)

Il abrite plus de 43 000 personnes originaires de 47 pays, dont la France, la Suède, les Pays-Bas, la Russie, la Turquie et la Tunisie, y compris 21 500 enfants, selon les derniers chiffres.

Les Irakiens constituent le groupe le plus important (20 144), suivis par les Syriens (16 710).

Les deux-tiers des 6 612 « étrangers » sont des mineurs de moins de 17 ans, selon l’administration du camp.

De nombreux Européens ont été transférés à Roj, un camp plus petit et mieux entretenu situé près de la frontière turque et abritant aujourd’hui 2 500 personnes, dont plus de 2 140 étrangers.

Des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) se déployant devant la prison de Ghwayran, dans la ville de Hasakeh, au nord-est de la Syrie, le 26 janvier 2022. (Crédit : AFP)

Supervision kurde, financement américain 

Les forces de sécurité kurdes et les FDS gardent le camp d’al-Hol, tandis qu’une administration civile kurde est chargée de sa supervision.

Des dizaines d’agences onusiennes et ONG internationales et locales fournissent des services de santé, d’eau, d’assainissement, d’éducation et de protection.

Mais la gestion du camp est assurée par le groupe américain Blumont, principalement financé par le Département d’État américain. Le Quai d’Orsay subventionne également une partie de l’aide humanitaire et l’amélioration des infrastructures.

Le camp est divisé en deux sections. Les Syriens et les Irakiens vivent dans le camp principal, tandis que les étrangers sont détenus dans « l’annexe » sous haute sécurité, isolée du camp principal.

Les responsables du camp affirment que de nombreux étrangers n’ont pas révélé leur nationalité ou en ont donné une fausse.

Dans le camp principal, où vivent quelque 3 000 hommes, de nombreux mariages sont conclus avec des mineures, y compris des filles âgées d’à peine 13 ans, selon les travailleurs humanitaires.

Ceux-ci ne sont pas enregistrés, pas plus que leurs enfants, l’administration kurde ne reconnaissant pas les mariages d’enfants.

Beaucoup d’hommes prennent une seconde épouse. Ces mariages ne sont pas non plus reconnus. En conséquence, le camp « regorge d’enfants non enregistrés », a déclaré un travailleur humanitaire.

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