Ambassade US : le chef d’Al-Qaïda appelle au jihad contre les États-Unis
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Ambassade US : le chef d’Al-Qaïda appelle au jihad contre les États-Unis

Dans une vidéo intitulée "Tel Aviv est aussi une terre des musulmans", Ayman al-Zawahiri taxe l'AP de "vendeurs de Palestine" et appelle ses adeptes à prendre les armes

Ayman al-Zawahiri, leader d'Al-Qaida (Crédit : SITE Intelligence Group/ AFP)
Ayman al-Zawahiri, leader d'Al-Qaida (Crédit : SITE Intelligence Group/ AFP)

WASHINGTON – Le chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a appelé dimanche au jihad contre les Etats-Unis, affirmant que la décision de Washington d’installer son ambassade à Jérusalem était la preuve que les négociations et « l’apaisement » n’ont pas servi aux Palestiniens.

Dans une vidéo de cinq minutes intitulée « Tel Aviv est aussi une terre des musulmans », le médecin égyptien qui a pris la tête d’Al-Qaïda après la mort en 2011 de son fondateur Oussama Ben Laden, a qualifié l’Autorité palestinienne de « vendeurs de la Palestine » et exhorté ses adeptes à prendre les armes.

Le président américain Donald Trump « a été clair et explicite et a dévoilé le vrai visage de la Croisade moderne (…). L’apaisement ne fonctionne pas avec lui, mais seule la résistance (…) par la voie du Jihad », a-t-il dit selon une transcription fournie par SITE Intelligence Group, agence spécialisée dans la surveillance des sites internet islamistes.

Selon lui, les pays islamiques ont échoué à agir dans l’intérêt des musulmans en intégrant les Nations unies, institution qui reconnaît Israël, et en se soumettant aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU plutôt qu’à la charia (loi islamique).

Des dizaines de milliers d’Israéliens ont marché dimanche à Jérusalem, dans un climat de fierté nationale à la veille de l’ouverture sous très haute tension de l’ambassade des Etats-Unis et à l’aube d’une semaine de protestation palestinienne potentiellement explosive.

Lundi, les Etats-Unis inaugureront en grande pompe leur ambassade à Jérusalem, coïncidant avec le 70e anniversaire de la création d’Israël en 1948. Mardi, les Palestiniens commémorent la « Nakba », la « catastrophe » qu’a représentée pour eux la proclamation d’Israël, mais ont appelé à des manifestations
et à des affrontements lundi.

Les Palestiniens ont préparé leurs propres marches pour lundi, pour protester contre le transfert de l’ambassade, notamment une émeute de masse à la frontière avec Gaza. La « Marche du retour » reçoit le soutien du Hamas, groupe terroriste qui cherche à détruire Israël.

Au cours de ces émeutes, les Palestiniens lancent des cocktails Molotov et des pierres en direction des soldats israéliens, brûlent des pneus au niveau de la barrière de sécurité ou tentent de la démolir avec des chaînes. De plus, les émeutiers lancent des cerfs-volants inflammables pour causer des incendies en Israël.

Des hauts-responsables américains ont toutefois assuré qu’un processus de paix serait toujours possible, en dépit des réticences émanant du monde arabe.

« Le processus de paix n’est certainement pas mort », a déclaré le secrétaire d’Etat Mike Pompeo lors d’un entretien à la chaîne Fox. « Nous y travaillons dur », a-t-il assuré. « Nous espérons pouvoir trouver une issue favorable là-bas aussi », a ajouté Pompeo, dont les deux premières semaines depuis son entrée en fonction ont été largement consacrées à la mise au point d’un sommet entre Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo durant une conférence de presse conjointe avec le ministre des Affaires étrangères sud-coréen Kang Kyung-wha au Département d’État à Washington DC, le 11 mai 2018. (Crédit : AFP/Mandel Ngan)

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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