Amazon propose la livraison gratuite aux Palestiniens après une plainte de l’AP
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Amazon propose la livraison gratuite aux Palestiniens après une plainte de l’AP

Les clients cisjordaniens n'auront plus à indiquer leur adresse comme étant en Israël pour bénéficier de la promotion déjà accordée aux habitants d'implantations juives

Des colis d'Amazon Prime posés dans un camion de livraison. (AP Photo/Lynne Sladky)
Des colis d'Amazon Prime posés dans un camion de livraison. (AP Photo/Lynne Sladky)

Mercredi, Amazon a fait savoir qu’il proposerait des livraisons gratuites pour certaines commandes passées par des Palestiniens de Cisjordanie, comme l’entreprise le fait pour Israël. Amazon avait fait l’objet de nombreuses critiques pour avoir proposé ce service aux implantations israéliennes, mais pas aux populations arabes de la zone.

Le mois dernier, le ministre de l’Économie de l’Autorité palestinienne a envoyé une lettre de réclamation au géant de la distribution sur sa politique de livraison, après que le Financial Times a rapporté qu’Amazon offrait la livraison aux implantations israéliennes en Cisjordanie pour les commandes supérieures à 49 dollars, mais pas aux Palestiniens qui indiquaient leur adresse comme étant dans les territoires palestiniens.

L’article expliquait que les Palestiniens qui indiquaient leur adresse comme étant en Israël bénéficiaient bien de la livraison gratuite.

Un porte-parole d’Amazon a indiqué au Financial Times mercredi : « De nombreux défis techniques, légaux et logistiques nous ont empêchés de proposer notre offre de livraison gratuite à nos clients des territoires palestiniens. Nous avons travaillé pour trouver une solution à certains de ces défis et nous proposons maintenant un cette exemption de frais de livraison à tous nos clients en Cisjordanie ».

L’offre de livraison gratuite en Israël pour les commandes supérieures à 49 dollars a été lancée en novembre et est toujours valide.

L’Autorité palestinienne a également appelé Amazon à mettre un terme à ses livraisons vers les implantations puisqu’elles sont « illégales selon le droit international ». Le ministre de l’Économie de l’AP Khaled Osaily a déclaré au Financial Times que si son gouvernement se félicitait des nouvelles politiques de livraison pour les Palestiniens, « ce n’est pas suffisant, parce qu’ils doivent mettre un terme à leur activité avec les implantations [dans leur ensemble] ».

Alors que la plupart de la communauté internationale considère que les implantations sont illégales, Israël, et plus récemment les États-Unis, ont contesté ce statut.

Environ 464 000 Israéliens vivent en Cisjordanie dans des implantations, selon le ministère de l’Intérieur.

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