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Al-Jadaan : Ryad pourrait investir en Iran « très rapidement » malgré les sanctions

L'Iran est soumis depuis de nombreuses années à des sanctions internationales, notamment américaines, visant des secteurs clés, notamment le pétrole

Le ministre saoudien des Finances Mohammed al-Jadaan, participe au Sommet du développement économique et social à Beyrouth au Liban, le 20 janvier 2019. (AP Photo/Bilal Hussein)
Le ministre saoudien des Finances Mohammed al-Jadaan, participe au Sommet du développement économique et social à Beyrouth au Liban, le 20 janvier 2019. (AP Photo/Bilal Hussein)

L’Arabie saoudite pourrait commencer à investir en Iran « très rapidement » après le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays, a indiqué mercredi le ministre saoudien des Finances, malgré les sanctions internationales imposées à la République islamique.

« Si l’on s’en tient aux principes de ce qui a été convenu, cela pourrait arriver très rapidement », a déclaré Mohammed Al-Jadaan en réponse à une question sur le retour des investissements bilatéraux après l’accord annoncé vendredi entre les deux puissances rivales au Moyen-Orient, lors d’une conférence sur le secteur financier à Ryad.

Conclu sous l’égide de la Chine, cet accord prévoit la réouverture des ambassades saoudienne et iranienne d’ici deux mois, après sept ans de rupture, et la relance des accords de sécurité et de coopération économique bilatérale.

Les deux pays riches en pétrole, qui soutiennent des camps opposés dans plusieurs conflits régionaux, ont rompu leurs relations en 2016 après l’attaque de missions diplomatiques saoudiennes par des manifestants dans la République islamique, à la suite de l’exécution par Ryad d’un célèbre religieux chiite.

L’Iran est soumis depuis de nombreuses années à des sanctions internationales, notamment américaines, visant des secteurs clés, notamment le pétrole.

L’Arabie saoudite, alliée de longue date de Washington, a soutenu les sanctions américaines contre Téhéran.

« Je ne vois aucun problème qui pourrait empêcher une normalisation des relations dans le domaine des investissements (…) tant que nous nous en tenons à l’accord, c’est-à-dire que nous respectons les droits souverains et que nous ne nous ingérons pas dans d’autres affaires », a estimé Mohammed Al-Jadaan, en soulignant les « nombreuses opportunités en Iran ».

Des manifestants iraniens dans les rues de la capitale de Téhéran lors d’une manifestation pour Mahsa Amini, quelques jours après sa mort en garde à vue, sur une photo obtenue par l’AFP hors d’Iran le 21 septembre 2022. (Crédit : AFP)

La pression sur l’économie et la monnaie iranienne s’est accrue ces derniers mois avec les sanctions imposées par les pays occidentaux en réponse aux manifestations déclenchées par la mort en détention de Mahsa Amini le 16 septembre dernier, mais aussi à l’aide militaire qu’ils accusent l’Iran de fournir à la Russie dans la guerre en Ukraine.

Depuis la sortie des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018, Téhéran est également confronté à une série de sanctions qui limitent l’accès aux devises étrangères.

Les négociations engagées avec les grandes puissances pour limiter les activités nucléaires de l’Iran en échange d’une levée des sanctions internationales sont actuellement au point mort.

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