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Netanyahu: la normalisation saoudienne, « un bond en avant qui changerait l’histoire »

Le Premier ministre a déclaré sur Sky News qu'Israël "fera ce qu'il faut" pour lutter contre le programme nucléaire iranien et qu'il tente de trouver un consensus sur la réforme

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'adressant à Sky News, le 9 juin 2023. (Crédit : Capture d'écran vidéo ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'adressant à Sky News, le 9 juin 2023. (Crédit : Capture d'écran vidéo ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dans une interview diffusée vendredi qu’un accord de normalisation avec l’Arabie saoudite constituerait « un bond en avant » et « changerait le cours de l’Histoire » s’il pouvait être conclu, tout en affirmant qu’un tel accord était l’un de ses principaux objectifs politiques de son dernier mandat.

S’exprimant sur Sky News, le Premier ministre a déclaré qu’il ne pouvait pas garantir qu’un accord serait conclu, car « cela dépend des Saoudiens », mais qu’il « l’espérait assurément ».

« L’Arabie saoudite est le pays arabe le plus influent, non seulement dans le monde arabe, mais aussi, je pense, dans le monde musulman. Cela donnerait un coup de fouet à la possibilité de mettre fin au conflit israélo-arabe, et je pense que cela nous aiderait également à résoudre le conflit israélo-palestinien », a déclaré Netanyahu.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a déclaré jeudi que la normalisation des relations entre Ryad et Israël apporterait des avantages significatifs à la région, mais qu’en l’absence d’une solution à deux États au conflit israélo-palestinien, ces avantages seraient limités.

Les autorités saoudiennes ont longtemps affirmé publiquement qu’elles ne normaliseraient pas leurs relations avec Israël avant la création d’un État palestinien sur les lignes d’avant 1967, même si elles se sont montrées plus souples à huis clos.

L’administration Biden a récemment intensifié ses efforts pour négocier un accord de normalisation entre les deux pays.

L’Arabie saoudite s’est montrée disposée à envisager l’idée, mais demande plusieurs concessions importantes de la part des États-Unis. Outre la coopération sur le programme nucléaire civil, qui serait probablement une source d’appréhension à la fois pour les États-Unis et pour Israël, Ryad attend également des garanties économiques et de sécurité de la part de l’administration Biden, ont déclaré au Times of Israel un haut fonctionnaire américain et un diplomate spécialisé dans le Moyen-Orient.

En outre, l’Arabie saoudite attendra une concession significative envers les Palestiniens afin de consolider tout accord de normalisation, ont déclaré les fonctionnaires.

En ce qui concerne le programme nucléaire iranien, le Premier ministre a réitéré sa position : « Israël ne sera lié par aucun accord avec l’Iran et fera tout pour se défendre ».

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, s’exprimant lors d’une cérémonie commémorant l’anniversaire de la mort du fondateur de la révolution, l’ayatollah Khomeini, dans son mausolée situé à l’extérieur de Téhéran, en Iran, le 4 juin 2023. (Crédit : Bureau du guide suprême iranien via AP)

Ces dernières semaines, des informations faisant état de progrès potentiels entre Téhéran et Washington sur un nouvel accord nucléaire visant à limiter les activités nucléaires de l’Iran se sont multipliées. Israël, qui se méfie de ce type d’accords, suit avec inquiétude.

Jeudi, la Maison Blanche a démenti les informations selon lesquelles un accord provisoire était proche, les qualifiant de « fausses et trompeuses ».

« Je ne pense pas que la diplomatie en soi puisse fonctionner. Je pense que la diplomatie ne peut fonctionner que si elle est associée à une menace militaire crédible ou à la volonté d’appliquer l’option militaire si la capacité de dissuasion échoue », a déclaré Netanyahu.

« L’Iran s’est ouvertement engagé à détruire, à reproduire la Shoah et à décimer les six ou sept millions de Juifs d’Israël, et nous n’allons pas rester les bras croisés et les laisser faire », a-t-il ajouté.

Le journaliste a demandé à Netanyahu s’il était d’accord avec les commentaires controversés de son nouveau conseiller médias, Gilad Zwick, qui a notamment déclaré que le président américain Joe Biden était en train de « détruire l’Amérique ».

« Non, et il a lui-même déclaré qu’il s’agissait d’opinions qu’il avait en tant que journaliste privé et qu’il avait changé d’avis depuis, sinon il ne travaillerait pas pour moi », a-t-il répondu.

« Je pense que Joe Biden est un grand ami d’Israël, il est le président des États-Unis d’Amérique et nous travaillons avec lui comme nous avons travaillé avec d’autres présidents. Nous avons confiance dans les choix que fait l’Amérique. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le vice-président américain Joe Biden avant une réunion organisée en marge du Forum économique de Davos, en Suisse, le 21 janvier 2016. (Crédit : AP Photo/Michel Euler)

Six mois après son entrée en fonction, Netanyahu n’a toujours pas reçu d’invitation à se rendre à la Maison Blanche, vraisemblablement en raison des tensions avec Washington sur les efforts radicaux de son gouvernement visant à limiter le pouvoir des tribunaux et à conférer une plus grande autorité aux coalitions gouvernementales, qui sèment la discorde.

Le processus législatif sur la réforme du système judiciaire a été temporairement suspendu à la fin du mois de mars. Depuis lors, la coalition et l’opposition tentent de négocier un compromis à la suite des protestations publiques intenses de ceux qui pensent qu’elle détruira la démocratie israélienne.

« Il me semble que nous nous trouvons dans une situation où une majorité assez large affirme que nous devons réformer notre système judiciaire, mais la question est de savoir dans quelle mesure et à quel rythme. C’est une question sur laquelle j’ai décidé d’essayer d’obtenir un consensus », a-t-il déclaré à Sky News.

« Je ne suis pas sûr que nous y parviendrons. Nous devons trouver un juste milieu, ce qui sera très difficile car le système est extrêmement politisé et souvent déformé. »

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