Israël en guerre - Jour 286

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Au cours de son procès, un terroriste présumé interroge la fille de ses victimes

Wasim a-Sayed, 34 ans, est accusé d'avoir assassiné un couple en 2019 et un travailleur étranger en 2022 ; il s'était querellé avec son avocat qui ne voulait plus le représenter

Wasim a-Sayed à la Cour de district de Jérusalem, le 31 mai 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Wasim a-Sayed à la Cour de district de Jérusalem, le 31 mai 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un Palestinien accusé d’avoir assassiné un couple de personnes âgées à Jérusalem et un ressortissant étranger dans une série d’attaques terroristes commises dans la ville sainte s’est querellé avec son avocat, qui a ensuite demandé à ne plus le représenter.

Le juge officiant à la Cour de district de Jérusalem a rejeté, mercredi, cette demande soumise par l’avocat, confirmant que ce dernier continuerait à assurer la défense de Wasim a-Sayed. Toutefois, ce conflit entre les deux hommes a donné lieu à une situation absurde, lorsque le tueur présumé s’est retrouvé à interroger les membres de la famille du couple assassiné qui étaient venus à la barre.

Séparé du reste de la salle d’audience par une cloison, A-Sayed s’est adressé directement à la fille de Yehuda et de Tamar Kaduri. La famille avait demandé à ne pas apercevoir son visage, a noté la chaîne Kan.

S’exprimant en anglais, il a posé à la fille des victimes et à son mari des questions techniques sur les photos qui avaient été prises dans l’appartement du couple Kaduri.

L’homme avait été mis en examen en avril 2022 pour les trois meurtres, ainsi que pour deux tentatives d’homicide sur une période de trois ans.

Selon l’acte de mise en examen qui a été soumis à la Cour, al-Sayed, âgé de 34 ans et originaire de Hébron, en Cisjordanie, avait rejoint le groupe terroriste Salafia Jihadia en 2011 et il avait prêté allégeance à l’État islamique en 2014.

Après sa libération d’une prison israélienne, au mois de janvier 2019, il avait décidé, semble-t-il, de commettre des attentats contre des Juifs à Jérusalem.

Peu après, selon les responsables de la police, il avait mortellement poignardé le coupe Kaduri dans son appartement du quartier Armon Hanatziv dans la capitale – une affaire que les enquêteurs avaient mis des années à élucider.

Tamar Kaduri, à gauche, avec son mari Yehuda, retrouvés morts à leur domicile d’Armon HaNatziv, le 13 janvier 2019. (Autorisation)

Les investigations avaient également permis de découvrir qu’a-Sayed était à l’origine d’une tentative de meurtre sur une adolescente, Hadar Bezalel, qui avait eu lieu quelques jours avant le double homicide.

L’acte d’inculpation précise qu’a-Sayed avait été arrêté et placé en détention administrative, sans procès, pendant environ deux ans suite à ces crimes en raison de ses liens avec l’État islamique – même s’il n’était pas, à ce moment-là, soupçonné des meurtres.

Il avait ensuite été relâché en mars 2022 et, quelques jours après, il avait commis son troisième homicide après être entré illégalement en Israël, se rendant encore une fois dans le quartier Armon Hanatziv pour trouver une nouvelle victime.

Il était finalement entré, par hasard, dans un immeuble résidentiel et il avait pénétré dans l’habitation de deux travailleurs étrangers qui n’avaient pas fermé la porte. Croyant qu’il s’agissait de Juifs, il les avait poignardés dans leur sommeil. Ivan Tarnovski avait été tué et son colocataire avait été grièvement blessé.

A-Sayed avait été arrêté quelques heures plus tard alors qu’il tentait de franchir la clôture de sécurité aux abords de Jérusalem pour retourner en Cisjordanie. Le couteau qu’il portait sur lui et ses antécédents de détention administrative avaient justifié son transfert pour interrogatoire aux services du Shin Bet.

Au moment de l’arrestation d’a-Sayed, la police ignorait qu’il était responsable des meurtres.

« J’avais décidé que j’allais tuer des Juifs mais je n’en avais parlé à personne. C’est quelque chose qui devait rester entre mon Dieu et moi. J’avais décidé que je devais suivre le chemin de l’État islamique. J’ai recherché des victimes juives. Je voulais tuer un homme ou une femme mais pas des enfants », avait dit a-Sayed aux enquêteurs, des propos rendus publics par la Treizième chaîne.

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