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Arabie saoudite : Pas de normalisation avec Israël sans État palestinien

Selon le porte-parole de l'ambassade saoudienne à Washington, la position de Ryad "est claire et constante" depuis longtemps, notant que l'offre de paix de 2002 tient toujours

Fahad Nazer, porte-parole de l'ambassade d'Arabie saoudite à Washington, s'adressant à Arab News dans une interview diffusée le 13 juin 2023. (Crédit : Capture d'écran YouTube ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)
Fahad Nazer, porte-parole de l'ambassade d'Arabie saoudite à Washington, s'adressant à Arab News dans une interview diffusée le 13 juin 2023. (Crédit : Capture d'écran YouTube ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)

L’ambassade saoudienne à Washington a réaffirmé que le royaume ne normalisera pas ses relations avec Israël tant qu’un État palestinien n’aura pas été créé, alors que les États-Unis redoublent d’efforts pour négocier un accord de paix entre Jérusalem et Ryad.

« La position de l’Arabie saoudite sur le conflit israélo-palestinien est claire et constante depuis de nombreuses années », a déclaré le porte-parole Fahad Nazer à Arab News dans une interview diffusée dimanche.

Nazer a évoqué l’Initiative de paix arabe soutenue par l’Arabie saoudite et présentée pour la première fois en 2002, qui promet à Israël des liens diplomatiques complets avec 57 États arabes et musulmans une fois qu’un accord aura été conclu avec les Palestiniens. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait précédemment déclaré que la proposition comportait des « éléments positifs », mais s’est abstenu de l’approuver.

« Cette offre reste réellement sur la table », avait-il ajouté.

Nazer n’a pas fait d’autres commentaires sur Israël au cours de l’entretien, qui portait essentiellement sur les relations américano-saoudiennes et sur le récent rapprochement entre son pays et l’Iran, initié par la Chine.

« Concernant l’Iran en particulier, nous disons depuis de nombreuses années, qu’il est évidemment notre voisin. Il a un grand potentiel. Sa population est majoritairement jeune. Ils ont une histoire et une culture remarquables », a-t-il déclaré, tout en soulignant la persistance de points de friction tels que le programme nucléaire de Téhéran.

Les commentaires du porte-parole sont intervenus quelques jours après que le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal bin Farhan, a souligné de la même manière que la normalisation dépendait d’une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien. Les liens diplomatiques entre Israël et l’Arabie saoudite apporteraient des avantages significatifs à la région, a déclaré bin Farhan, mais ils seraient limités en l’absence d’un État palestinien.

« Je pense que nous devrions continuer à nous concentrer sur la recherche d’une voie vers une solution à deux États, sur la recherche d’une voie pour donner aux Palestiniens la dignité et la justice. Je pense que les États-Unis partagent ce point de vue et estiment qu’il est important de poursuivre ces efforts », a-t-il déclaré la semaine dernière après avoir rencontré le secrétaire d’État américain Antony Blinken à Ryad.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken, à gauche, serrant la main du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, lors d’une conférence de presse conjointe, à l’hôtel Intercontinental de Ryad, en Arabie saoudite, le 8 juin 2023. (Crédit : Ahmed Yosri/Pool Photo via AP)

Cette réponse, de la part d’un responsable saoudien, était pour le moins prévisible. Ryad a longtemps déclaré publiquement qu’il ne normaliserait pas ses relations avec Jérusalem avant la création d’un État palestinien sur les lignes d’avant 1967, même s’ils ont fait preuve de plus de souplesse à huis clos. Toutefois, le fait que bin Farhan admette que la normalisation des liens avec Israël offrirait des « avantages significatifs » semble se démarquer des commentaires précédents.

L’Arabie saoudite s’est montrée disposée à envisager l’idée, mais demande plusieurs concessions importantes de la part des États-Unis. Outre la coopération sur le programme nucléaire civil, qui serait probablement une source d’appréhension à la fois pour les États-Unis et pour Israël, Ryad attend également des garanties économiques et de sécurité de la part de l’administration Biden, ont déclaré au Times of Israel un haut fonctionnaire américain et un diplomate spécialisé dans le Moyen-Orient.

En outre, l’Arabie saoudite attendra une concession significative envers les Palestiniens afin de consolider tout accord de normalisation, ont déclaré les fonctionnaires.

Netanyahu a déclaré la semaine dernière que la normalisation entre Israël et l’Arabie saoudite constituerait « un bond en avant » et « changerait l’histoire », soulignant qu’un accord potentiel était l’un de ses principaux objectifs politiques.

S’exprimant sur Sky News, le Premier ministre a déclaré qu’il ne pouvait pas garantir qu’un accord serait conclu, car « cela dépend des Saoudiens », mais qu’il « l’espérait assurément ».

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