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Antisémitisme : Enquête fédérale sur l’Université G. Washington

Selon une organisation pro-Israël, l’enquête établira si elle n’a pas tenu compte des plaintes d’étudiants pour des propos antisémites et la venue d’un conférencier antisioniste

Image non datée du campus de l’Université George Washington à Washington, DC. (Capture d’écran : YouTube)
Image non datée du campus de l’Université George Washington à Washington, DC. (Capture d’écran : YouTube)

JTA – Un peu plus d’une semaine après avoir constesté les accusations d’antisémitisme à l’encontre de l’un de ses professeurs, l’Université George Washington va faire l’objet d’une enquête fédérale sur la question.

Le Bureau des droits civils du ministère de l’Éducation des États Unis va enquêter sur la base d’une plainte fédérale pour discrimination déposée contre l’université par l’organisation pro-israélienne StandWithUs, a fait savoir l’organisation.

L’université n’aurait pas réagi comme elle aurait dû aux signalements faits par des étudiants envers ce professeur, qui enseigne la psychologie, faisant état de propos antisémites en classe et de l’intervention d’un conférencier aux opinions antisionistes.

L’ouverture d’une enquête ne signifie pas nécessairement que le ministère estime la plainte fondée, mais les militants pro-israéliens y voient déjà une victoire.

Neuf jours plus tôt, l’enquête interne à l’université, menée par un tiers, avait conclu que les accusations d’antisémitisme étaient infondées.

Cette enquête, menée à l’instigation de StandWithUs à grands renforts d’entretiens avec les étudiants et d’écoute d’enregistrements, n’avait pas permis de corroborer les plaintes des étudiants.

Elle avait par ailleurs conclu que la définition de l’antisémitisme de l’organisation StandWithUs « pourrait enfreindre les principes de la liberté d’expression et de la liberté académique ».

Selon StandWithUs, l’université n’aurait pas réagi d’une manière appropriée lorsque des étudiants israéliens ont déclaré que leur professeure, Lara Sheehi, leur avait tenu des propos dédaigneux, disant notamment à l’un d’eux : « Ce n’est pas de votre faute si vous êtes né en Israël. »

Les étudiants ont également déclaré que leur professeure avait invité un conférencier aux opinions ouvertement antisionistes, et qu’elle n’avait pas voulu admettre qu’ils aient été visés par la conférence.

Sheehi a catégoriquement nié ces accusations et accusé l’université d’être « de mèche » avec StandWithUs.

L’enquête menée par une tierce personne à la demande de l’université n’a pas permis de confirmer si elle avait effectivement tenu les propos qui lui sont reprochés.

Elle a constaté que Sheehi avait « à plusieurs reprises admis le ressenti des étudiants ».

L’enquête fédérale ne vise qu’à déterminer si l’université a répondu de façon appropriée aux plaintes de ses étudiants.

L’affaire, très clivante, fait couler beaucoup d’encre dans le monde de l’enseignement supérieur.

Sheehi a obtenu le soutien d’organisations universitaires, y compris de l’Association des études du Moyen-Orient.

D’autres organisations juives ont signalé l’existence de comportements antisémites sur le campus George Washington au cours des deux dernières années, et notamment de graffitis aux abords du campus Hillel et du saccage d’une copie de la Torah dans une fraternité juive.

StandWithUs estime que l’enquête fédérale est une forme de réfutation des conclusions de l’enquête universitaire.

À l’instar d’autres organisations pro-israéliennes qui ont déposé des plaintes, l’organisation a demandé au ministère de l’Éducation de définir explicitement le discours antisioniste comme une forme d’antisémitisme.

« Les administrateurs de l’université ont l’obligation de réagir de manière appropriée lorsque les étudiants signalent de telles inconduites présumées », a déclaré Roz Rothstein, PDG de StandWithUs, dans un communiqué, ajoutant que le service des droits civils du ministère de l’Éducation « avait reconnu la nécessité d’enquêter sur ces accusations de manière approfondie et impartiale ».

Le ministère de l’Éducation joue un rôle plus actif dans le règlement des différends sur les campus, en matière de présomptions d’antisémitisme, depuis que Donald Trump a accru ses compétences en matière de droits civils en 2019, en vertu du titre VI de la loi sur les droits civils, qui interdit les comportements discriminatoires dans les programmes ou institutions financés par le gouvernement fédéral, telles que les universités publiques.

Plus tôt cette semaine, ce service a conclu sur une affaire semblable, vis-à-vis de l’Université du Vermont, estimant que les administrateurs n’avaient pas réagi de manière appropriée aux signalements d’antisémitisme sur le campus, incluant des propos antisionistes de la part d’étudiants et d’assistants d’enseignement.

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